Mobiliser les décideurs intervenant dans la chaîne d’exécution des dépenses communales autour d’actions concertées visant à améliorer l’absorption des ressources et à accélérer les investissements locaux, c’est l’objectif qui sous-tend l’atelier organisé par le Fonds d’investissement Communal (FIC) ce jeudi 29 octobre 2026.
Accélérer l’exécution des investissements communaux pour renforcer le développement local », c’est autour de ce thème l’atelier décisionnel sur l’amélioration des capacités d’absorption des ressources communales au Bénin s’est tenu ce jeudi 29 octobre 2026 à Cotonou. Composée des représentants des administrations centrales et des responsables communaux, des préfectures, des associations de communes et des partenaires techniques et financiers, le conclave de ce jeudi 29 octobre aux participants d’identifier des solutions concrètes pour améliorer l’utilisation des ressources mises à la disposition des collectivités territoriales et accélérer la réalisation des investissements locaux.
Le constat est peu reluisant. La quasi-totalité des communes du Bénin n’arrivent pas à absorber les crédits d’un exercice budgétaire. Un fait qui ralentit le développement des communes. En effet, depuis 2008, l’état béninois transfère dès ressources aux communes notamment à travers le Fonds d’appui au développement des communes (FADeC), avec l’appui des partenaires techniques et financiers. Cependant, les audits réalisés ont mis en évidence la persistance de crédits non consommés et reportés d’un exercice budgétaire à l’autre, ainsi que des difficultés d’imputation comptable et la présence de reliquats liés à des projets achevés. Ce fait ( faible absorption des ressources) trouve sa source dans la difficulté de préparation des projets, les délais des procédures de commande publique, la coordination entre les intervenants, le suivi comptable et les capacités opérationnelles des communes. Le Fonds d’investissement Communal (FIC) entend favoriser au travers du présent atelier, une mobilisation collective autour de solutions concrètes, de responsabilité clairement établies et d’engagements mesurables.
Pour le FIC, l’amélioration de la capacité d’absorption des ressources communales constitue un enjeu majeur pour l’efficacité de l’action publique et le développement local du Bénin. Par ailleurs, la capacité d’absorption désigne l’aptitude d’une commune à programmer, engager, exécuter et justifier les dépenses correspondant aux ressources mises à sa disposition, dans le respect des règles budgétaires, comptables et de la commande publique à fait savoir Koumagbeafide Réginal, Directeur Général du Fonds d’investissement local. Pour ce dernier, la capacité d’absorption ne se limite pas à la consommation des crédits disponibles. Elle suppose également une utilisation efficace et conforme des ressources, dans des délais raisonnables et au service des priorités de développement local.
Jeraud LANGANFIN GLELE



