L’industrialisation au Bénin prend une tournure plus sociale. La ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, Awaou Baco, s’est rendue à la Zone industrielle de Glo-Djigbé. L’objectif était de mesurer l’impact des mécanismes mis en place en faveur de l’emploi des jeunes.
Au cœur de la plateforme, la ministre et sa délégation ont rencontré les responsables de la GDIZ. Les échanges ont porté sur la connexion entre les besoins des entreprises installées et les dispositifs de formation professionnelle.
Sur le terrain, le principe est simple. Les jeunes sont accueillis dans les unités de production. Ils y suivent des formations directement adaptées aux métiers industriels. Lorsque leurs compétences correspondent aux attentes, ils sont progressivement intégrés dans les entreprises.
L’objectif affiché est de réduire le décalage entre la demande du secteur privé et les profils disponibles sur le marché du travail.
Une zone industrielle qui mise sur la qualification locale
Au-delà des usines, la GDIZ construit un véritable écosystème. La plateforme veut rapprocher les investisseurs des ressources humaines locales.
Les entreprises bénéficient ainsi d’un vivier de travailleurs déjà formés aux exigences de leurs secteurs. De leur côté, les jeunes accèdent à des parcours concrets qui leur permettent d’acquérir une expérience et de développer des compétences recherchées.
Conçue pour la transformation locale des matières premières et le renforcement de l’appareil productif national, la GDIZ accueille aujourd’hui plusieurs unités. Les secteurs concernés vont du textile et de l’habillement à l’agro-industrie, en passant par la transformation du bois et la fabrication de produits manufacturés.
L’industrie comme levier de la stratégie économique
Cette visite intervient alors que le gouvernement accélère sa politique de développement industriel. La GDIZ constitue l’un des outils majeurs de cette stratégie. Elle doit permettre d’accroître la valeur ajoutée locale, de créer des emplois durables et d’attirer davantage d’investissements.
Le cadre légal des zones économiques spéciales vise à offrir aux entreprises un environnement adapté. Les autorités comptent aussi sur ces espaces pour améliorer l’employabilité des jeunes en alignant la formation sur les besoins réels de l’industrie.
À l’issue de la visite, le ministère et les responsables de la GDIZ ont convenu de poursuivre les échanges. L’enjeu est de renforcer la coopération entre les acteurs de l’emploi, de la formation et de l’industrie afin d’élargir les opportunités pour les jeunes et les entrepreneurs béninois.
Th.A.



