Dans le cadre de l’édition 2026 du Forum national des femmes leaders, des décideurs, partenaires et acteurs de la société civile ont été conviés au Dîner de plaidoyer qui s’est tenu mercredi, 30 septembre 2026 à l’hôtel Azalai de Cotonou. Un appel a été lancé en faveur de l’inclusion financière des femmes. 

Réunis pendant deux jours, les participants au Forum ont identifié les principaux obstacles à l’autonomisation des femmes et formulé des recommandations à l’endroit des pouvoirs publics, des institutions financières et des partenaires. Ces réflexions ont débouché sur une initiative de plaidoyer en faveur de l’autonomisation des femmes ainsi que leur participation aux décisions économiques. Pour Huguette AKPLOGAN Dossa, Présidente du comité d’organisation du Forum National des Femmes Leaders du Bénin, le Bénin enregistre des progrès en matière d’inclusion financière, mais ces avancées ne suffisent pas encore pour réduire les disparités entre les femmes et les hommes. « Des obstacles persistant à l’accès au financement » ajoute-elle. Il s’agit « l’absence de garanties, les taux d’intérêts élevés, la complexité des démarches, l’insuffisance des montants proposés et la courte durée des délais de remboursement» a-t-elle martelé. Entre autres recommandations, elle a insisté sur la disponibilité de l’information financière en langues locales, le renforcement de l’accompagnement numérique, notamment au profit des femmes rurales et de celles travaillant dans le secteur informel. Sandrine AHOUANYE, directrice de AWLN Bénin, plaide pour « le renforcement de la budgétisation sensible au genre, la consultation des femmes à la base et le suivi des mesures favorables à leur autonomie » ainsi que  « l’adaptation des garanties et des produits de financement » mais également de « relier les appuis aux équipements et aux marchés » en combinant « formation », « gestion », « formalisation, équipements et accès aux débouchés » et  « l’accès à l’information et l’éducation financière, avec notamment le développement d’informations en langues locales et l’accompagnement numérique ». Elle plaide aussi pour le « renforcement du pouvoir de décision des femmes et la transformation des normes sociales » et du « leadership des femmes pour la paix et la résilience, notamment leur participation aux mécanismes de prévention des conflits, de médiation et d’alerte précoce » sans oublier « la production des données et le suivi des engagements ». Elle ajoute qu’au terme des deux jours de réflexion, l’enjeu majeur demeure la transformation des progrès en renforçant leur participation aux décisions économiques et publiques.

Marie-Aurencia FAGBEHOURO (Stag)

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