Étiquette : dialogue

  • Négociations Gouvernement-Centrales syndicales: Ce qu’il faut retenir selon la Csa-Bénin

    Négociations Gouvernement-Centrales syndicales: Ce qu’il faut retenir selon la Csa-Bénin

    SESSION ORDINAIRE DE LA COMMISSION NATIONALE DE CONCERTATION, DE CONSULTATION ET DE NEGOCIATIONS COLLECTIVES AU TITRE DE 2025

    COMPTE RENDU DE SEANCE

    Le  jeudi 22 mai 2025   s’est tenue la première   session ordinaire   de   la   Commission Nationale   de   Concertation,  de Consultation et   Négociation Collectives   de   l’année 2025  dans l’enceinte des Tours Administratives.

    Les principaux points  inscrits à l’ordre du jour  et retenus après amendements sont répartis comme suit :

    I- Pour le secteur privé

    1- Le  réajustement des   salaires suite au relèvement   du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG);

    2- La   formalisation de la   négociation des   conventions collectives dans les entreprises,

    3- La mise  en place d’un cadre de dialogue public-privé à l’image de beaucoup d’autres pays,

    4- La participation du   secteur privé aux audiences de l’Assemblée Nationale au moment de l’examen du projet de la loi des finances,

    5- L’implication du Secteur Privé dans la mise en œuvre des réformes avant, pendant et après,

    6-  la  relecture  de la loi   N°2023-327 du 27 Juin   2023 portant obligation d’Assurance Maladie en République du Bénin

    7- l’examen du mécanisme de calcul de l’impôt sur les traitements et salaires (ITS)

    II- Pour le Secteur public

    1- Le reversement de tous les Aspirant(e)s au Métier  d’ Enseignement ( AME) en Fonctionnaire de l’Etat ;

    2- Le déblocage de la situation des Agents Contractuels de Droits Publics de l’Etat ( ACDPE) et  Fonctionnaires de l’ État ( FE) bloqués à la catégorie B Echelle 1 Echelon 11,

    3- Le reversement  de   tous   les agents contractuels   de Droits Publics de l’Etat en fonctionnaire de l’Etat ;

    4- L’actualisation  sans  délai   de cadres organiques   et l’élaboration des plans de formation ;

    5- le retour en formation des professeurs Adjoints;

    6-Le paiement des 41 mois d’impayés aux Enseignants ACDPE ayant boycotté   l’évaluation diagnostic et   leur dédommagement après leur réintégration

    7- La valorisation de l’indemnité de logement.

    III- Questions diverses

    Après les salutations   d’usage du Président   de   la commission le Ministre d’État Abdoulaye Bio TCHANE, la parole est donnée à la Vice-Présidente la Ministre MATHYS Adidjatou pour la vérification du quorum. Le quorum étant atteint, le président a procédé à l’ouverture de la session. La  parole est ensuite  donnée  aux représentants  des Confédérations et Centrales Syndicales. A cette étape, une déclaration de protestation a été lue par le Secrétaire Général de la CSTB le Camarade KASSA MAMPO suivie de celle conjointe de la CSA-Bénin et de la COSI-Bénin lue par le 2ème Secrétaire Général Adjoint de la CSA-Bénin, le Camarade Michel ZOHONKON contre   la   remise  en cause   des   libertés syndicales en violation de la Convention 87 de l’OIT

    1- Le   réajustement des salaires suite au relèvement du   Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti ( SMIG)

    De La question de réajustement des salaires au niveau du secteur   privé   après   des   débats contradictoires mais   fructueux, le président   de   la   Commission,  le   Ministre   d’État   Abdoulaye  BIO TCHANE a instruit la Ministre du Travail et de la Fonction Publique de  mettre  en  place  un  cadre  de  concertation avec des partenaires sociaux pour des propositions adéquates.

    2-  La formalisation de la négociation des conventions collectives dans les entreprises

    Les Représentants des   Confédérations et   Centrales Syndicales se sont insurgés contre le manque de cadre juridique de gestion des   carrières (Accord   d’Etablissement   ou   Conventions Collectives)   dans   plusieurs   entreprises   privées. A   ce   sujet,  il a recommandé à la Ministre MATHYS Adidjatou de mettre en place une commission   tripartite à savoir   Gouvernement, Syndicats et Patronat afin que les Accords d’Etablissement soient une réalité dans les Entreprises Privées et de rendre compte de l’évolution lors de la deuxième journée de la session.

     3- La mise en place d’un cadre de    dialogue public privé

    Par rapport à ce sujet,  la Ministre de l’Industrie   et du Commerce est mandatée pour régler au mieux cette situation.

    4- Participation du  secteur privé aux   audiences de l’Assemblée Nationale au moment de l’examen du projet de la loi des Finances.

    Le Président de la Commission a fait comprendre que ces contraintes observées   sont inhérentes au vote   du budget. Il a recommandé aux Confédérations et Centrales Syndicales d’une part d’aller plus tôt à la recherche de la documentation et d’autre part de solliciter le PNUD pour un renforcement de leurs capacités en la matière.

    5- l’implication du Secteur Privé dans la mise en œuvre des réformes avant, pendant et après.

    A   ce   point,  le  Président  de   la   Commission, le   Ministre Abdoulaye Bio   TCHANE a reconnu la   pertinence de cette préoccupation et a promis de les associer à l’évaluation des réformes puisqu’elles sont déjà dans la phase de mise en œuvre.

    6-  la relecture du Décret N°2023-327 du 27 Juin 2023 portant obligation d’Assurance Maladie en République du Bénin

    Les Confédérations et Centrales Syndicales ont relevé une injustice dans l’Article 4 dudit Décret qui oblige les retraités du secteur privé a   souscrire eux-mêmes à  l’Assurance Maladie,  leurs conjoints et leurs enfants avec possibilité de prélèvement de la prime d’assurance sur leur pension au moment où dans l’Article 3, il est demandé à l’Etat de prendre en charge les retraités du Secteur Public. A cet effet, le dossier est reversé à la Ministre des Affaires Sociale et de la Micro-Finance pour voir comment aborder pour y remédier.

    1-7 l’examen du mécanisme de calcul de l’impôt sur les traitements et salaires (ITS)

    Les Confédérations et Centrales Syndicales ont condamné la suppression de   l’abattement de l’ITS pour nombre d’enfant   en charge par la loi des   Finances. Cette   suppression induit une diminution du salaire net des travailleurs, qui est un acquis. Elles demandent de revoir le mécanisme de calcul de l’ITS pour soulager les Employeurs et les Employés.

    L’examen du second volet de l’ordre du jour concernant le Secteur Public est reporté à la deuxième journée de la session prévue pour le Jeudi 29 Mai 2025.

    Cette première  session a connu la participation de :

    – Monsieur Aboudoulaye Bio TCHANE, Ministre d’Etat

    -Madame Adidjathou MATHYS, MTFP

    – La   CSA-BENIN   représentée   par   le   2ieme   SGA   le   camarade Michel   ZOHONKON   et   la   3ieme   SGA   la   camarade   Paulette HANGBE DJOSSA

    – La CSTB représentée par le SG Kassa MANPO et un représentant

    -La COSI représentée par le SG Codjo HINLIN et un représentant

    -Un représentant du président du CNP

    -Le président de la CONEB

    – Quelques membres du gouvernement :

    – Représentant de la PR- MEMP- MIC- MESTFP/MASM- SG/MJL- DC/ MEF CONEB CNP CSA-BENIN COSI- BENIN CSTB

    Commencée à 10 heures, la première session a pris fin à 13 heures.

    Cotonou, le 22 mai 2025

    Secrétaire de séance

    Paulette HANGBE DJOSSA

  • Dialogue social tripartite au Bénin: Des réflexions autour d’un mécanisme efficace

    Dialogue social tripartite au Bénin: Des réflexions autour d’un mécanisme efficace

    Le dialogue social est en berne au Bénin. Une situation qui inquiète les partenaires sociaux et les confédérations et centrales syndicales. Par le truchement d’un atelier initié du 23 au 25 octobre 2024 à Cotonou, avec le concours du Bureau international du travail (Bit), des réflexions ont été menées non seulement pour poser le diagnostic mais trouver le mécanisme approprié pour réactiver le dialogue social…

    Trois jours durant soit du 23 au 25 octobre dernier, des responsables des centrales et confédérations syndicales du Bénin ont été conviés à un important atelier de réflexion sur le renforcement du dialogue social au Bénin. Une initiative soutenue par le bureau international du travail (Bit). Il question, à travers la présente rencontre, d’harmoniser les connaissances et expériences en vue de réactiver le dialogue tripartite et d’affirmer le rôle des syndicats dans l’élaboration des politiques de développement, tout en créant un environnement de travail plus juste et plus inclusif. A en croire Anselme Amoussou, secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes (Csa-Bénin) et porte-parole des centrales syndicales, l’atelier se veut une réponse au dysfonctionnement du dialogue tripartite (gouvernement, employeurs, travailleurs). “Il s’agit d’un dialogue social que nous avons toujours voulu tripartite parce que pour nous, le tripartisme permet vraiment d’avoir les trois parties pour un dialogue social efficace. Mais le constat fait est que le tripartisme ne fonctionne pas comme nous le souhaitons au Bénin. Et la plupart du temps, les organisations syndicales remarquent que la partie gouvernementale ne joue pas sa partition de façon optimale. La remarque qui a alimenté cette demande du Bit est que dans bon nombre d’entreprises privées, ce qui est mis en place pour gérer les relations professionnelles semble fonctionner. On voit un type de syndicalisme, d’employeurs qui font les efforts qu’il faut pour que le dialogue social fonctionne au sein de l’entreprise… C’est comme si le bipartisme peut être un élément capable d’alimenter et corriger et améliorer le dialogue social tripartite“ a laissé entendre Anselme Amoussou. Quant à Kattia Paredes Moreno, spécialiste principale pour les activités des travailleurs au BIT, elle a insisté sur la nécessité de mettre en place des institutions qui facilitent la participation effective et efficace des acteurs dans l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques sociales et économiques ; le respect des normes internationales du travail notamment la liberté syndicale et la négociation collective ; l’existence des organisations des travailleurs fortes, représentatives, indépendantes et démocratiques. Pour y parvenir, elle estime qu’il importe de faire une analyse objective des obstacles et enjeux et d’en tirer des recommandations indispensables pour reconstruire un dialogue social fécond. Toute chose qui devrait permettre de solutionner durablement les crises récurrentes en d’une meilleure coopération sociale.

  • A l’occasion des 30 ans de la CIPD : Le Bénin abrite le 1er Dialogue mondial sur la jeunesse (1000 jeunes attendus du 1er au 05 avril)

    A l’occasion des 30 ans de la CIPD : Le Bénin abrite le 1er Dialogue mondial sur la jeunesse (1000 jeunes attendus du 1er au 05 avril)

    Organisée au Caire en 1994, la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD) a 30 ans cette année. A cette occasion, le gouvernement du Bénin et le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) organisent le Dialogue mondial sur la jeunesse. Une rencontre internationale qui réunit les jeunes de tous les pays du globe afin de mieux réfléchir sur les problématiques les concernant.

    Ils seront au moins 1000 jeunes, dont 700 du Bénin et 300 venus du monde entier, à prendre part à Cotonou, les 4 et 5 avril au 1er Dialogue mondial sur la jeunesse. Sous le thème : « La vision de la nouvelle génération (des jeunes) sur la population et le développement », le dialogue vise à célébrer les jeunes en tant que partenaires du développement, gardiens du Programme d’action de la Conférence internationale sur la Population et le Développement (CIPD) et les acteurs du changement. Ce sera l’occasion d’entendre leurs préoccupations, de célébrer leurs projets et garantir la pertinence de la CIPD pour les décennies à venir. Plusieurs activités seront au programme. Déjà le 02 avril, une foire internationale va ouvrir ses portes. Le 03 Avril, il est prévu une rencontre d’échange entre le Ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané et les jeunes sur la Vision 2060 afin de recueillir leurs aspirations et attentes. Il sera ensuite organisé un concert de musique traditionnelle pour marquer le début du Dialogue, suivi d’un marathon nocturne des jeunes dans la ville de Cotonou. Les 4 et 05 auront lieu les travaux techniques avec les jeunes étrangers que nationaux, l’organisation d’un diner de Gala, des activités de mentorat pour les jeunes, l’organisation des débats/conférences avec les jeunes. Il aura ensuite un concert de clôture.

    Pourquoi un Dialogue mondial sur la CIPD ?

    Au cours des 30 dernières années, des progrès significatifs ont été réalisés, mais les pays restent encore confrontés à des crises multiformes qui mettent en péril le Plan d’action de la CIPD et les Objectifs de développement durable. Pour redynamiser le Plan d’action de la CIPD et le centré sur les droits de l’homme et le développement durable, il est envisagé l’examen des 30 ans de sa mise en œuvre (CIPD30). Les objectifs spécifiques associés à l’examen de la CIPD30 sont : rendre hommage aux 30 ans de réalisations en présentant les meilleures pratiques et en faisant le point sur les progrès accomplis ; lutter contre la polarisation en s’attaquant à la désinformation et en s’adressant à de nouveaux partenaires et parties prenantes ; se positionner pour l’avenir en réaffirmant le rôle central du plan d’action de la CIPD dans le développement durable et en intégrant le fond de l’examen de la CIPD30 dans les préparatifs du Sommet de l’avenir sur la population.

    Avantages pour le Bénin

    Le Bénin a été identifié pour arbitrer le premier Dialogue mondial pour son engagement à l’égard des questions relatives au renforcement du capital humain des jeunes ; le soutien à la santé et aux droits sexuels et reproductifs, de même que l’engagement international du Bénin envers les questions de Population et de Développement. L’organisation de ce Dialogue est une opportunité pour le peuple béninois dans son ensemble de faire connaitre et révéler le Bénin au monde entier, intégrer davantage les jeunes au cœur des interventions du Gouvernement. Le vaste programme d’action du gouvernement 2021-2026 est conçu pour ne laisser personne de côté dans sa mise œuvre. Il s’agira de capitaliser les bonnes pratiques en cours en matière du renforcement du capital humain et les progrès significatifs réalisés par le Bénin dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action de la CIPD. De même, il permettra de capitaliser les bonnes pratiques d’ailleurs dans le cadre de la formulation de la Vision Bénin 2060.

    Pour le secteur privé béninois, l’organisation du dialogue mondial est une opportunité pour assurer la visibilité nationale et internationale des entreprises, attirer la demande vers l’offre des produits mis sur le marché ou en cours de développement, dynamiser l’image de l’entreprise auprès de la jeunesse, forte potentialité de consommateur : 2/3 de la population béninoise à moins de 35 ans ; créer de jeunes ambassadeurs pour les entreprises

     

    Qu’est-ce que la CIPD ?

    La plupart des pays ont adopté, au début des années 1990, de nouvelles perspectives de politiques démographiques en passant de l’objectif du ralentissement de la croissance démographique vers l’amélioration des conditions de vie des populations. En 1994, il a été organisé au Caire en Egypte la première Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD). Les discussions ont porté sur l’inclusion sociale, les droits de l’homme et l’importance de répondre aux besoins et de développer les capacités des populations.

    L’objectif visé par ce programme est de concrétiser un accès universel à la santé sexuelle et reproductive pour tous, en vue d’atteindre un taux de mortalité infantile de moins de 35 pour 1 000 naissances vivantes et un taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans inférieur à 45 pour 1 000 naissances vivantes, ainsi qu’une réduction de 75 % du taux de mortalité maternelle. Lors du vingt-cinquième anniversaire de la conférence du Caire (CIPD+25), les pays avaient été invités à la prise d’engagements volontaires qui s’inscrivent dans le cadre de la capitalisation des efforts internationaux destinés à réaliser le Programme d’action de la CIPD et l’Agenda 2030. A l’instar d’autres pays, le Bénin a pris trois (3) engagements majeurs que sont : mettre fin aux besoins non satisfaits en matière de planification familiale ; mettre fin aux décès évitables chez la mère en parvenant à réduire de 335 à 200 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes d’ici 2030 et mettre fin à la violence basée sur le genre et aux pratiques néfastes.

    M.M

  • Dialogue des cultures à Abidjan  : Un festival, trois actes ! (Genève – Abidjan ferme ses portes)

    Dialogue des cultures à Abidjan : Un festival, trois actes ! (Genève – Abidjan ferme ses portes)

    Du 07 au 10 décembre, les bords de la lagune Ebrié ont vibré aux sons et couleurs de la troisième édition de GenevAfrica. Après les panels de discussions et le show, Genève – Abidjan a refermé ses portes. Place au bilan et perspectives…Genève – Abidjan a vécu. Tout a commencé par une cérémonie d’ouverture qui a connu la présence de la ministre ivoirienne de la culture et l’ambassadrice de la Suisse près la Côte d’Ivoire. Et puis après, la parole a été célébrée.

     

    La parole prit chair au siège de la Fondation Amadou Hampaté Bâ, grand écrivain et ardent défenseur de l’oralité durant sa vie. Et la parole, thème central de Genève –Abidjan s’est notamment consacrée aux violences basées sur le genre. Heike Fielder, poétesse suisse ; Lylly Houngninhin, ingénieure culturelle ; Nash Nouchi, rappeuse ; Amee Slam slameuse et bien d’autres…Ces intervenantes ont chacune donné leur perception du sujet en discussion. La cérémonie de clôture, ultime rendez-vous de Genève – Abidjan a également été la tribune d’échanges autour des violences basées sur le genre. Témoignages, combat d’associations, vécu personnel : tout a été dit à propos de cette thématique qui focalise l’attention en Afrique, en Europe et ailleurs.

     

    Nash Nouchi arrache des larmes au public

    L’Initiative GenevAfrica pensée par l’écrivain suisse Max Lobé en collaboration avec Laboratorio Arts Contemporains, managé par Silvana Moï Virchaux, a été l’occasion d’aller au concert. C’est avec la rappeuse Nash qui a évolué sur la scène de l’Institut français de Côte d’Ivoire. Nash a partagé le podium avec Heike Fiedler, poétesse et performeuse suissesse et la slameuse ivoirienne Amee Slam. Ces artistes femmes de deux continents ont d’ailleurs échangé, neuf mois durant, avant le Festival Genève – Abidjan. Nash qui a démarré son concert avec l’hymne national ivoirien chanté en Nouchi (argot de rue au pays de  Félix Houphouët-Boigny), a interprété un texte relatif à une fillette violée à l’âge de 10 ans. C’est en fait l’histoire de Nash elle-même qui a subi une violence sexuelle commise par un parent à elle. Cette chanson a créé de l’émotion dans le public et certains n’ont pu retenir leurs larmes, tant la relation des faits était poignante.

     

    Réseautage…

    Genève – Abidjan n’a pas été que concert et panels. Venus de la Suisse et d’Afrique entre autres, les festivaliers ont communié. Entre eux-mêmes et avec des personnes sur place. La résidence et l’ambassade de Suisse près la Côte d’Ivoire ou encore la représentation étasunienne, ont ouvert leurs portes à GenevAfrica pour des échanges fructueux. Genève – Abidjan, stop et fin. Quel pays accueillera la prochaine biennale ? Le Brésil ou même un pays anglophone ? Les réflexions continuent, à en croire les initiateurs de GenevAfrica.

     

    D’Abidjan, Yves-Patrick LOKO

     

     

  • Genève-Abidjan : La parole au cœur du dialogue des cultures

    Genève-Abidjan : La parole au cœur du dialogue des cultures

    Après Genève – Kinshasa et Genève – Ouidah, place à Genève – Abidjan. La troisième édition de l’initiative GenevAfrica a démarré hier à Abidjan, la capitale de la Côte d’Ivoire. Plusieurs thèmes ont été débattus pour le compte de la première journée du festival. Le siège de la Fondation Amadou Hampaté Bâ ouvre ses portes au Festival Genève – Abidjan. Une cérémonie de lancement a enregistré la présence de la ministre ivoirienne de la culture et de la francophonie Françoise Le Guennou-Remarck et de l’ambassadrice de la Suisse près la Côte d’Ivoire.

    Plusieurs invités du monde artistique et culturel de Suisse et d’Afrique ont également assisté au démarrage de la troisième édition de GenevAfrica dont l’objectif est de faire le pont entre les cultures de la Suisse et de l’Afrique, d’Haïti et des Caraïbes. « Numérique, intelligence artificielle, éditions », « mémoire et traduction », « images et sons du livre », sont les différentes thématiques développées. Les intervenants ont donné leur perception sur ces concepts. Tout le long des échanges qui ont captivé les attentions, la notion de la parole est revenue. Ce vendredi, deux autres panels vont occuper les festivaliers de Genève – Abidjan. Le concert de la rappeuse ivoirienne Nash sera la grande attraction de la soirée. Avec la slameuse Amée Slam et l’écrivaine suisse Heike Fiedler, ces artistes et femmes de culture qui ont correspondu des mois durant, vont évoluer sur le podium de l’Institut français de Côte d’Ivoire.

     

    D’Abidjan, Yves-Patrick LOKO