Certificat de perte, preuve de vie, missions officielles, paiement des frais de mission… En l’espace de quelques jours, plusieurs démarches administratives ont connu une nouvelle étape de digitalisation au Bénin. Une accélération qui confirme la volonté de réduire progressivement les procédures physiques au profit des services accessibles à distance.
Le numérique gagne encore du terrain dans l’administration béninoise. Ces derniers jours, plusieurs réformes sont venues étoffer l’offre de services publics dématérialisés, touchant aussi bien les citoyens que les agents de l’État.
Depuis le 1er octobre, le certificat de perte est désormais demandé et délivré en ligne. La procédure, auparavant effectuée dans les commissariats, passe désormais par une plateforme dédiée. Les commissariats restent toutefois appelés à orienter et accompagner les usagers qui rencontrent des difficultés.
Autre évolution majeure : la preuve de vie peut désormais être effectuée à distance. Les bénéficiaires concernés peuvent accomplir la démarche depuis un smartphone grâce à une vérification biométrique. Après renseignement du NPI et du numéro de livret, les empreintes digitales sont scannées et la confirmation est transmise par SMS ou par e-mail. Des bornes biométriques sont également prévues pour ceux qui ont besoin d’un accompagnement.
Dans l’administration publique, la transformation concerne également les agents en mission. Avec l’application SEMO+, ceux-ci peuvent désormais justifier leur présence sur leur lieu de mission sans recourir à une procédure papier. L’agent s’identifie avec son NPI, sélectionne la mission concernée, partage sa position géographique et valide sa présence par empreinte digitale. Des bornes biométriques peuvent également être utilisées.
Cette évolution vient compléter la réforme du paiement électronique des frais de mission, instituée par une circulaire du 25 septembre 2026. Le dispositif SEMO vise notamment à renforcer le suivi des missions, leur traçabilité et le contrôle des dépenses publiques.
Ainsi, en quelques jours, plusieurs pans de la relation entre l’administration et ses usagers ont basculé vers le numérique. Le « bal des e-services » prend donc de l’ampleur. Mais au-delà de la multiplication des plateformes et des applications, le véritable enjeu reste désormais leur appropriation par les usagers.
Car la réussite de la transformation numérique se mesurera surtout à la capacité de ces nouveaux outils à rendre les démarches réellement plus simples, plus rapides et plus accessibles.
Fifonsi Cyrience KOUGNANDE


