Le Sénégal peut se targuer d’être, depuis le mouvement « Sopi », le pays des luttes politiques et des feux de brousse qui finissent bien. Enfin… qui finissent pour reprendre de plus belle. La rue, chaque fois, est mise à contribution pour arbitrer les litiges de l’élite politique. Wade a dû en baver pour sortir Diouf. Sall a fait du sale pour bloquer l’ouragan Sonko. En vain.
Le feuilleton Faye-Sonko finira inévitablement dans la rue. Alors, comment fonctionne l’administration dans un pareil contexte quand pro et anti Faye doivent travailler sur un dossier d’intérêt général ? Le Sénégal est un excellent laboratoire pour évaluer à terme l’apport des luttes de pouvoir incessantes sur la performance de l’Etat et le bien-être collectif.
Tiburce


