Il a été procédé au lancement officiel, le jeudi 15 Octobre 2026, au lancement officiel de la première édition du Salon de l’autonomisation de la femme entrepreneure rurale du Bénin (SAFEB). Ce salon se tient du 15 au 17 octobre 2026 à Parakou. La cérémonie de lancement, a enregistré, la présence du maire de Parakou Zakarie Zul-fikly, du préfet du Borgou, Me Abdoul Chakour Assouma, de la marraine de cette première édition, Mariam Djouaga Sacca, ministre conseillère à la Famille et à l’Action sociale auprès du président de la République et la population


Panels, formations et rencontres professionnelles autour des thématiques telles que l’entrepreneuriat féminin ; l’accès au financement ; développement local ; l’autonomisation économique des femmes rurales ; la transformation des produits locaux ; l’innovation numérique et ouverture de nouveaux marchés. Tel est le menu de ce salon de 3 jours qui entend placer les femmes rurales au centre des réflexions sur le développement économique.

Cette première édition rassemble autour de l’entrepreneuriat féminin des acteurs institutionnels, des participantes et des partenaires, avec l’ambition de favoriser les échanges, de renforcer les capacités et de rapprocher les femmes entrepreneures des opportunités économiques.
À travers cette initiative, l’enjeu dépasse la simple promotion des activités génératrices de revenus. Il s’agit aussi de réfléchir aux conditions qui permettent aux femmes rurales de consolider leurs entreprises, de valoriser leurs savoir-faire et de mieux accéder aux circuits de commercialisation.

Des discours officiels tournés vers l’action

À l’ouverture du SAFEB 2026, le maire de Parakou, Zul-kifly ZAKARIE, dans son discours de bienvenue, a salué le choix porté sur Parakou pour abriter cette première édition et a souligné, l’importance de l’entrepreneuriat féminin dans la dynamique économique locale. Il a invité les femmes présentes à profiter de ce cadre pour présenter leurs produits, nouer des partenariats et développer de nouvelles perspectives pour leurs activités.


Le maire met également en lumière les difficultés auxquelles les entrepreneures peuvent être confrontées, notamment l’accès au financement, aux équipements, aux marchés et aux outils numériques. Autant de contraintes qui rappellent que l’autonomisation économique ne dépend pas uniquement de la volonté individuelle, mais également de l’existence d’un environnement favorable à l’initiative et à la croissance.

Pour le préfet du Borgou, Me Abdoul Chakour Assouma, l’entrepreneuriat féminin rural dans une perspective de développement territorial. Son intervention met l’accent sur la nécessité de renforcer les capacités des femmes, de soutenir leurs initiatives et de créer des conditions propices à la valorisation du potentiel économique local. La mobilisation des institutions et des partenaires apparaît ainsi comme un élément important pour accompagner les ambitions exprimées au cours du salon.

Marraine de cette première édition, Mariam Djaouga Sacca, ministre conseillère à la Famille et à l’Action sociale, défend, pour sa part, une vision de l’autonomisation fondée sur l’accompagnement et l’accès aux opportunités. Son message met notamment en avant la formation, le financement, le numérique, la transformation des produits et l’ouverture des marchés. En acceptant ce rôle de marraine, elle présente son soutien comme un engagement en faveur des femmes rurales et de leur participation au développement du Bénin.

Djibril Azonsi, promoteur du SAFEB 2026, entend rendre hommage à ces femmes qui travaillent dans des conditions souvent difficiles, produisent, transforment et participent à l’approvisionnement des communautés, sans toujours bénéficier d’une reconnaissance à la hauteur de leurs efforts. Pour cet ingénieur agroécononmiste de formation, le salon se veut, une tribune d’expression, de visibilité et de plaidoyer. « Nous voulons créer un écosystème qui permette à la femme entrepreneure de sortir de l’ombre et d’aller vers la lumière », a-t-il affirmé.
Les interventions ont convergé vers une même préoccupation celle de permettre aux femmes entrepreneures de passer de l’initiative individuelle à des activités plus structurées, capables de créer de la valeur ajoutée et de soutenir durablement leurs revenus.

Des panels pour explorer les défis et les solutions

Le programme du SAFEB 2026 accorde une place importante aux panels, conçus comme des espaces de réflexion et d’échanges autour des principaux défis de l’entrepreneuriat féminin rural. Plusieurs thématiques sont annoncées au cours des trois journées, avec une attention particulière portée à l’accès aux ressources, à l’innovation et à la résilience économique.

Les questions liées au foncier, à l’innovation agricole et aux outils numériques figurent parmi les sujets programmés. Elles renvoient à des enjeux essentiels pour les femmes dont les activités reposent sur la production, la transformation et la commercialisation de produits agricoles. L’accès à la terre, la modernisation des pratiques et l’utilisation des technologies peuvent en effet, influencer les capacités de production, la compétitivité et les perspectives de développement des entreprises rurales.

Le programme a prévu également des échanges autour du marketing numérique, du financement, du conditionnement et de la certification des produits. Ces thématiques prolongent les réflexions sur les moyens de mieux positionner les productions locales sur les marchés. Au-delà de la qualité du produit, la présentation, la conformité aux exigences applicables et la capacité à toucher de nouveaux clients constituent des dimensions importantes pour les entrepreneures souhaitant développer leurs activités.

D’autres panels doivent aborder les partenariats public-privé et les investissements, ainsi que l’économie verte et bleue, l’adaptation aux changements climatiques et la résilience. Ces sujets ouvrent la réflexion sur les possibilités de collaboration entre les pouvoirs publics, les entreprises et les autres acteurs du développement. Ils interrogent également la capacité des initiatives économiques portées par les femmes à s’inscrire dans des modèles qui tiennent compte des contraintes environnementales et des transformations des territoires.
Enfin, la santé des femmes figure parmi les thèmes annoncés. Cette dimension rappelle que l’entrepreneuriat féminin ne peut être envisagé indépendamment des conditions de vie, du bien-être et des moyens dont disposent les femmes pour poursuivre leurs activités. Ces panels donnent ainsi au SAFEB une dimension qui dépasse la seule exposition commerciale. Ils doivent permettre de confronter les préoccupations du terrain aux propositions des différents intervenants.

Leadership, formation et rencontres professionnelles

En complément des panels, le salon prévoit des masterclasses consacrées au leadership féminin, au marketing numérique, au financement, au conditionnement et à la certification. Ces séances doivent offrir aux participantes des occasions de renforcer leurs connaissances et d’explorer des outils susceptibles de contribuer à la structuration de leurs entreprises. A Cela, s’ajoute, des rencontres B2B, destinées à favoriser les échanges professionnels et la recherche de partenariats. Pour les entrepreneures rurales, ces espaces peuvent représenter une possibilité de présenter leurs produits, de nouer des contacts et d’identifier de nouveaux débouchés.

Une compétition de pitch figure aussi au programme. Elle doit permettre de mettre en avant des projets entrepreneuriaux et de présenter des initiatives susceptibles de retenir l’attention des partenaires.

Le salon prévoit par ailleurs, un cercle de femmes inspirantes, des activités culturelles et un concours culinaire, qui contribuent à valoriser les parcours, les savoir-faire et les productions. L’ensemble de ces activités dessine une programmation qui associe renforcement des capacités, échanges économiques et valorisation des initiatives féminines.

De l’ambition aux résultats attendus

Le SAFEB 2026 offre un cadre pour rapprocher les entrepreneures des institutions, des partenaires et des opportunités professionnelles. Les panels et les formations veulent contribuer à faire émerger des pistes d’actions, tandis que les rencontres B2B sont susceptibles de favoriser de nouvelles collaborations.

Le SAFEB 2026 place ainsi les femmes entrepreneures rurales au centre d’une réflexion sur le développement économique et social. Car donner de la visibilité aux femmes qui entreprennent est une première étape ; leur permettre d’accéder durablement aux ressources, aux marchés et aux moyens de faire grandir leurs activités reste le véritable défi.

Fayçal DRAMANE

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