Le gouvernement de la République du Bénin, le Fonds international de développement agricole (FIDA) et leurs partenaires techniques et financiers ont procédé, ce mardi 21 juillet 2026, au lancement officiel de la mission conjointe de supervision du Projet d’appui au développement du maraîchage (PADMAR). Prévue pour se dérouler jusqu’au 31 juillet, cette étape stratégique intervient à un moment important de la vie du programme, alors que s’amorce la phase finale avant son achèvement prévu pour décembre 2028.

Les autorités béninoises et leurs partenaires financiers lancent la mission de supervision du Padmar pour évaluer ses performances et adapter sa mise en œuvre. Dès l’ouverture des travaux qui ont réuni cadres et personnes ressources, la cheffe du projet Padmar, Rosine Azontondé, a tenu à rappeler l’importance du calendrier et la nécessité d’une synergie renforcée entre les équipes. À l’entendre, ils sont à environ 30 mois de l’achèvement du projet. Un chemin, dit-elle, a été fait, mais il reste des défis. « Face à cette contrainte de temps, c’est normal que nous puissions réfléchir ensemble », va-t-elle indiquer. Les interventions ont permis de dresser un bilan encourageant des réalisations accumulées. Couvrant désormais 54 communes à travers le pays, le PADMAR affiche un taux d’exécution physique cumulé qui dépasse la barre des 80 %. Claudia Savarese, Directrice pays du FIDA pour le Bénin et le Togo, a insisté sur les retombées sociales directes des investissements réalisés. « Près de 30 000 bénéficiaires directs ont déjà été touchés par le projet, dont la majorité des femmes. Plus de 60 % des bénéficiaires connaissent aujourd’hui une véritable mobilité économique », a-t-elle fait savoir. En outre, plus de 6 500 jeunes ont été formés et équipés, tandis que des avancées majeures ont été enregistrées sur le plan environnemental avec l’introduction de 12 variétés végétales résilientes, la promotion des biofertilisants et le déploiement de l’irrigation solaire. Cependant, la rencontre a également mis en lumière la vulnérabilité des exploitations face aux aléas météorologiques récents. Les pluies diluviennes et les inondations survenues ces dernières semaines ont causé des dégâts importants dans plusieurs bassins de production.

Face à ces menaces et à la nécessité d’achever les infrastructures structurantes avant 2027, le Directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, Dossa Aguemon, a rappelé la ligne de conduite à adopter. D’après ses propos, l’urgence ne doit jamais conduire à la précipitation, pas plus que la prudence ne doit servir de prétexte à l’inaction. « Notre responsabilité collective est d’agir avec diligence, mais surtout d’agir avec discernement », va-t-il insister, tout en lançant les travaux. Durant cette dizaine de jours, la mission mènera des visites de terrain pour évaluer l’ampleur des pertes, échanger directement avec les producteurs et lever les éventuels goulots d’étranglement administratifs ou financiers.

J.G

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici