La silhouette du missionnaire barbu a profondément marqué la cour du roi Behanzin pendant son court règne. Venu à Abomey comme otage, Alexandre Dorgère se retrouve script malgré lui, puis grand médiateur entre deux puissances belligérantes. L’amitié qui le lie ensuite au monarque est l’une des pages les plus méconnues de l’implantation catholique au Dahomey.
En Martinique, le roi valide alors de bon cœur l’inscription du prince Ouanilo à l’école catholique des Frères de Ploërmel. Lui-même ne se sépare d’ailleurs plus du crucifix reçu des mains de son ami « yovo yèhouenon » à Abomey. Deux eaux se rencontraient à l’embouchure. « Ouanilo Gbêhanzin, prince de Djimè ». Tout un monde qui se révèle.
Tiburce


