Dans le cadre de sa présidence du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine, le Bénin a accueilli ce Mercredi 09 Septembre 2026 au Sofitel de Cotonou, la deuxième édition du séminaire : Femmes, Paix et Sécurité du processus Swakopmund.
Deux jours durant, ministres et experts accentueront leurs réflexions autour des questions liées à l’opérationnalisation de la femme dans les processus de paix. La rencontre s’est tenue sous la coupole de la Ministre des affaires étrangères du Bénin.
Levier de l’autonomisation des femmes de leurs implications dans les prises de décisions, le processus de Swakopmund vise à institutionnaliser et à renforcer la participation des femmes dans les dynamiques de paix et de sécurité sur le continent africain. La rencontre de Cotonou marque une étape importante dans le cadre de la présidence par le Bénin du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine. Plusieurs allocutions ont marqué la cérémonie d’ouverture parmi lesquelles figurent celle de l’ambassadrice Mulamula envoyée spéciale du président de la Commission de l’Union africaine pour les femmes, la paix et la sécurité, de Doris Mpoumou, représentante spéciale d’Onu-femme auprès de l’Union africaine et la Commission économique pour l’Afrique et de Corinne Amori Brunet, Ministre des affaires étrangères du Bénin. Procédant à l’ouverture, la ministre des affaires étrangères du Bénin Corinne Amori Brunet, présidente du CPS pour septembre 2026, a insisté sur la nécessité de passer à l’action en prenant chacun sa responsabilité vis-à-vis de la femme. « Notre responsabilité sera d’assurer la pleine participation des femmes à la prévention et aux règlements des conflits. Et j’insiste beaucoup sur le mot prévention » a-t-elle déclaré. À cet effet selon les propos de la présidente, trois leviers sont essentiels pour toute vie en société. Il s’agit de « donner les moyens d’agir», a déclaré l’autorité ministérielle. À cet sujet, elle a salué la mesure du président Wadagni de rendre gratuite les frais de scolarité de l’Enseignement secondaire général et technique pour toutes les filles. La ministre recommande également de « protéger », avec pour illustration l’Institut national de la femme du Bénin, une agence de la République qui permet à la femme d’avoir recours à la justice en cas de conflits dans le domaine personnel et professionnel. Elle suggère enfin d’« ouvrir » l’accès à la décision . Dans ce cadre, la ministre a cité l’exemple du Bénin avec les 24 femmes à l’Assemblée Nationale soit 25,7% des femmes au parlement. Pour finir, Corrine Amori Brunet entend faire de la réunion de Cotonou un « passage de la présence à l’influence réelle, de l’engagement à l’exécution».
La rencontre ponctuée de prestations artistiques a été marquée par trois panels qui ont permis de nourrir les débats : « Etat des lieux : progrès, défis et perspectives du processus du Swakopmund», «L’opérationnalisation des décisions de la première édition de Swakopmund: le cadre politique de l’UA sur les quotas de femmes », « L’alerte précoce, ainsi que des femmes dans les forces de défense et de sécurité ».
Marie-aurencia Fagbehouro & Elisabeth Sovi (Stgs.)


