La cité des Kobourous a accueilli, ce mercredi 05 août 2026, le camp de formation des influenceurs de la génération Z  sur l’Intelligence Artificielle (Ia) et à l’intégrité de l’information. Cette formation de trois jours est consacrée à la lutte contre la désinformation, à la bonne utilisation de l’Ia, ainsi qu’à la promotion de la paix et de la cohésion sociale. Tenu dans les locaux de l’hôtel Kobourou City, cet atelier de formation a rassemblé une trentaine de créateurs de contenus. Il a été organisé par la Fondation internationale et pour l’Ibéro-Amérique d’administration et de politiques publiques (Fiap), en collaboration avec le média en ligne Banouto, dans le cadre du projet Epsg. La direction des travaux a, quant à elle, été assurée par Olivier Ribouis, Directeur de Publication (Dp) de Banouto.

Une première séance a été consacrée à la compréhension des mécanismes de création et de circulation des fausses informations.  Dans son intervention, le Dp Olivier Ribouis a présenté l’objectif dudit atelier. Il a ensuite insisté sur la responsabilité des créateurs de contenus : « Faire attention pour ne pas être des relayeurs de fausses informations », a-t-il rappelé, en appelant chacun à devenir un ambassadeur de la lutte contre les désordres informationnels. Par ailleurs, les communications de la journée ont porté sur des thématiques telles que la désinformation, les rumeurs, la manipulation émotionnelle, mais aussi la stigmatisation et leurs impacts sur la paix sociale. Trois messages forts ont ainsi été retenus : d’abord, la responsabilité communautaire, qui souligne qu’un créateur ne publie jamais seulement pour lui-même, car il déclenche des réactions dans une communauté ; ensuite, la crédibilité et la vérification, qui rappellent que plus une audience fait confiance à une personne, plus celle-ci doit vérifier avant de publier ; enfin, l’impact social, qui montre qu’une publication peut être légale, mais socialement dangereuse si elle crée la panique ou la haine.

Les impressions recueillies auprès des participants témoignent d’ailleurs de l’importance de cette formation. Pour Ruben Abikou, membre du Parlement des Jeunes du Bénin et militant civique, la première journée de formation a été riche. Il a salué les organisateurs pour cette opportunité offerte aux créateurs de contenus et a souligné qu’elle lui a permis de distinguer clairement les notions de désinformation, mésinformation, malinformation et rumeur. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité, pour les créateurs de contenus, de développer les bons réflexes de vérification avant toute publication.

De son côté, Lionel Houessouagueh, étudiant en Gestion des Entreprises à Parakou, a exprimé sa satisfaction d’avoir appris à identifier les fausses informations et à créer du contenu pertinent. Il espère, à l’issue de la formation, être capable de produire des contenus qui touchent davantage son audience tout en restant responsables.

La séance s’est déroulée dans une ambiance conviviale, favorisant les échanges et les exercices pratiques. Ainsi, chaque participant a pu présenter le type de contenu qu’il publie, son public cible, ainsi que les réactions suscitées par ses publications. Ces partages ont permis de mieux cerner les enjeux liés à la responsabilité numérique et à l’influence sociale.

Ce camp de formation marque, ainsi une étape importante dans la sensibilisation des jeunes créateurs de contenus au Bénin. En les outillant contre la désinformation et en les encourageant à adopter une influence responsable, les organisateurs contribuent à renforcer la cohésion sociale et à promouvoir une utilisation saine du numérique. À l’issue de ces trois jours, les participants seront ainsi appelés à devenir des relais de bonnes pratiques, capables de protéger leur crédibilité tout en œuvrant pour la paix et la stabilité sociale.

Kouassi Oswald SIDOL (Stg)

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