Les fortes pluies qui s’abattent sur le Bénin ne provoquent pas seulement des inondations. Elles ouvrent également la voie à une série de menaces sanitaires qui pourraient lourdement affecter les populations si des mesures de prévention ne sont pas renforcées.
Le paludisme, déjà responsable d’une forte pression sur les structures de santé et les banques de sang, demeure la première inquiétude. Avec la prolifération des moustiques en période de pluie, le risque de transmission augmente considérablement. À cela s’ajoutent d’autres maladies liées à l’insalubrité et à la contamination de l’eau, notamment le choléra, la fièvre typhoïde, les diarrhées aiguës, particulièrement dangereuses pour les enfants, ainsi que diverses affections cutanées.
L’eau des puits, principale source d’approvisionnement de nombreux ménages, est particulièrement exposée aux contaminations lors des inondations. Une mauvaise gestion de l’eau potable pourrait ainsi favoriser l’apparition de foyers épidémiques dans plusieurs localités. Les conséquences ne s’arrêtent pas au domaine sanitaire. Dans les zones rurales, les cultures sont souvent submergées, compromettant les récoltes et accentuant les risques d’insécurité alimentaire. Cette situation pèse également sur le moral des producteurs agricoles, déjà confrontés à de nombreuses difficultés économiques.
Face à ces défis, les spécialistes rappellent que la prévention reste la meilleure arme. En saison des pluies, les règles d’hygiène doivent être observées avec encore plus de rigueur : protéger les réserves d’eau, consommer une eau potable, éliminer les eaux stagnantes, maintenir les concessions propres et consulter rapidement un centre de santé en cas de symptômes.
Alors que les pluies se poursuivent, un renforcement des actions d’assainissement, de sensibilisation et de gestion de l’eau apparaît indispensable afin de limiter les conséquences sanitaires et sociales de cette période.
Fifonsi Cyrience KOUGNANDE



