Pour son tout premier 1er août dans le costume de chef de l’État, Romuald Wadagni a marqué les esprits par un calme et une assurance remarquables. Ceci, avant de libérer son gouvernement pour des congés.

Sur le boulevard de la Marina, le décor était planté pour une journée mémorable. Ce 1er août 2026, le Bénin célébrait ses 66 ans d’accession à la souveraineté nationale dans une atmosphère de grande solennité et de fierté populaire. La tribune officielle, dressée au pied de l’imposante statue de l’Amazone, bruissait d’une attente toute particulière. Tous les regards, qu’ils soient de diplomates chevronnés, de hauts dignitaires ou de simples citoyens amassés le long des artères, convergeaient vers une seule silhouette : celle du nouveau Président de la République, Romuald Wadagni. Pour lui, la journée prenait les allures d’un baptême du feu républicain, le tout premier grand défilé militaire sous sa gouvernance. Et pourtant, dès qu’il a foulé le sol pour recevoir les premiers honneurs, l’évidence a sauté aux yeux de l’assistance. Il semblait exécuter ce rituel depuis des années. Loin de la moindre hésitation ou de la retenue que l’on observe parfois lors d’une première prise de commandement, Romuald Wadagni a affiché une aisance naturelle décontractée. Posture droite, regard souverain, poignée de main ferme et saluts impeccables aux officiers supérieurs. Autrement, le chef de l’État a habité sa charge avec la précision d’un habitué du protocole. Il a passé en revue les troupes d’un geste mesuré et serein, donnant le sentiment de retrouver une scène familière plutôt que d’inaugurer son mandat lors d’une fête nationale. Autour de lui, le spectacle militaire était à la hauteur de l’événement. Les détachements pédestres des Forces armées béninoises à savoir l’armée de terre, les forces aériennes, la marine nationale, la Police républicaine ainsi que des détachements militaires venus du Togo et du Nigéria ont arpenté l’asphalte d’un pas parfaitement cadencé. Les unités spécialisées, suivies des douaniers et des agents des eaux et forêts, ont offert à leur tour une parade d’une rigueur remarquable. La séquence motorisée a rapidement pris le relais, dévoilant des équipements tactiques, des blindés légers et des moyens d’intervention récents, témoins du renforcement continu des capacités de défense de la nation. Mais malgré la puissance du défilé, c’est bien le sang-froid du Président qui est resté sur toutes les lèvres.

Mission accomplie et quartier libre pour le gouvernement

À peine les derniers échos de la fanfare militaire dissipés et les troupes retirées du boulevard de la Marina, le climat s’est adouci au sommet de l’appareil d’État. L’ambiance martiale et protocolaire de la matinée a rapidement cédé la place à une atmosphère nettement plus détendue, marquant la transition de la solennité républicaine vers un temps du répit : tout le gouvernement est en vacances. Dès la clôture des festivités officielles du 1er août, Romuald Wadagni a accordé un départ en vacances bien mérité aux membres de son gouvernement. Cette pause estivale, ancrée dans la tradition institutionnelle, va offrir aux ministres l’opportunité de s’éloigner momentanément de la pression quotidienne des cabinets, des réunions et du suivi des dossiers complexes. Ces quelques semaines de congés seront précieuses pour recharger les batteries avant une rentrée politique et sociale qui s’annonce déjà dense en projets et en défis.

J.G

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