Pour le président de l’Assemblée nationale, la modernisation du réseau routier béninois ne saurait être dissociée de la protection des usagers. À Agoué, Joseph Djogbénou a rappelé que la première finalité d’une législation routière devait être la préservation de la vie.
« Plus loin ensemble, mais en vie. » Par cette formule prononcée ce mardi 20 octobre 2026 à Agoué, le président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, a résumé l’ambition qu’il associe au futur Code de la route.
Devant les membres de la Commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme, tous les députés, le ministre du Cadre de vie et des transports, le président Djogbénou a établi un lien entre l’importance des investissements routiers et la nécessité d’un encadrement juridique adapté. Construire des infrastructures de qualité constitue une avancée. Encore faut-il disposer de règles capables d’en préserver l’usage et, surtout, de protéger ceux qui les empruntent.
C’est sur cette articulation entre développement et sécurité que Joseph Djogbénou a fondé son intervention. La modernité d’un réseau routier, a-t-il fait valoir, doit trouver son prolongement dans celle de la législation qui en organise l’utilisation.
Le projet de Code de la route répond notamment à la nécessité de mieux encadrer les comportements à risque, les conditions de conduite et les exigences de sécurité applicables aux véhicules. Pour Joseph Djogbénou, les travaux parlementaires engagés constituent déjà une contribution à cette ambition.
« Déjà, avec ce séminaire, nous sauvons des vies », a-t-il affirmé, avant de former le vœu d’une adoption prochaine du texte. Au-delà de l’examen juridique, cette orientation met en évidence un impératif de politique publique : faire de la prévention des accidents et de la préservation des vies une composante essentielle du développement des transports. L’efficacité du futur dispositif dépendra, après son adoption, de sa compréhension par les usagers et de son application effective. Et c’est là que les différents acteurs chargés de la vulgarisation des lois et de leur mise en application auront une grande responsabilité à exercer.
M.M


