Après trois jours de réflexions, d’échanges et de renforcement de capacités à l’hôtel Komiguéa de N’Dali, le séminaire de formation des journalistes sur la promotion des droits socio-économiques a pris fin le mercredi 24 juin 2026. À l’heure du bilan, les responsables de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) ont salué l’engagement des participants tout en les exhortant à faire des médias de véritables instruments de transformation sociale.
Organisée par la HAAC avec l’appui financier de la Coopération suisse à travers le Programme Redevabilité, cette formation a permis aux professionnels des médias de renforcer leurs connaissances sur les droits socio-économiques, les techniques de traitement des questions sociales ainsi que les exigences éthiques liées à leur couverture médiatique.
Durant les travaux, les participants ont également formulé plusieurs recommandations visant à améliorer la prise en compte des préoccupations sociales dans les contenus médiatiques et à renforcer le rôle des médias dans la promotion des droits des citoyens.
Le Secrétaire général de la HAAC, François Awoudo, s’est réjoui de l’implication des participants tout au long du séminaire : « Je voudrais déjà pour ma part vous dire ma satisfaction parce que les objectifs fixés ont été atteints dans l’ensemble. J’ai remarqué que vous n’étiez pas prêts à arrêter tant cette session était enrichissante. C’est très encourageant », a-t-il déclaré.
Reconnaissant que les enjeux abordés ne peuvent être totalement maîtrisés en seulement quelques jours de formation, il a néanmoins salué les efforts fournis par les journalistes : « Je suis conscient que ce travail ne se fait pas en 72 heures et c’est normal. Mais chacun s’est exercé. Sur ce point, je voudrais vous féliciter », a-t-il ajouté.
Pour le vice-président de la HAAC, Mohamed Baré, l’enjeu dépasse largement le cadre d’une simple session de formation. Il a insisté sur la responsabilité des médias dans la construction d’une société plus juste et inclusive : « Durant ces trois jours, nous avons réaffirmé une conviction essentielle : les médias ne sont pas de simples relais d’information. Ils constituent des acteurs majeurs du développement, de la cohésion sociale et de la promotion des droits humains ».
Selon lui, le travail journalistique doit permettre d’éclairer les citoyens, d’interpeller les décideurs et de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations. Les questions liées à l’éducation, à la santé, à l’emploi, à l’alimentation ou encore à l’accès aux services sociaux de base doivent occuper une place plus importante dans les productions médiatiques.
À travers cette initiative, la HAAC et ses partenaires entendent encourager un journalisme davantage tourné vers les réalités sociales et les préoccupations quotidiennes des citoyens. L’objectif est de former des professionnels capables de traiter avec rigueur les problématiques liées aux droits socio-économiques tout en jouant pleinement leur rôle de veille citoyenne.
Au terme de ce séminaire, un message fort s’est dégagé : informer ne suffit plus. Dans un contexte où les populations attendent davantage de justice sociale, de transparence et d’équité, les journalistes sont appelés à devenir des passeurs de conscience, des acteurs du développement et des défenseurs de la dignité humaine.
Fayçal DRAMANE

