Le Port autonome de Cotonou a annoncé l’ouverture des services d’enlèvement des marchandises les samedis, dimanches et jours fériés à compter du samedi 24 octobre dernier. Une mesure ambitieuse dont l’efficacité dépendra toutefois de son application sur le terrain.
Désengorger l’enceinte portuaire, accélérer les formalités et réduire les délais d’enlèvement des marchandises : tels sont les objectifs affichés par cette nouvelle disposition. Douanes, manutentionnaires, consignataires, Bénin Control, banques et autres structures intervenant dans la chaîne portuaire sont appelés à assurer la continuité de leurs services, y compris les jours habituellement non ouvrés.
Mais au-delà de l’annonce, une question demeure : tous les services seront-ils réellement opérationnels aux horaires prévus ? Sur le terrain, le scepticisme de certains acteurs contraste avec les ambitions affichées.
« De belles initiatives qui, avec le temps, deviennent des effets d’annonce, la réalité du terrain étant autre », fait constater un observateur. Un autre ironise notamment sur les horaires de prise de service des douaniers : « Prions que les douaniers ne viennent pas à 12 h ou 13 h », lance-t-il.
C’est dire, que la responsabilité incombe désormais au Directeur général des Douanes de garantir le suivi du dispositif, notamment la ponctualité des agents aux heures fixées.
La promesse d’un fonctionnement continu les week-ends et jours fériés n’aura d’impact réel que si les effectifs sont réellement mobilisés sur place. Il s’agit d’éviter que cette belle intention ne devienne une coquille vide face aux contraintes du terrain.
Fifonsi Cyrience KOUGNANDE


