Ouverture à Cotonou de la 2e réunion sur l’exécution des arrêts de la Cour de justice
La deuxième réunion des autorités nationales compétentes pour l’exécution des décisions de la Cour de justice de la Cedeao s’est ouverte ce mercredi 17 juin 2026 à Cotonou. Durant trois jours, les participants s’emploient à transformer les engagements de Lagos en un cadre opérationnel et permanent pour l’application des arrêts régionaux.
Un an après la rencontre inaugurale de Lagos, la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a ouvert sa deuxième réunion des autorités nationales compétentes à l’hôtel Azalaï de Cotonou. Prévue pour durer trois jours, du mercredi 17 au vendredi 19 juin 2026, cette session rassemble des représentants des États membres, de la Commission et du Parlement de la Cedeao autour du thème : « De l’engagement au cadre : Mise en œuvre d’une architecture collaborative pour l’exécution des arrêts de la Cour de justice de la Cedeao ».

Autrement, l’événement vise à formaliser les modalités d’une coopération structurée entre les administrations nationales et les instances communautaires. Au cours de la cérémonie d’ouverture, le Directeur des affaires juridiques de la Commission de la Cedeao, Yusuf Dammadami a rappelé la portée de cette initiative pour l’intégration régionale en déclarant. Pour lui, tant que les décisions de cette Cour ne seront pas appliquées, les droits qu’elle affirme resteront lettre morte et les services de la Commission de la Force aérienne resteront incomplets. Il a ajouté que l’adoption de ce cadre constitue un engagement institutionnel en faveur de la responsabilité, de la langue, des institutions et de l’état de droit dans toute notre région. Le Président de la Cour de justice, Ricardo Claudio Gonçalvès a ensuite prononcé le discours d’ouverture officielle. Rappelant le rôle de diagnostic de la réunion de Lagos, il a déclaré que si Lagos a été un moment de réflexion, Cotonou devrait être le moment de l’action. « Si Lagos a identifié les défis, Cotonou doit consolider les solutions », a-t-il insisté. Abordant la question de la souveraineté, le Président a précisé que celle-ci n’est pas un obstacle mais le fondement même de l’adhésion aux traités. Il a invoqué l’article 27 de la Convention de Vienne pour rappeler qu’aucun État ne peut utiliser son droit interne pour justifier le non-respect d’obligations internationales. Soulignant l’importance des autorités nationales comme pont entre le niveau communautaire et national, il a conclu en liant le succès de ces mécanismes à la Vision 2050 de la Cedeao avant de déclarer les travaux officiellement ouverts. Le programme de travail s’articule autour de quatre sous-thèmes majeurs : le cadrage institutionnel des mécanismes de coordination, le bilan des mesures prises depuis la réunion de Lagos, la structuration d’un dialogue multipartite et la planification d’un plan de travail assorti d’indicateurs de performance d’ici la prochaine session.
J.G



