La cité des Koburu abrite un séminaire de formation consacré aux médias, à l’intelligence artificielle, à la désinformation, à la paix et à la cohésion sociale. Démarré le mercredi 24 juin 2026, ce séminaire est prévu pour s’achever le 26 juin 2026. Il est co-organisé par la Fondation internationale et pour l’Ibéro-Amérique d’administration et de politiques publiques (FIAP) en partenariat avec le média en ligne Banouto, dans le cadre du projet de soutien de l’Union européenne à la CEDEAO pour la paix, la sécurité et la gouvernance.
Léonce Gamaï Davodoun, journaliste, expert média et manager du groupe Banouto, a présenté aux participants les objectifs et le plan d’action de la formation. Selon lui, cette session vise notamment à renforcer la compréhension des participants sur l’intelligence artificielle, la désinformation, la mésinformation et les discours de haine, tout en promouvant un journalisme de paix au service de la cohésion sociale.
Le séminaire entend également renforcer les capacités des journalistes à identifier et traiter les contenus générés ou manipulés par l’intelligence artificielle, tout en les outillant sur les approches de journalisme sensible aux conflits. Il se veut aussi un cadre de collaboration entre médias et organisations de la société civile pour des réponses coordonnées face aux crises informationnelles.
Deux communications ont marqué la première journée. La première, animée par le Dr Odilon Koukoubou, expert en politiques de sécurité, a porté sur le thème : « Désinformation, crises géopolitiques et sécuritaires en Afrique de l’Ouest : défis et responsabilité des médias ». Elle a permis de mettre en lumière les enjeux sécuritaires liés à la circulation de fausses informations dans la sous-région.
La seconde communication, intitulée « Anatomie générale des désordres de l’information en Afrique de l’Ouest et au Bénin », a été présentée par Olivier Ribouis, journaliste et directeur de publication de Banouto. Elle a permis aux participants de mieux comprendre les mécanismes des désordres informationnels qui touchent la région.
Le programme prévoit d’autres communications, panels et travaux pratiques animés par des experts. Les participants seront notamment formés à l’utilisation responsable de l’intelligence artificielle dans les médias, aux techniques de vérification des faits, ainsi qu’au rôle des médias dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale.
Fayçal DRAMANE

