Étiquette : Culture

  • Groupes religieux: Quand les églises se transforment en lieux de discorde

    Groupes religieux: Quand les églises se transforment en lieux de discorde

    Les tensions se multiplient au sein des différentes communautés de foi. Dans plusieurs églises béninoises, la prière commune cache parfois une sombre réalité. Plusieurs fidèles se livrent à des commérages, brisant ainsi l’harmonie des groupes.

    Moqueries, médisance, critiques, rumeurs, des fidèles s’en donnent à cœur joie. Les groupes de prière donnent parfois lieu à des tensions de toutes sortes. Un tel phénomène est aux antipodes de l’objectif principal de ces communautés, qui est de rassembler les frères d’une même identité religieuse. Pour Anasthasia Houndakenou, jeune fidèle du groupe des lecteurs, un groupe de prière, << c’est comme une famille >>, un espace où l’on apprend à se connaître soi-même et à connaître les autres. Pourtant, des comportements déviants remettent parfois en question cette noble vocation. En effet, certains fidèles qui s’écartent des normes établies par ces groups, représentent la cible de plusieurs critiques. Dès lors, le retard, les absences aux rencontres importantes et aux répétitions et même le port de tenues inappropriées expose les fautifs à des médisances. Les critiques prennent ainsi le dessus sur la communication et les reproches bienveillants.

    Les raisons d’un tel phénomène sont multiples. On note en premier lieu, la jalousie envers un autre membre du groupe. Ainsi, la soliste de la chorale, le meilleur lecteur ou encore un membre haut gradé devient une proie facile pour les commères. Charlotte Mondé, choriste, avoue avoir dû faire face à l’animosité des autres membres de la chorale, lorsqu’elle voulait intégrer ce groupe plus jeune en raison des rivalités profondes. À cela s’ajoute le manque de communication et les rivalités au sein de la communauté. En outre, les querelles internes non résolues ne font qu’ exacerber les ragots.

    Les commérages à l’intérieur des fraternités entraînent de lourdes conséquences. Au plan individuel, le fidèle critiqué est blessé dans son amour propre. Les propos malveillants tenus à son égard le discréditent aux yeux de ses responsables et des autres membres du cercle de prière. Les ragots affectent également l’harmonie du groupe qui se retrouve divisé. << On n’arrive plus à se comprendre, ça devient très difficile à gérer >>, se désole la jeune lectrice Anasthasia Houndakenou. De plus, le climat de tensions en décourage plus d’un. << Certains fidèles ont envie de délaisser le  groupe >>,  rapporte-t-elle. Celui ou celle qui se livre à la médisance s’écarte de la prescription divine : << Ne jugez point et vous ne serez point jugés >> (Luc 6:37). Au delà de ces maux, les commérages conduisent à l’exclusion sociale de la personne critiquée. Elle devient la risée de son groupe religieux et est au cœur de leurs discussions.

    La médisance dans les groupes religieux est un mal auquel il est possible de remédier. D’entrée de jeu, la communication entre les fidèles s’impose comme le premier moyen palliatif.   Dans ce genre de situation, le rôle des leaders et autorités religieuses devient capital. Les fidèles peuvent, en effet, soumettre leurs préoccupations aux responsables de groupes.  Par ailleurs, des sanctions doivent être appliquées aux fauteurs de troubles en vue de décourager toute médisance. L’accent doit être mis sur l’importance de l’unité et de la solidarité entre les membres d’une communauté religieuse lors des récollections et campagnes de sensibilisation.

    Les commérages au sein des groupes religieux prouvent qu’aucun milieu n’est exempt de jugement extérieur. Ils portent atteinte à la concorde entre fidèles et ternissent l’image des groupes de prière, censés promouvoir l’amour du prochain. Il revient à chaque fidèle et responsable religieux de bannir ce vice en vue de préserver la paix.

     Immaculée ASSOGBA (Stag)

  •  Promotion de la culture et du patrimoine béninois: Sourou Gauthier Dah-Gbèmènou en tournée dans les Antilles

    Le fondateur de la structure culturelle Problack Univers, Sourou Gauthier Dah-Gbèmènou démarre, mardi 12 mai 2026, une tournée de communication axée autour du patrimoine et de la culture dans les Antilles. La Guadeloupe, la Martinique et la ville de St Martin sont les territoires choisis par l’expert pour s’entretenir avec ses hôtes sur des sujets d’importance capitale. Entre autres thématiques qu’il compte aborder :   »Culture de la conscience noire »,  »Pragmatisme économique »,  » Opportunité disponible aujourd’hui et à venir »,  »échange avec les membres de la communauté ». Cette tournée, qui prendra fin le 1er juin 2026, s’inscrit dans le cadre de la mise sur orbite des valeurs de la race noire.

     

    Teddy G.

  • Hommage à la mémoire de Richmir Totah: Pianiste, opérateur culturel, bâtisseur du Bénin artistique

    (Les acteurs culturels le regrettent)

    « On renvoie le partage de son expérience de vie à plus tard, et lorsqu’on se surprend, parfois c’est déjà trop tard. »

    Il y a quelques mois à peine, par l’entremise de mon cher tonton et ami Gaston Eguedji, j’avais obtenu le contact de Richmir Totah. Mon projet était simple, et il me semblait urgent : aider les grands noms de la culture béninoise à consigner leur vie, leurs combats, leur philosophie pour la postérité. Tonton Gaston m’avait encouragé, citant en exemple Koffi Gahou, Marie Madeleine Eliane Chagas, Castella Ayilo, autant de parcours déjà mis en mots grâce à ce travail biographique que je m’efforce de mener avec soin.

    Lorsque je contactai Tonton Richmir, sa réponse fut immédiate. Sans hésitation, sans protocole superflu, il me donna rendez-vous dès le lendemain, à la Place de l’Amazone, en plein cœur du mois de spectacle « Chante et danse avec l’Amazone » dont il assurait la direction artistique. C’était lui tout entier : un homme d’action, de terrain, qui ne laissait jamais attendre ce qui pouvait être fait aujourd’hui.

    Je le vois encore. Nous discutons joyeusement sous la chaleur du soir de Cotonou ; je lui montre quelques spécimens de mes réalisations biographiques. Il écoute, réfléchit, sourit. Un homme de cette envergure, et pourtant si accessible. Au beau milieu de notre échange, « Bio » du duo emblématique « Bio et Cossi » s’arrête pour saluer le monument que j’avais en face de moi — ce mot, monument, n’est pas de la flatterie ; c’est ce que tout le monde voyait en lui.

    Sa femme, Rachelle Agbossou — chorégraphe émérite et fondatrice du Centre Walô — était alors en tournée hors du pays. Elle n’avait pas cessé de l’appeler pour prendre de ses nouvelles. Et lui, entre deux sonneries, avait parlé de mon projet avec un enthousiasme communicatif. Nous avions convenu d’un second rendez-vous pour peaufiner les contours de la biographie.

    Ce rendez-vous n’eut jamais lieu.

    L’homme qu’il était

    Richmir Totah surnommé « Richmir le miraculé » était bien plus qu’un nom dans un programme de festival. Pianiste de formation, il avait été initié très tôt par son père, maître de chorale, et avait forgé son amour de la scène au sein de l’orchestre mythique des Sphinx, au CEG Gbégamey. Même lorsqu’il s’envola pour la Russie où il décrocha un diplôme d’ingénieur agronome à Astrakhan, la musique ne le quitta jamais.

    De retour au Bénin, il embrassa pleinement sa vocation culturelle. Il fonda La Rich’Art, agence d’événementiel, de production et de promotion artistique. Il devint le manager et chef d’orchestre de la légende vivante Danialou Sagbohan, ainsi qu’un compagnon de route de Nel Oliver. Homme de structure autant que d’inspiration, il coordonna dès septembre 2000 le projet « Vendredi des artistes », initiative du ministre Gaston Zossou pour tisser un dialogue permanent entre créateurs et administration.

    À la tête de la Fédération des Associations d’Artistes du Bénin (FAABEN), il porta des chantiers structurants : le « milliard culturel », la commission nationale de lutte contre la piraterie, le statut de l’artiste. En 2015, il pilota la première édition du Festival International de Musique du Bénin (FIMUB), biennale inspirée du MASA d’Abidjan, entièrement financée par le Fonds d’aide à la culture. En 2020, en pleine pandémie, c’est encore lui qui assura la direction artistique de la chanson collective « Bénin Riposte #Covid ». Depuis 2014, il représentait également le Bénin pour les All African Music Awards (@AFRIMA).

    Il rêvait de faire du @Centre Walô un pôle de référence pour la chorégraphie africaine. Ce rêve aussi s’est tu avec lui.

    Le silence qui tue

    Après notre rencontre à la Place de l’Amazone, j’avais relancé, encore et encore. Le silence, progressivement, s’est installé. Sous nos cieux, la mémoire pèse peu. Chacun se croit immortel comme aime à se surnommer Stévy Wallace, repoussant toujours à demain ce travail de transmission qui, seul, défie vraiment la mort.

    Richmir Totah combattait la maladie depuis des années. Il avait été hospitalisé une première fois en 2016 au CNHU de Cotonou. Il se battit avec la même énergie farouche qu’il avait mise dans tout le reste. Mais le 3 mai 2026, le soldat a rendu les armes.

    Aujourd’hui, les témoignages pleuvent. Les hommages sont beaux, sincères, touchants. Ils disent ce que cet homme représentait. Mais il ne les entendra pas. Et c’est là que le deuil redouble de douleur : toutes ces paroles qu’on aurait pu lui dire de son vivant, tous ces souvenirs qu’il aurait pu lui-même coucher sur le papier pour ses enfants, pour les jeunes artistes béninois, pour l’histoire sont perdus à jamais.

    Une vie sans trace est une vie deux fois perdue

    Les grands artistes internationaux écrivent leurs mémoires. Ils savent que leur parole vaut de l’or, non pour eux seuls, mais pour tous ceux qui viendront après. Pourquoi pas nous ? Pourquoi nos bâtisseurs culturels africains ceux qui ont tenu le flambeau souvent sans reconnaissance, souvent sans ressources devraient-ils partir sans laisser la moindre empreinte écrite ?

    Qui se souvient encore des grandes figures artistiques disparues avant l’heure ? Combien de noms essentiels ont glissé dans l’oubli faute d’une page écrite, d’un témoignage enregistré ?

    Je tire aujourd’hui la sonnette d’alarme, avec toute la force de ce deuil qui m’étreint. Aux grandes figures encore debout du monde culturel béninois et de tous les autres domaines, je dis ceci : votre vie est un patrimoine. Votre parcours, vos difficultés, vos réussites, votre philosophie appartiennent à tous. C’est pour moi un honneur de participer à écrire pour beaucoup. Mais sans votre collaboration, sans votre oui, sans votre confiance, rien n’est possible.

    Quoi qu’il en coûte, faites-le. Faites-le maintenant.

    Car demain, c’est parfois déjà trop tard.

    Gérard AMOUZOUVI, écrivain-biographe, responsable des Editions Weziza Officiel, Kokou Claude Balogoun Sèdjro Giovanni Houansou, Olatoundji Humbert Boko, Eusèbe Dossou, Degbo Stanislas, Ministère Des Affaires Etrangères et de la Coopération du Bénin, En mémoire de Richmir Totah, soldat de la culture béninoise, parti le 3 mai 2026

  • Littérature béninoise: Colince Yann enrichit les rayons des bibliothèques d’un nouveau né

    Littérature béninoise: Colince Yann enrichit les rayons des bibliothèques d’un nouveau né

    Le mardi 12 mai 2026, au siège de l’Agence de développement des arts et de la culture (Adac), le journaliste écrivain Yann Colince Mbianda alias  »Colince Yann le sorbonnard » a présenté à la presse l’un des bouquins de la longue série qu’il prépare. intitulé  »La bataille de Ouidah-plage » ce récit fait partie d’une famille de plusieurs textes. Le projet qui les porte est denommé  »Adama et Eva au Benin ».

    <<  »Adama et Eva au Bénin » raconte l’histoire de deux journalistes occidentaux qui quittent la muséale pour venir couvrir un évènement culturel au Bénin, les Vodun Days. Mais dans leur aventure, les choses se sont passées de sorte qu’ils se retrouvent dans l’obligation d’y rester pour couvrir tous les autres événements culturels>> mentionne l’auteur pour situer un peu l’encrage de son projet avant de faire savoir que derrière celui-ci l’idée qui se cache est de montrer comment on peut exploiter la littérature pour faire connaître la destination Bénin. Ainsi pour donner le ton, c’est ce premier bouquin intitulé  »La Bataille de Ouidah-plage » qui vient ouvrir le rideau de la série de sept livres. Un ouvrage qui n’est pas resté seulement dans un récit simplifié des faits de Vodun Days mais expose d’autres prétextes et contours pour intéresser le lecteur.

    Teddy GANDIGBE

  • Festival Asha Yoruba Bénin 2026: Atchadé Adéyèmi intègre un sommet stratégique sur l’IA

    Festival Asha Yoruba Bénin 2026: Atchadé Adéyèmi intègre un sommet stratégique sur l’IA

    Le promoteur culturel béninois Atchadé Adéyèmi a annoncé l’intégration d’un Sommet Stratégique sur l’Intelligence Artificielle et la découvrabilité du cinéma africain comme innovation majeure de la 4ème édition du Festival Asha Yoruba du Bénin, renforçant ainsi l’ambition du festival de devenir une plateforme moderne dédiée au cinéma africain, aux langues indigènes et aux nouvelles technologies créatives.

    Prévu du 20 au 25 juillet 2026 à Parakou, le Festival Asha Yoruba du Bénin mettra cette année un accent particulier sur l’impact de l’intelligence artificielle dans la production, la distribution et la visibilité des œuvres africaines.

    Selon Atchadé Adéyèmi, cette initiative répond à l’évolution rapide de l’industrie audiovisuelle mondiale, où les algorithmes et les plateformes numériques jouent désormais un rôle déterminant dans le succès des films.

    « Aujourd’hui, réaliser un bon film ne suffit plus. Il faut aussi comprendre les systèmes numériques qui déterminent la visibilité des œuvres africaines sur les plateformes internationales », a-t-il déclaré.

    Il explique que ce sommet vise à préparer les jeunes créateurs africains à affronter les défis du cinéma moderne tout en protégeant les identités culturelles et linguistiques africaines.

    Le Sommet IA du Festival Asha Yoruba s’intégrera pleinement au programme officiel du festival aux côtés des projections de films, des rencontres professionnelles, des formations, des spectacles culturels et des cérémonies de récompenses.

    Parmi les grandes activités prévues figurent :

    Une conférence stratégique sur la découvrabilité des films africains à l’ère des algorithmes ;

    Des ateliers pratiques sur l’intelligence artificielle, portant sur :l’optimisation des métadonnées,le marketing digital des films,la création de bandes-annonces assistée par IA, et les nouvelles stratégies de monétisation numérique ;

    Un panel de réflexion africaine réunissant réalisateurs, producteurs, techniciens, spécialistes du numérique et acteurs culturels autour des enjeux de souveraineté culturelle africaine dans l’économie numérique mondiale ;

    Un laboratoire d’innovation créative, destiné à explorer les opportunités offertes par l’IA pour la préservation et la promotion des langues africaines dans le cinéma.

    Le festival entend également attirer l’attention sur plusieurs défis majeurs auxquels fait face le cinéma africain, notamment :

    le manque de visibilité des films en langues locales, les biais algorithmiques des plateformes internationales, et la domination des contenus standardisés dans l’écosystème numérique mondial.

    À travers cette initiative, Atchadé Adéyèmi ambitionne de positionner Parakou comme un nouveau carrefour africain de réflexion sur le futur du cinéma, de la culture et de la technologie.

    La 4ème édition du Festival Asha Yoruba du Bénin s’annonce ainsi comme une édition tournée vers l’innovation, la transmission culturelle et l’avenir du cinéma africain dans l’ère numérique.

    MMa

  • Fespaco 2026: L’appel à inscription au Mica est lancé

    La 23e édition du Marché International du Cinéma et de l’Audiovisuel Africains (MICA) se tiendra du 28 février au 05 mars 2027 à Ouagadougou. Maillon essentiel du FESPACO PRO, le MICA met en relation les professionnels de toute la chaîne de valeur du cinéma et de l’audiovisuel : plateformes de diffusion, producteurs, festivals, écoles, programmateurs et distributeurs.

    Véritable espace d’échanges et d’opportunités, il vise à dynamiser les collaborations selon les nouveaux modèles économiques du secteur. Le MICA 2027 proposera notamment des stands promotionnels, l’inscription au catalogue officiel, des projections à la carte ainsi que des rencontres B to B entre acteurs.

    TG

  •  Célébration en différé de la journée de la danse: La villa Karo va vibrer au rythme local avec les tambours sacrés

     Célébration en différé de la journée de la danse: La villa Karo va vibrer au rythme local avec les tambours sacrés

    Le 6 juin 2026 de l’autre côté de Grand-Popo, précisément à la villa Karo avec les Élites du Bénin, les rythmes locaux feront parler d’eux. La danse sera célébrée dans un grand format avec la compagnie  »Les Tambours sacrés  ».  L’évènement s’inscrit dans le cadre d’une initiative de la villa Karo dénommée  »Karo en scène », une initiative qui permet à cet espace d’accueillir sur ses installations une variété d’artistes pour égayer le public de Grand-Popo.

     

    TG

  • En prélude à la grande soirée de  »La Nuit des Hôtesses et Hôtes »’: Les acteurs plongés dans une séance d’incubation

    En prélude à la grande soirée de  »La Nuit des Hôtesses et Hôtes »’: Les acteurs plongés dans une séance d’incubation

    L’agence  »2 L’or Event » joint l’utile à l’agréable. En prélude à la grande nuit des Hôtesses et Hôtes » qu’il prépare activement. Stan 2 L’or et son équipe ont voulu renforcer les capacités des acteurs qui interviennent dans ce domaine. Pour y parvenir, des experts en la matière sont invités pour partager leur expérience et suggérer des orientations pour une carrière durable. « La vision de cette master class, c’est aussi former les hôtesses. Il convient bien de les outiller davantage, histoire de leur permettre de maîtriser les stratégies contribuant au bon exercice de ce métier et d’éviter les travers, précise Stanislas Dossou, l’initiateur de l’évènement.  Pour le compte de cette 13ᵉ édition de la Nuit des Hôtes et Hôtesses, ils ont été rassemblés, dimanche 10 mai 2026, à l’espace O à Fidjrossè pour profiter d’un moment important et enrichissant de partage d’expériences avec 4 figures de proue du monde de l’entrepreneuriat et de l’événementiel.

    « Ils viendront partager leurs expériences, leurs conseils et leur savoir-faire avec les hôtes et hôtesses afin de les rendre davantage aguerris et performants sur le terrain ». Pour le Dr Arsène Yaovi : « Nous avons les meilleures hôtesses ! ». Le rendez-vous est donc pris pour le 16 mai 2026 à l’espace O pour la célébration de l’excellence, du glamour et du chic avec les Hôtes et Hôtesses du Bénin.

    Teddy GANDIGBE

  • Promotion de la cinématographie béninoise: Gangan Prod passe à l’offensive à Sèmè Kpodji avec les écrans

    Sous l’œil vigilant de l’ANSSP et de l’UNICEF, l’imposante logistique de Gangan Production a investi l’EPP Èkpè Kanhonou. Entre l’administration immédiate de doses salvatrices et le choc visuel des projections de films, la tournée de plaidoyer pour la vaccination de routine a marqué les esprits, transformant la pluie torrentielle en un baptême de détermination.

    Malgré les intempéries, la commune de Sèmè-Kpodji a accueilli avec ferveur le lancement de cette campagne itinérante. Entre plaidoyer stratégique et pédagogie par l’image, cette offensive marque un tournant décisif pour la protection de l’enfance béninoise.

     Un triptyque opérationnel au service de la vie

    Le succès de cette campagne repose sur une architecture savamment pensée : convaincre, agir, puis instruire. Chaque étape de cette itinérance est le maillon d’une chaîne de survie. Tout commence par le plaidoyer politique pour rallier les leaders d’opinion. Une fois les barrières levées, place à l’action clinique. Enfin, la journée se clôture par la pédagogie audiovisuelle, où l’image devient l’outil ultime de sensibilisation.

    L’escale victorieuse de l’EPP Èkpè Kanhonou : Le pouvoir de l’image

    Après les échanges formels, l’armada de la santé a déployé ses quartiers à l’École Primaire Publique (EPP) de Èkpè Kanhonou. Sous le regard des sages de la localité, la théorie a laissé place à la pratique : une vingtaine d’enfants ont reçu leurs doses protectrices.

    C’est à la tombée de la nuit que l’impact de Gangan Production a atteint son paroxysme. L’écran géant s’est illuminé pour diffuser les courts métrages « Séjour à la Maternité » et « Enfant vacciné, enfant protégé ». Entre deux spots incitant à dormir sous moustiquaire imprégnée ou à respecter le calendrier vaccinal, ces films ont littéralement captivé l’attention des parents, venus en nombre malgré l’humidité ambiante.

    Ces œuvres, véritables miroirs des réalités familiales, ont mis en lumière le contraste saisissant entre la sécurité d’un foyer prévoyant et le spectre tragique des séquelles liées au refus de la vaccination.

    Un signal fort pour la nation

    Cette première journée à Sèmè-Kpodji est le symbole d’une synergie réussie entre l’expertise institutionnelle et l’adhésion communautaire. En bravant les éléments pour protéger leur progéniture, les populations et leurs élus envoient un message clair : la santé de l’enfant béninois est une priorité absolue.

    La tournée se poursuit, portée par cette certitude que chaque geste vaccinal posé aujourd’hui est une promesse de développement pour le Bénin de demain.

    Patrick H.Y. (Coll.)

  • Espace Culturel Le Centre: L’artiste nigérian Midegbeyan Ojisua initie les enfants à la peinture

    Espace Culturel Le Centre: L’artiste nigérian Midegbeyan Ojisua initie les enfants à la peinture

    En résidence de créations à l’Espace Culturel Le Centre, dans le cadre d’un vernissage collectif avec le béninois Leonel Zadji, prévu le 15 mai 2026, l’artiste nigérian Midegbeyan Ojisua a animé, samedi 09 mai 2026, un atelier Jeune public en peinture. Les enfants âgés de 6 à 15 ans se sont exercés à imiter l’artiste en dessinant des fruits.

    Ils ont le choix entre ananas, banane, pastèque, orange. Ces fruits ont été disposés devant les enfants pour stimuler leur créativité. Mais avant de se prêter à l’exercice de dessin, ils ont vu faire un maître en la matière. L’artiste nigérian Midegbeyan Ojisua a donné le premier coup de crayon en faisant une représentation exacte des fruits qu’il a colorés. Le top ainsi donné, les enfants ont laissé libre cours à leur imagination et à l’agilité de leurs doigts. A l’arrivée, le résultat a impressionné Midegbeyan Ojisua. Il a détecté certains talents, des enfants qui ont fait quelque chose de merveilleux. Il y en a même qui peignaient d’une façon tellement intéressante que lui, à leur âge, il n’aurait pas pu le faire, a-t-il laissé entendre. S’agissant du choix des fruits, l’artiste Midegbeyan Ojisua explique que les couleurs sont assez évidentes. « Par exemple, les pastèques sont totalement vertes, et quand vous les coupez, vous voyez une partie rouge, la même chose avec l’orange. Donc c’est plutôt pour qu’ils puissent reconnaître les couleurs. C’est une forme d’identification pour les enfants, pour qu’ils puissent identifier l’un des fruits de l’autre. Les enfants n’ont pas besoin de réfléchir avant de trouver ces couleurs-là ». A ses dires, le but de l’activité, c’est de susciter la créativité des enfants déjà à leur bas âge. « Les enfants étaient en contact avec les fruits, et ça leur a permis d’être libres, émotionnellement parlant, de pouvoir utiliser leur plein potentiel au niveau de leur créativité » a-t-il laissé entendre.

    Directeur de l’Espace Culturel Le Centre, Berthold Hinkati trouve une différence entre le 1er atelier jeune public avec l’autre artiste en résidence, Leonel Zadji, et celui de Midegbeyan Ojisua. « Avec Leonel Zadji, c’était la peinture sur verre. Et c’est la première fois que les enfants pratiquent cette technique. Cet après-midi, c’est de la peinture, mais ils ont commencé par le dessin. Ils en sont habitués. Donc naturellement, ça a coulé de source » a souligné Berthold Hinkati. A ses dires, les objectifs sont atteints. « Les enfants ont suivi religieusement le déroulement de l’atelier. Et à la fin, on voit l’engouement, on voit la joie. Toujours après les ateliers, ils ont envie de vite aller à la maison et de montrer le résultat aux parents. On l’a encore senti cet après-midi » a poursuivi le Directeur de l’Espace Culturel Le Centre.

    Amoussou Ella se prononce

    Elève en classe de 5e, Amoussou Ella fait partie des enfants. Elle affirme avoir appris à dessiner les fruits banane, orange, ananas et pastèque.  « Après cet atelier, j’ai le sentiment de joie. C’est la deuxième fois que je fais la peinture. Avant, on avait fait sur les verres, mais aujourd’hui on fait sur les cartons. Cela me donne envie de devenir peintre » a-t-elle laissé entendre.

    Bertrand HOUANHO