Investi  le 24 mai 2026 à Cotonou, date marquant sa prise de fonction comme 5e président de la République du Bénin pour un mandat de sept ans, Romuald Wadagni, à la suite de son prédécesseur, s’affiche comme l’homme d’Etat dont l’ambition de développement se centralise sur la culture comme levier d’élévation de la nation au plan économique. 

Dès sa prise des rênes du Bénin en tant que chef d’Etat, Romuald Wadagni, pour donner le ton et les vrais signaux de son ambition pour de le développement de la culture béninoise, a commencé par changer la dénomination du département ministériel qui s’occupe du secteur. Du ministère du tourisme de la culture et des arts connu sous son prédécesseur, ce ministère change de dénomination et devient sous le magistaire du nouveau locataire de la Marina, Ministère de la culture des arts et du patrimoine. Une modification de dénomination qui affiche clairement  la volonté de l’homme à vouloir porter en pôle position la culture, les arts et le patrimoine en particulier comme la manche opérationnelle de développement.

Et Parlant du patrimoine, en seulement  cent (100) jours de gestion à la tête de la magistrature suprême, Romuald Wadagni engage déjà le processus d’une nouvelle  restitution de 35 biens culturels, à la suite du retour en 2021 des 26 que son prédécesseur à déjà réussi à rapatrier. Preuve qu’il témoigne un grand attachement à conservation et à collection des trésors culturels publiques, vestiges d’antan. A cet effet, le comité installé pour conduire à bon port l’opération du retour de ces 35 nouvelles oeuvres culturelles, est constitué des spécialistes du patrimoine culturel, des historiens de l’art et des experts de la restitution et de la circulation des bien culturels.

Au sujet du comité de travail…

Installé officiellement le 14 juillet 2026 à Cotonou par le ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, le Comité scientifique national de restitution est dirigé par Alain Godonou. Cet organe de six experts pilote le dossier technique et historique pour le retour de 35 nouveaux biens culturels et fonds d’archives réclamés à la France.

Entre autres missions du Comité Scientifique…

Cet organe a pour mission fondamentale  d’élaborer le schéma directeur stratégique pour baliser le retour des œuvres.  Consolider le dossier de requête officiel sur les plans historique, scientifique, patrimonial et juridique.  Préparer et soutenir la future commission conjointe paritaire franco-béninoise.  Formuler les avis techniques pour encadrer les conditions de cette nouvelle phase de restitution.

Contexte de la DémarcheNouvelle liste de 35 objets… 

Faisant suite au retour historique de 26 objets en 2021, cette requête inclut divers symboles et artéfacts (objets rituels, insignes, archives coloniales) issus des régions d’Abomey, Ketou, Savi et Porto-Novo.Cadre juridique : Cette procédure s’inscrit dans la dynamique de la nouvelle loi-cadre française entrée en vigueur en mai 2026 facilitant les restitutions de biens issus de collections publiques.

Et comme pour ne pas naviguer à vue, le Chef de l’Etat à eu la clairvoyance d’un principe cardinal de vision,  »mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ».  Ce dernier, c’est Yassine Latoundji, la toute nouvelle autorité ministérielle qui vient à la tête de ce ministère, en remplacement de Jean Michel Abimbola logé désormais à l’Assemblée Nationale. Le Président de la République, pour bien conduire sa barque a voulu placer sa confiance en ce monsieur pour diriger de main de maître le secteur de la culture, pas parce qu’il est un alié politique important ou un ami à qui l’on compte gratifier d’une faveur. Mais c’est plutôt un monsieur qui est un acteur du système mais pétri de talent,  d’expérience, de potentialité et d’ardeur à la tâche. Lui même artiste peintre de son état, Yassine Latoundji a fait preuve de sa grande connaissance de l’univers artistique dans pays comme la France, un modèle de développement parmi tant d’autres pour le Bénin. Yassine est l’autre fil métalique sur lequel Wadagni envisage compter pour recoller les brèches de la sphère culturelle au Bénin afin de la faire rayonner davantage. Au delà de la maîtrise presque parfaite qu’il a de son art, Yassine, au delà de toute considération, est également, un fin technicien de l’administration culturelle qui est sans doute à la hauteur de la charge qui lui incombe depuis sa nomination.

Plus loin, en cent (100) jours de gestion, l’organisation de la troisième édition du festival des masques est un succès flamboyant. Témoignant son attachement à la continuité de l’Etat, Romuald Wadagni n’a pas hésité à poursuivre les oeuvres de son prédécesseur en accordant officiellement la tenue de ce solennel rendez vous culturel qui a transformé les 25 et 26 juillet 2026, la ville capitale du Bénin, Porto Novo, en un musée à ciel ouvert des masques. Dans une ambiance festive, la cité des Ayinonvi a vibré au rythme d’une variété de masques d’ici et d’ailleurs. Une manifestation officielle qui, comme on le sait, a apporté sa touche particulière, non seulement, à la destination Bénin mais également à son tourisme.

Dans la partie septentrionale du pays il faut noter que la célébration de la Gaani ne sera plus comme avant. Dejà dans ces cent(100) premiers jours de gestion le nouveau chef de l’Etat, Romuald Wadagni et son équipe gouvernementale se sont penchés sur la question de la requalification urbaine du circuit qui accueille la procession du roi lors de des cérémonies. Passant désormais à huit(08) stations sacrées au lieu de sept(07) en raison de l’ajout de l’ancien palais aux excales, le parcours de plusieurs kilomètres va être complètement réaménagé. La vision derrière est de préserver la cohérence culturelle dans la célébration. Une belle démarche déjà entamée sous le règne du régime défunt.

Par ailleurs, les différents musées en construction et en cours d’achèvement ont également vu leur dossier revisiter lors des différents conseils des ministres tenus depuis son arrivée à la tête de l’Etat. Toute chose qui affiche en grandeur nature la détermination du numéro 1 du Bénin à mettre la culture au coeur de ses priorités pour le développement de la nation. Par ailleurs, on ne saurait perdre de vue la mise en place de la maison de l’artiste, l’effectivité de la régularisation de leur situation de travail en terme de salaire et la mise en condition des talents en gestation qui jusqu’ici sont restés à l’étape de promesse.

Teddy GANDIGBE

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