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  • Après le vote du Code électoral : La Mouvance resserre les liens, l’Opposition se cherche

    Après le vote du Code électoral : La Mouvance resserre les liens, l’Opposition se cherche

    Après plusieurs bruits de couloirs et ronchonnements dans le rang de l’Opposition et de la société civile, le nouveau Code électoral a été adopté et promulgué avec des dispositions plus corsées et rébarbatives. Pendant que la Mouvance se prépare à toute éventualité qui pourrait résulter de cette loi électorale, l’Opposition continue de s’apitoyer sur son sort.

    Le Bénin dispose d’un nouveau Code électoral. Proposé par la majorité parlementaire en guise de modification et de complément à celui de 2019, il a été adopté le 5 mars malgré le non de l’Opposition, pour être promulgué dix jours plus tard par le chef de l’État. Teintée de contestations, de frustrations et de brouhaha, cette nouvelle loi en vigueur a essuyé et continue d’essuyer, à l’instar de ce qu’elle a enduré devant la Cour constitutionnelle, un dédain digne  du nom. Et pour cause, elle prévoit que désormais pour les élections législatives, seuls seront éligibles à la répartition des sièges les partis qui ont réuni au moins 20% des suffrages valablement exprimés dans chacune des 24 circonscriptions électorales. Quant à la présidentielle, le nombre de parrainages nécessaires pour la validité des candidats est monté de 5%. Car, chaque duo doit recueillir le soutien d’au moins 15% des députés et maires, issus d’au moins trois cinquièmes des circonscriptions électorales.

    Subtilement, la même loi évoque désormais un accord de gouvernance préalable pour se partager les sièges lors des législatives, au cas où les 20% des suffrages valablement exprimés dans chacune des 24 circonscriptions électorales par les partis politiques ne sont pas obtenus. Pour pallier toute les velléités et incidences que cela pourrait avoir sur la Mouvance, cette dernière a déjà commencé par prendre les choses au sérieux.  Sous le leadership de Patrice Talon, les formations politiques de cette mouvance auront bientôt un cadre de concertation afin de mieux se cohabiter. Histoire d’appréhender les prochaines joutes électorales sans chicanes ni guéguerre. Quand on sait que cela devra forcément aboutir sur ce fameux accord de gouvernance, il est évident que les hommes au pouvoir s’organisent déjà.

     Au même moment, c’est encore le bavardage au sein de l’Opposition. Alors que c’est elle qui accuse ses vis-à-vis de lui tendre un piège voire l’exclure pour les élections générales de 2026 à travers cette loi, rien n’est pour l’instant fait de son côté, pour mieux prendre la mesure des choses. Au contraire ! Les discours sans contenance continuent de pleuvoir de son côté.  Si le parti Les Démocrates demande la relecture du code, la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) de son côté cherche des coupables. Pour l’heure, chacun fait son show dans le rang de l’Opposition sans prendre en compte que les autres évoluent. Si les critiques et contestations n’ont jamais fait fléchir le pouvoir en place dans sa dynamique de réformes que lui seul comprend parfois, ne pas aller à l’essentiel est refuser d’accepter les réalités actuelles. Si cette même nonchalance a plusieurs fois fait du tort à l’Opposition lors des élections précédentes, 2026 pourrait ne pas être une exception. Désormais que les dés sont lancés, accepter et commencer par évoluer avec, paraît pour ces hommes et femmes de l’opposition le fil d’Ariane idoine. Le contraire serait illusion.

    J.G

  • Interdiction d’autodétermination politique dans la mouvance : Talon en campagne pour l’Opposition

    Interdiction d’autodétermination politique dans la mouvance : Talon en campagne pour l’Opposition

    En lâchant au cours d’un entretien télévisé que les partis de sa majorité devraient attendre six mois avant 2026 pour se prononcer sur sa succession, Patrice Talon savait que l’opposition déjà en campagne vingt-quatre heures sur vingt-quatre n’est nullement concernée par ce timing.

    Ayant fait l’expérience des pré-campagnes et campagnes de 2015-2016 et 2020-2021, il sait mieux que quiconque qu’un candidat sérieux à sa succession n’attendra jamais la dernière minute pour se faire découvrir par le corps électoral. Les velléités de candidature que le chef de l’Etat étouffe avec la plus grande fermeté dans son entourage prouvent bien qu’il est seul à savoir son plan pour 2026. Et l’obligation de passer par les partis politiques semble être un faux prétexte.

    Le piège du pouvoir semble se refermer sur le président Patrice Talon. On le dirait même sur les traces de Macky Sall. Sur quoi compte-t-il en effet pour croire à ce point en la capacité des partis de sa majorité à disposer d’un potentiel suffisant pour induire la victoire qu’il espère aux élections générales de 2026, quand on sait que l’Upr a mordu la poussière notamment à Cotonou sous la houlette de son président Joseph Djogbénou face à la liste Ld et que le Br, deuxième plus grand parti de la mouvance, a fait jeu égal avec ce parti d’opposition en enlevant 28 sièges comme lui ? Les réformes politiques ont-elles finalement réussi à résoudre tous les péchés que le diagnostic du système partisan avait décelés sous l’ancienne charte des partis politiques ? Si on peut répondre par l’affirmative pour l’extension de leur envergure nationale, tant au niveau de la majorité présidentielle qu’à celui de l’opposition, à en juger les résultats obtenus aux législatives par les trois formations représentées à l’Assemblée nationale, la réponse serait plutôt négative pour la promotion de la démocratie interne des partis tout comme pour la forte emprise des leaders charismatiques et bailleurs de fonds sur lesdits partis.

    Car, si aujourd’hui on peut observer que ni Djogbénou, ni Bio Tchané ne financent respectivement l’Upr et le Br mais en sont devenus des serviteurs servis, il n’en demeure pas moins que sans en être un membre déclaré, le chef de l’Etat en tient les ficelles et le fonctionnement interne d’une main si forte, que rien n’y adviendra qui ne soit à son goût.

    Pour ceux qui ont été ses fidèles collaborateurs, soutiens et hommes de main depuis 2016, l’enjeu de 2026 est de réussir sinon à survivre au départ de Patrice Talon du pouvoir, tout au moins à compter et se protéger contre une déferlante broyeuse. Malheureusement, l’homme fort de la Marina n’en donne le droit à aucun, si ce n’est leur indiquer que tout se fera dans le cadre des partis politiques. Ce qui fait bien applaudir ceux qui en ont la gouvernance actuelle par procuration. Or, on se souvient que lorsque l’Upr a publié en 2022 la liste de ses membres dirigeants en faisant figurer les noms de certains ministres du Gouvernement, c’est avec véhémence et force publicité que deux d’entre eux ont décliné ce cadeau qui leur semblait empoisonné.

    Les ministres Wadagni et Hounkpatin pour ne pas les citer. Suivant quelle modalité les partis de la majorité désigneront-ils leurs candidats aux élections générales de 2026 en particulier à la présidentielle, si ce n’est par les mêmes procédés déjà connus et usités ? S’il ne reste à Olivier Boko et Johannes Dagnon en compagnie de leurs soutiens respectifs que la seule issue de rejoindre des partis de la majorité présidentielle autres que l’Upr et le Br, la dernière rencontre du chef de l’Etat avec les leaders de Moele-Bénin et de Rn, Jacques Ayadji et Claudine Prudencio ne visait-elle pas à obtenir d’eux l’engagement de ne pas faire de leurs partis, des pistes d’atterrissage de ses collaborateurs déchus de leur droit à s’autodéterminer politiquement ? Dans tous les cas, l’opposition devrait bien se frotter les mains en voyant le chef de l’Etat bientôt président sortant, déployer le plus clair de ses énergies politiques contre ceux-là mêmes qui ont travaillé depuis 2016 à produire le bilan sur lequel il espère encore être porté en triomphe.

    Angéla IDOSSOU

  • Modification du Code électoral : Les Démocrates et l’opposition proposent des innovations  (La mouvance appelée à saisir la balle au bond)

    Modification du Code électoral : Les Démocrates et l’opposition proposent des innovations (La mouvance appelée à saisir la balle au bond)

    Le parti Les Démocrates a animé ce mercredi 21 février 2024 à son siège à Cotonou, une sortie médiatique relative à la modification du Code électoral demandée par la Cour constitutionnelle. Le parti par l’occasion a présenté les grandes lignes des amendements qu’il propose avec d’autres partis de l’opposition et invite la mouvance parlementaire à les prendre en compte, pour une transparence dans les processus électoraux.

    La révision du Code électoral bientôt une réalité ? En attendant le vote au Parlement qui déterminera ce fait, la minorité parlementaire ne perd pas le temps. Face aux professionnels des médias, des responsables du parti ont levé un coin de voile sur ce qu’ils proposent, comme amendements. Ceci, après avoir déposé ces propositions au Parlement sous forme d’une loi. Ainsi, pour le Président du Groupe parlementaire Les Démocrates, le Code électoral en vigueur n’est pas gage de paix ni de transparence, pour avoir déjà causé, dit-il, morts, prisonniers, exclusions et exilés lors des élections de 2019, 2021 et de 2024. Des problèmes majeurs, explique Nouréni Atchadé, que leur proposition devra régler.

    Modification de la composition de la Cena

    En entrant dans le vif du sujet, le député estime qu’ils ont proposé que la composition de la Cena soit modifiée. Car cette composition ne permet pas, laisse-t-il entendre, la transparence dans l’organisation des élections.  Pour preuve, il évoque le cas des législatives de 2023 où des documents électoraux étaient jugés obsolètes par cette Commission en charge des élections. Si dans les arrondissements, l’organisation des élections est confiée à une seule personne qu’est le Coordonnateur d’arrondissement, le parti juge un flou à ce niveau. En ce sens que les fiches de dépouillement peuvent, à l’entendre, être tripatouillées.  De ce fait, le parti propose une commission d’arrondissement avec les représentants des organes en charge des élections et des partis politiques. Et, c’est à la commission d’arrondissement de faire la compilation des résultats.

    Comité ad hoc pour l’extraction de la Liste électorale

     En ce qui concerne l’élaboration de la Liste électorale, tout se fait, dit-il, dans des conditions peu reluisantes. Si dans tous les pays, la Liste électorale est actualisée chaque année, apprend le député, le parti propose désormais que 160 jours avant les élections, qu’il soit mis en place un comité électoral spécial chargé de l’extraction de la Liste électorale entre autres, deux représentants de l’opposition parlementaire, un technicien désigné par le Président de la République, un du Chef de file de l’opposition…

    Suppression du quitus fiscal et du certificat de nationalité

    « Sur l’inclusivité des élections, nous avons remarqué que le quitus fiscal est l’élément fondamental d’exclusion des candidats et des partis politiques. Puisque l’acteur politique manipule l’administration pour faire ça. Nous sommes le seul pays au monde où le quitus fait recaler les candidats. Même au Sénégal, c’est sorti du dispositif. Là, c’est même une déclaration sur l’honneur qui est exigée. Au niveau des pièces qui composent la déclaration de candidatures, nous avons proposé la suppression des pièces comme le quitus fiscal,  le certificat de nationalité. Puisque l’acte de naissance sécurisé ou la carte Cedeao suffit largement pour remplacer ce certificat de nationalité en plus du casier  judiciaire. Du moment où vous ne pouvez pas prendre l’acte de naissance du Bénin si vous n’êtes pas béninois.

    Remplacement des candidats en difficulté

     Article 41; nous avons mis un alinéa important. Si un dossier d’un candidat est mal monté, toute la liste tombe. Nous avons estimé que cette disposition n’est pas correcte. Dans tous les pays, un parti peut remplacer un candidat en trois jours s’il est en difficulté. C’est une mesure d’exclusion », a-t-il évoqué.

    Cautions revues…

    Sur la question de la caution électorale. C’était à 250 millions pour la présidentielle. Mais pour le match amical, juge Nouréni Atchadé faisant allusion à la présidentielle, ils ont ramené ça à 50 millions. Il en déduit que le Bénin est le pays le plus cher en matière de caution présidentielle au monde. « Alors que nous faisons partie des pays les plus pauvres », s’est il alarmé. Quant à la caution des élections législatives, le parti a proposé la réduction à 1% au lieu de 5%.

    Pour l’attribution des sièges

    Sur la question de l’attribution des sièges, le parti propose qu’il faut revenir à 5% au lieu de 10 pour permettre aux formations politiques de plus se représenter sur l’échiquier national. « À Porto-Novo, le parti qui n’a pas 10% dirige la mairie. Nous pensons qu’il faut chercher les 5% au niveau des communes pour les communales au lieu du plan national », a-t-il indiqué.

    Les élus de 2023 pour parrainer

    Pour l’égalité à travers les dates des élections, souhaitée par la Cour constitutionnelle, Nouréni Atchadé dit avoir entendu qu’il faut les élus de 2026 pour parrainer les candidats. Car martèle-t-il, les gens veulent ramener la situation de 2021 où c’est eux seuls qui parrainent. « Quand nous suivons les arguments de la Cour constitutionnelle et notre conviction personnelle, par esprit de patriotisme et d’égalité, nous avons dit que ça soit les maires actuels qui parrainent le prochain Président de la République. Quelle légitimité a un député qui pourrait avoir un contentieux électoral et parraine contrairement à un ancien ? Qui prend les actes après l’élection présidentielle jusqu’à l’installation du nouveau Président ? Pourquoi veut-on donc exclure les actuels députés du parrainage ? Nous pensons que c’est des actes d’exclusion », a-t-il déclaré.

    Imprescriptibilité des fraudes électorales

    En ce qui concerne le refus de délivrance de procès verbal par un agent de bureau de vote, le parti propose de le désigner par une infraction au code électoral. « Toute infraction du genre et de fraude électorale devrait devenir imprescriptible. Puisque les gens ont fraudé et rien ne s’est passé. C’est pour décourager les auteurs », a-t-il insisté. À Guy Mitokpè, Secrétaire à la Communication du parti d’indiquer pour finir que cette proposition est également celle des autres formations politiques de l’opposition ayant participé à l’atelier y afférent.

    J.G

  • Bénin/Révision de la Constitution : Impossible consensus ! Oseront-ils l’option référendaire ?

    Bénin/Révision de la Constitution : Impossible consensus ! Oseront-ils l’option référendaire ?

    Plus aucun doute, le parti d’Opposition Les Démocrates est contre toute révision de la Loi fondamentale du Bénin. En concertation avec d’autres forces politiques de l’Opposition, ce lundi 29 janvier 2024, le parti de Boni Yayi a, dans un communiqué sanctionnant les travaux, réitéré son opposition à toute révision de la Constitution.

     

    Quand on sait que ce parti compte 28 députés au Parlement, et qu’il faudra au moins que 7 de ses députés votent pour faire passer la proposition de révision déposée par le député du Bloc républicain, Assan Séibou, on est en droit de dire, que c’est plutôt mal barré. Sauf cataclisme, la proposition de révision de la Constitution, déjà affectée à la Commision des lois, n’a aucune chance d’aboutir. Dès lors, on peut à juste titre dire que la voix parlementaire choisie par le député de la mouvance pour faire passer sa proposition de révision se révèle déjà ne pas être la panacée.

    Dès lors, la seule option qui reste, si tant est que la Mouvance au pouvoir tient à réviser la Constitution, c’est le référendum. Mais oseront-ils aller jusque-là ? Le cas échéant, une telle initiative sera perçue comme un entêtement à réviser coûte que coûte la Constiturtion, à deux ans de la fin du mandat de Patrice Talon. Ce qui va davantage renforcer les suspicions. « s’ils y tiennent si tant, c’est parce qu’on nous cache quelque chose », pourraient alors dire les Béninois. Ce qui va davantage militer en faveur d’une capamgne pour un NON large, sans équivoque. L’horizon est donc sombre pour toute initiative de révision de la Constitution.

    Il est temps que la Mouvance au pouvoir en prenne conscience, que cette proposition de loi soit rangée et que le débat ne soit plus centré sur la probabilité ou non de réviser la Constitution. D’ailleurs, Patrice Talon, en 2016, avait dit que toute révision de la Constitution en fin de mandat crée des suspicions. Alors, qu’il demande à ses soutiens au Parlement de mettre fin à ce débat et que si révision il doit avoir, qu’on laisse le président qui sera élu en 2026 d’en juger de l’opportunité.

    M.M

  • Conférence publique des Jeunes de la Mouvance Présidentielle :  La dynamique suit son cours malgré les frustrés dans les rangs (Le management expert du Chef de l’Etat sollicité…)

    Conférence publique des Jeunes de la Mouvance Présidentielle : La dynamique suit son cours malgré les frustrés dans les rangs (Le management expert du Chef de l’Etat sollicité…)

    Ils sont une frange de jeunes outillés pour la cause politique qui se sont réunis au sein du rassemblement dénommé les Jeunes de la Mouvance Présidentielle, ‘’JMP’’. Leur rôle, jouer aux sentinelles derrière les réalisations du gouvernement en place et donc des actions du Chef de l’Etat, le Président Patrice Talon, afin de défendre avec conviction ses acquis.

     

    Ainsi, ont-ils jugé utile d’effectuer une sortie médiatique, jeudi 18 janvier 2024 au Chant d’oiseau de Cotonou, pour dresser un bilan à mi-parcours et projeter 2026. Une première depuis que le mouvement a vu le jour. « L’idée de la prise de parole publique d’aujourd’hui a germé dans des groupes de l’Union Progressiste Le Renouveau puis s’est élargie à des jeunes de toute l’étendue du territoire national, partisans et non partisans. Mais qu’il soit clair pour nous tous, nous ne sommes pas un mouvement politique en gestation.

    Nous sommes des jeunes décidés à rompre le silence pour ne pas permettre, que profitant de nos insatisfactions d’aujourd’hui et de nos contradictions secondaires, les gens qui hier nous ont divisé, et violemment spolié nous distraient et prennent la parole en notre nom, pour tenter de s’absoudre de leur forfait d’il y a si longtemps et de tenter de nous dévier du cap en cours afin d’imposer à nouveau au pays leur méthode de gouvernance triste de mémoire. A travers cette première conférence publique, nous prouvons que la jeunesse est le cœur de la Nation et quand il ne bat pas, conduit à une euthanasie sociale. Depuis 2016, nous avons affiché et réaffirmé notre volonté d’accompagner le président de la République dans ses réformes audacieuses.

    Ce faisant, nous avons décidé de nous soumettre à la rigueur et à la discipline qu’induit la gouvernance de la Rupture, non seulement par fidélité à notre choix mais surtout parce que nous sommes convaincus de la pertinence du projet en implémentation. Un projet ambitieux qui rallume la flamme de l’espérance de la jeunesse.  Ainsi, nous Jeunes de la Mouvance Présidentielle avons accepté les exigences et les sacrifices qui en découlent. Mais malheureusement, dans la mise en œuvre de ce chantier, certains parmi nous manifestent des signes de lassitude. Leur engagement s’est effrité, pas parce que l’offre politique à laquelle nous avons adhéré a été trahie mais à cause de la non jouissance, comme de coutume au Bénin, des avantages politiques. C’est là, la principale fissure dans nos rangs que nos adversaires instrumentalisent.

    C’est pourquoi, malgré nos diverses insatisfactions ou frustrations, nous n’avons pas le droit d’oublier d’où nous sommes partis et pourquoi nous avons fait le bon combat de 2016 », mentionne Franck Béhanzin, l’un des ténors du mouvement, et son équipe. Une manière pour eux de marquer d’un point d’honneur leur détermination à soutenir et suivre, malgré tout, le Chef de l’Etat dans sa dynamique de développement jusqu’en 2026 et même au-delà dans la mesure du possible.  « C’est du fait de notre oubli que ces gens qui ont été incapables de proposer durant dix années de gouvernance des orientations claires pour le progrès de notre pays, se promènent inondent les espaces publiques et intoxiquent sous prétexte qu’ils défendent le peuple et sa jeunesse, c’est faux», s’indignent unanimement les jeunes rassemblés au sein de ce mouvement pour attirer l’attention des uns et des autres sur la dose d’imposture qui est en train d’être servie sur un plateau d’or afin de tirer sur la sonnette d’alarme pour dire attention ! Les Jeunes de la Mouvance Présidentielle exhortent donc à une union sacrée autour de la Rupture et ses acquis pour un lendemain meilleur pour la Nation béninoise.

    Teddy GANDIGBE  

  • Sortie des anciens députés de la mouvance :  Yayi sur le banc des accusés

    Sortie des anciens députés de la mouvance : Yayi sur le banc des accusés

    Plusieurs anciens députés à l’Assemblée nationale des partis Union progressiste le Renouveau (Up-R) et Br ont animé, vendredi 29 décembre 2023, une conférence de presse quant à l’actualité politique nationale. À travers un réquisitoire, ils ont dénoncé plusieurs faits qui sont pour eux des contre-vérités entretenus par le parti Les Démocrates et son président, pour disent-ils nuire au Chef de l’État.

     

     Situer le peuple béninois sur un certain nombre de faits ! C’est l’objectif visé par cette sortie médiatique de ces anciens parlementaires. À entendre Badirou Aguèmon qui l’affirme, c’est l’heure de remettre les pendules à l’heure quant à la désinformation orchestrée par le parti « Les Démocrates » et son Chef, Boni Yayi. En reconnaissant le rôle prépondérant de l’opposition dans une démocratie, il n’est pas dit-il, bien d’avoir une opposition qui bavarde beaucoup et qui entretient désinformation et calomnie. À l’écouter, le régime de Patrice Talon n’a jamais enfreint une règle de démocratie. C’est le seul, estime-t-il, qui travaille à même renforcer l’opposition à travers ses réformes dont le financement des partis politiques.

    « Nous pensons qu’il est temps d’éclairer le peuple béninois et la jeunesse qu’on tente de manipuler. Nous parlons de Boni Yayi parce qu’il a fait l’option de revenir sur la scène politique et nous allons le traiter comme tel », a-t-il réitéré. À sa suite, Boniface Yehouetomè a passé au peigne fin plusieurs secteurs où pour lui, la gouvernance actuelle du pays est nettement meilleure que celle de Boni Yayi. De ses mots, il ressort que l’argent public n’est plus utilisé en pagaille, les infrastructures poussent dans tout le pays. Peu de gens croyaient que quelque chose allait être faite, quand Patrice Talon, dit-il, cassait.

    « Les cantines scolaires permettent aux enfants démunis d’avoir de repas. Pour la production d’énergie électrique, constatons la prouesse du gouvernement. Aujourd’hui avec le Ravip, les Béninois sont à l’aise. C’est la fin des concours frauduleux. Ce n’est pas ce qui se passait où les gens réussissaient sans aller en salle. La construction des logements sociaux, l’industrialisation, l’eau potable, la lutte contre la corruption est devenue palpable depuis 2016 et ne connaît pas de tendance. Les perspectives économiques hissent le pays au sommet. Sur le plan sécuritaire, pas d’inquiétude. On peut circuler aisément. Avant, pas ça. Nul ne peut oublier les viols, les braquages et enlèvements auxquels nous faisions face. Il y a une lutte implacable contre le terrorisme et nous remercions les forces de l’ordre et de défense », se réjouit-il.

    Yayi pointé du doigt…

    En abordant d’autres dossiers, Sedami Medegan Fagla va s’intéresser à la notion de pardon dont a bénéficié Patrice Talon dans le dossier d’empoisonnement le liant à Boni Yayi. À l’écouter, Patrice Talon n’a jamais demandé pardon à Yayi Boni. Pour elle, pendant cette période trouble entre 2014 et 2016, Boni Yayi avait perdu toutes les batailles judiciaires tant qu’au Bénin jusqu’à l’international, contre Patrice Talon. Le 17 mai 2013, le juge prononce, rappelle-t-elle, un non lieu général dans le dossier. À  toutes les autres étapes, le non lieu a été confirmé, insiste l’ancienne député. De même, en France, elle soulève que la demande d’extradition de Talon a été rejetée. « Le peuple béninois mérite mieux que ces bavardages de Valentin  Djenontin », s’en est-elle pris à l’ancien Ministre, qui était revenu sur le sujet. « Au parlement, Talon a réussi à faire gagner l’opposition contre Komi Koutché et Boni Yayi. C’est après tous ces échecs que Boni Yayi a demandé une médiation auprès de Abdou Diouf. Après, Boni Yayi a encore vu Ouattara.

    Abdou Diouf s’était même plaint de l’attitude de Boni Yayi qui était de nature à jouer sur les humeurs des béninois. Qu’est-ce qui fait courir autant Boni Yayi aujourd’hui ? Qu’il suive l’exemple de Mathieu Kerekou et laisse le Président Patrice Talon travailler », a-t-elle souhaité. À Rachidi Gbadamassi de laisser entendre que si la cour du mouton est salle, il ne revient pas au cochon de le dire. Car en matière de bonne gouvernance entre Boni Yayi et Patrice Talon, c’est, estime-t-il, le jour et la nuit. « Oui, le Bénin se construit sans pause de première pierre, sans coup de pioche. Boni Yayi a dénaturé la fonction présidentielle. Ils sont choqués par la vérité. Boni Yayi est devenu tristement célèbre par la calamité de ses réalisations. Pour l’aéroport de Tourou, c’est le voleur qui crie au voleur.

    Sur 80 milliards décaissés, seuls 10 ont été investis. Où sont passés les 70 milliards ? Pour le siège l’Assemblée nationale, 24 milliards de gâchis dont Boni Yayi en est le seul auteur. La centrale électrique de Maria guetta, un autre gouffre financier. Centrale reconstruite et qui donne de l’énergie aujourd’hui grâce à Patrice Talon.   Les logements sociaux avec des chantiers abandonnés de Lokossa et de Parakou. Quand on a gouverné avec autant d’échecs, il ne reste qu’à se taire. À l’heure du bilan, on verra », a-t-il insisté.

    À Paulin Gbenou de conclure en estimant que Boni Yayi est nostalgique du pouvoir et entraîne dans son obsession, des jeunes qui ne connaissent rien de l’histoire du pays. « Pour avoir gouverné ce pays pendant 10 ans, Boni Yayi doit savoir raison garder et discipliner sa troupe », a-t-il conclu.

    M.M

  • Amnistie pour opposants en prison et en exil:  La mouvance en difficulté

    Amnistie pour opposants en prison et en exil: La mouvance en difficulté

    Quel sort sera réservé à la proposition de loi portant amnistie et/ou abandon des poursuites judiciaires au profit des personnalités politiques de l’opposition en prison ou en exil, des étudiants et autres arrêtés dans le cadre élections exclusives de 2019 et 2021 ? depuis qu’il est été annoncé que le sujet sera à l’ordre du jour lors de la session ordinaire en cours à l’Assemblée nationale, les députés de la majorité parlementaire sont sur la braise. Ils ont contre eux, l’opinion publique qui veut bien savoir quel comportement ils adopteront face à cette proposition de loi déposée par le parti d’opposition Les Démocrates. Quels arguments seront les leurs pour bloquer une telle proposition de loi qui rentre dans le cadre de l’apaisement de la tension politique née de l’exclusion de l’opposition aux législatives de 2019 et la Présidentielle de 2021 ?

     

    Si la mauvaise gestion de la filière soja a contribué au vote sanction infligé aux partis de la majorité présidentielle, notamment dans la partie septentrionale, lors des législatives de 2023, le sort de Reckya Madougou, Joël Aïvo, des étudiants, de même que le maintien en exil de certaines figures de la politique béninoise seront déterminants lors de la campagne pour les élections générales de 2026. Et ça, les députés de la mouvance le savent. Qu’iront-ils dire aux populations si la proposition de loi d’amnistie n’a pas connu un aboutissement heureux d’ici 2026 ? Que la proposition soit bloquée en Commission, ou qu’ils votent contre en plénière, ils seront les seuls comptables du pourrissement de la situation devant leurs mandants. Alors, ils cherchent des subterfuges pour préparer l’opinion à leur probable refus d’étudier en plénière la proposition de loi d’amnistie ou même voter contre. On s’attarde sur la forme, on accuse les députés Démocrates de ne pas associer en amont les députés de la majorité parlementaire, on les accuse d’adopter chaque fois des positions contraires à celles des députés de la mouvance.

    Des arguments qui, quoi qu’on dise, ne mettent pas en cause le fond du problème et qui ne peuvent justifier, un probable refus de voter l’amnistie. Les députés de l’opposition peuvent se targuer d’avoir tout fait pour obtenir la libération de Reckya Madougou et consorts. Aux députés de la mouvance, on demandera ce qu’ils ont fait en son temps ?  La seule option pour eux d’échapper aux critiques, c’est de voter la proposition d’amnistie. Ils en tireront à coup sûr, tout comme Les Démocrates, un gain politique en 2026.

     

    M.M