Ce lundi 14 septembre, l’école béninoise ouvre une nouvelle page. Pour la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027, le gouvernement mise sur la continuité des réformes, le soutien aux apprenants et une décision historique pour les enseignants. Une rentrée placée sous le signe de l’espoir.

L’école béninoise rouvre ses portes sous le signe de grandes réformes. La rentrée 2026-2027 s’inscrit dans la dynamique des dernières années. L’ambition du gouvernement est claire : consolider l’accès à l’éducation, améliorer la qualité de l’enseignement et moderniser les infrastructures.

Concrètement, cela passe par la poursuite des investissements dans les écoles et collèges, le renforcement des équipements pédagogiques et la montée en puissance du numérique. Plusieurs centaines de matériels informatiques ont récemment été déployés dans les collèges pour préparer les apprenants aux défis de l’économie de la connaissance.

Le social au cœur de la rentrée

Pour alléger les charges des parents, l’État maintient et renforce ses mesures sociales phares.

Les cantines scolaires restent opérationnelles dans 95% des écoles rurales, un levier majeur contre l’abandon scolaire.

La gratuité de l’enseignement primaire pour les filles est confirmée, tout comme la distribution de 145.580 kits scolaires gratuits sur le territoire. Objectif : garantir à chaque enfant, quel que soit son milieu, les mêmes chances de réussir.

AME : la décision qui change tout

Le dossier le plus attendu de cette rentrée a connu son dénouement le 11 septembre. Reçus par le Président Romuald Wadagni au Palais de la Marina, les représentants des Aspirants au Métier d’Enseignant sont repartis avec une annonce forte. Le gouvernement acte un recrutement progressif sur titre, sans test de reversement. Les AME seront intégrés sous le statut d’Agent Contractuel de Droit Public des Collectivités Territoriales Décentralisées (ACDPCTD). Les critères : 3 contrats successifs, traitement par promotion en commençant par celle de 2019, et respect des limites d’âge du Statut Général de la Fonction Publique. Résultat : plusieurs milliers d’enseignants accèdent à une stabilité professionnelle, à la CNSS et à de meilleures perspectives de carrière. Pour eux, c’est la reconnaissance d’années de service.

Vers une école plus stable

En sécurisant le statut des AME, l’État vise un double objectif : revaloriser le métier d’enseignant et améliorer la qualité des apprentissages.

Les centrales syndicales COSI, CSA et CSTB saluent une « avancée majeure » tout en appelant à la vigilance pour la mise en œuvre.

Cette rentrée 2026-2027 apparaît donc comme celle de la confiance retrouvée. Entre mesures sociales pour les élèves et stabilité pour les enseignants, l’école béninoise entame une nouvelle phase. Le défi désormais : transformer ces annonces en résultats concrets dans chaque classe.

Thomas AZANMASSO 

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