À Parakou, les travaux de rénovation des carrefours et de construction des voies suscitent la satisfaction des populations. Dans plusieurs quartiers de la ville, les anciennes voies dégradées laissent progressivement place à des axes plus praticables. Une nouvelle transformation qui facilite les déplacements, améliore le cadre de vie et nourrit l’espoir d’un développement durable de la cité des Kobourou. Le quotidien Matin Libre est allé à la rencontre des usagers et habitants sur cette reconstruction.
Longtemps confrontées aux difficultés de circulation, aux nids-de-poule, à la poussière en saison sèche et à la boue pendant les pluies, les populations de certains quartiers de Parakou accueillent favorablement les projets de développement routiers en cours. Pour les habitants, ces aménagements constituent bien plus qu’une simple opération de bitumage, un changement de leurs conditions de vie.
Dans les quartiers concernés comme Ladjifarani, Guema, Bawé, l’évolution de cette rénovation est particulièrement visible. Les voies autrefois difficiles d’accès deviennent progressivement plus praticables. Les usagers de la route, notamment les conducteurs de taxi-motos, les automobilistes, les commerçants et les piétons, se réjouissent d’un nouveau confort et d’une sécurité dans leurs déplacements quotidiens.
D’un carrefour à un autre, la distance n’est pas facile. Réunissant topographe, tracteurs, chefs chantiers et travailleurs, l’effort effectué est à encourager. « La distance est de 3 kilomètres 050 mètres du premier carrefour aux dernières» a évoqué Issa Mazou Chérif, topographe sur le projet d’asphaltage Parakou.
Cette rénovation des routes pourrait également avoir des prouesses sur le plan économiques. Une voie bien aménagée peut faciliter l’accès aux marchés, aux commerces, aux écoles et aux services essentiels. Elle peut aussi contribuer à faire progresser les activités des petits commerçants installés le long des axes concernés.
Pour les habitants de ces axes, le développement routier apparaît donc comme un important levier pour accompagner la croissance économique de la ville. Avec une population en croissance et une ville qui s’étend progressivement, la modernisation du réseau routier devient un enjeu majeur pour assurer une meilleure mobilité urbaine. Ladikpo Wahanatou, Commerçante et revendeuse d’essence a laissé entendre « Cette voie date des années, c’est vraiment un honneur pour nous de revivre cette chance. Grâce à cette reconstruction et surtout en tant que commerçante nous espérons que la vente de nos produits prospère plus ».
Sabine Tchaou, institutrice à la retraite, vivant dans le quartier Ladjifarani, il y a une vingtaine d’années a confié «C’est bien une chance pour nous. Mais il faut qu’il y ait plus une sécurité très rigoureuse pour éviter les accidents.» Cependant, les populations souhaitent que ces infrastructures soient entretenues durablement après leur réalisation.
Elles appellent également à davantage de travaux dans les quartiers encore confrontés à l’état dégradé de certaines voies. Car, lorsqu’une route se construit, ce n’est pas seulement du goudron qui apparaît, c’est aussi une nouvelle voie vers le développement. Car ses travaux redessinent les quartiers et redonnent espoir aux habitants.
Diane ETCHAOU (Stg)


