Dans la dynamique de sa mission qu’est de vulgariser, d’informer, de sensibiliser et d’expliquer aux populations les lois votées et adoptées par l’Assemblée nationale le Conseil économique et social départemental du Borgou a organisé, dans l’après-midi du jeudi 9 juillet 2026, une séance d’imprégnation et d’appropriation des textes législatifs et réglementaires au profit des populations issues de diverses couches socioprofessionnelles. Cette rencontre s’est déroulée dans la salle des fêtes de la mairie de Parakou, en présence du secrétaire général de la préfecture du Borgou, Sanni Bio Bayé, représentant le préfet Abdoul Chakour Assouma, du deuxième adjoint au maire de Parakou, Moustapha Orou Gankou, représentant le maire Zul–Kifly Zakarie, ainsi que de plusieurs directeurs départementaux et des membres du CES Borgou.
À l’ouverture de la séance, le deuxième adjoint au maire de Parakou, Moustapha Orou Gankou, a salué l’initiative du Conseil économique et social. Il a invité les participants à suivre avec attention les différentes communications afin de devenir des relais de sensibilisation auprès de leurs communautés.
Pour sa part, le secrétaire général de la préfecture du Borgou, Sanni Bio Bayé, a estimé que cette initiative est la bienvenue. « {…} la présente séance, que j’apprécie à sa juste valeur, vient à point nommé. Les thématiques retenues sont d’actualité et portent sur des défis majeurs auxquels sont confrontées les communes du département ». Il a souhaité que les échanges soient « fructueux et assortis de recommandations pertinentes, capables de contribuer à relever les défis auxquels font face nos communes, notre département et notre pays tout entier ».
Réaffirmant l’engagement des autorités préfectorales à œuvrer pour l’application effective des textes réglementaires dans les domaines concernés, il a officiellement procédé à l’ouverture des travaux au nom du préfet du Borgou.
Trois communications ont meublé cette séance. La première, consacrée à la loi n°2017-39 du 26 décembre 2017 portant interdiction de la production, de l’importation, de l’exportation, de la commercialisation, de la détention, de la distribution et de l’utilisation des sachets en plastique non biodégradables en République du Bénin, a été présentée par le directeur départemental du Cadre de vie, Sanni Orou Pibou. La deuxième communication, portant sur la loi relative à l’hygiène publique en République du Bénin, a été animée par Dieu-Donné Medebaho, spécialiste en hygiène et contrôle de la qualité des denrées alimentaires à la Direction départementale de la Santé (DDS) du Borgou. Quant à la troisième, elle a porté sur le décret n°2022-301 réglementant le bruit en République du Bénin et a été présentée par le major Joël Feliho, représentant le directeur départemental de la Police républicaine du Borgou.
Dans une approche pédagogique, les différents communicateurs ont expliqué les enjeux, les dispositions ainsi que les implications de ces textes législatifs et réglementaires. Les échanges ont suscité un vif intérêt auprès des participants. « Les populations ont été très contentes, très impressionnées par la qualité des communications parce qu’en dehors des explications, il y a eu des supports vidéo sur les actions de sensibilisation et les opérations de répression. Cela a véritablement capté leur attention et les a mieux renseignées sur leurs devoirs, leurs responsabilités ainsi que sur les sanctions encourues en cas de violation de ces différentes lois », a souligné Jamillath Kissira Maurat Faladé, coordinatrice départementale du CES Borgou.
Selon elle, les participants ont même recommandé que la phase de répression soit engagée, estimant que ces textes existent depuis plusieurs années. En réponse à cette préoccupation, la coordinatrice a indiqué que cette recommandation a été bien notée, tout en précisant que les actions de sensibilisation se poursuivront afin de toucher un plus grand nombre de populations à la base, avant toute intensification des mesures de répression par les autorités compétentes.
La séance s’est achevée par une série de questions-réponses entre les participants et les communicateurs. Ces échanges ont permis d’apporter des éclaircissements sur plusieurs préoccupations et de dissiper certaines incompréhensions. Les participants sont repartis satisfaits, avec l’engagement de relayer les messages de sensibilisation dans leurs différentes localités.
Fayçal DRAMANE



