« Les RECICO 2026. Elles auront bel et bien lieu, du 3 au 10 octobre 2026 à Cotonou ». C’est par cette annonce que Dimitri Sètondji Fadonougbo, délégué général des Rencontres cinématographiques et numériques de Cotonou (RECICO), a rassuré sur la tenue effective de la 6ème édition du festival. C’était jeudi 17 septembre 2026 à Easy Hôtel à Cotonou, à la faveur de la conférence de presse du comité d’organisation avec l’ambassadrice de la République d’Haïti. Le comité d’organisation a fait le point des préparatifs.
Selon le délégué général, les appels à films ont permis d’enregistrer 167 œuvres provenant de 26 pays africains, de pays du reste du monde et de la diaspora. 53 films sont retenus en compétition, dont 16 films d’écoles venus de sept pays africains. Trois compétitions officielles sont prévues notamment longs métrages, courts métrages et films d’écoles africaines. Les présidents annoncés pour les jurys sont Soma Ardiouma pour les longs métrages, Karim Douichi pour les courts métrages et Géraud Assani pour les films d’écoles. La nouveauté dans la compétition cette année est le Prix du Président de la République, destiné exclusivement aux productions béninoises.
Les appels à candidature pour les formations ont également suscité un fort intérêt. Au total, 206 postulants issus de 17 pays africains ont candidaté dans cinq métiers à savoir écriture de scénario, direction de la photographie, actorat, ingénierie du son et musique du film. Face à cet engouement, des formations en ligne sont envisagées afin d’élargir l’accès aux participants qui ne pourront pas effectuer le déplacement.
La science et Haïti au cœur de cette 6ème édition
La dimension scientifique connaîtra une évolution avec une nouvelle formule. Selon Clémentine Lokonon, directrice chargée des Rencontres scientifiques, la science sera désormais davantage placée au centre des RECICO. Le colloque, qui porte cette année sur le cinéma et l’immigration, mettra notamment l’accent sur le parcours de l’immigrant et les épreuves liées à son intégration. Une conférence inaugurale consacrée au pays invité d’honneur est également prévue.
La République d’Haïti, pays invité d’honneur, entend profiter de cette tribune pour présenter une autre image du pays. L’ambassadrice d’Haïti au Bénin a expliqué que cette participation constitue une occasion de raconter, à travers le cinéma, « une histoire de résistance, une histoire de liberté, enfin une histoire de création ».
Films, artistes, livres, gastronomie et mode seront notamment mis en avant. Elle souhaite surtout que la rencontre débouche sur des collaborations concrètes entre professionnels haïtiens et béninois, jusqu’à envisager des résidences et des coproductions. Le village du festival accueillera ainsi trois espaces consacrés à Haïti : gastronomie, mode et style, ainsi que littérature. A ces activités s’ajouteront les projections, les rencontres professionnelles et les autres animations du festival.
Cotonou s’apprête ainsi à accueillir une édition qui entend conjuguer cinéma, formation, réflexion scientifique, échanges culturels et ouverture internationale. Pour Dr Bertin Coovi, personne ressource des RECICO, le soutien à ce festival doit être considéré comme un investissement dans l’économie nationale, le cinéma constituant, selon lui, une véritable activité économique et un moyen de valoriser l’image du Bénin.
Le rendez-vous est donc fixé du 3 au 10 octobre prochain, avec la promesse, selon le délégué général, d’une fête « davantage plus belle que les autres années ».
MM



