L’avocat de Florence Kingbo, Me Aboubacar Baparapé, appelle les autorités à accélérer la réalisation de l’expertise psychiatrique ordonnée dans le dossier de sa cliente. Au micro de Bip Radio, il a déploré les retards enregistrés dans cette procédure, alors que la prévenue est toujours en détention provisoire.

Selon Me Baparapé, l’état mental de Florence Kingbo ne permet pas, en l’état actuel, d’envisager une condamnation. « J’ai eu à dire que son état mental ne la rendait pas éligible à une condamnation », a-t-il déclaré, rappelant avoir produit devant la Cour des documents, notamment fournis par le père de sa cliente, attestant de troubles psychiatriques.

L’avocat explique que la justice doit désormais examiner le dossier sous l’angle de l’irresponsabilité pénale. En droit, cela signifie qu’avant toute condamnation, il faut déterminer si une personne souffrait, au moment des faits, de troubles mentaux suffisamment graves pour avoir altéré ou supprimé sa capacité de comprendre ses actes ou d’en répondre pénalement. Si cette situation est reconnue, elle ne peut être condamnée comme une personne pleinement responsable.

C’est dans cette optique que le ministère public a demandé au Centre de neuropsychiatrie de Jacquot de confirmer ou d’infirmer les documents médicaux produits par la défense. Mais, selon Me Baparapé, près de trois mois après cette décision, l’expertise n’a toujours pas été réalisée. « Je passe par votre canal pour demander à l’hôpital psychiatrique de Jacquot et à ses autorités de faire diligence », a lancé l’avocat sur Bip Radio, estimant que le blocage se situe désormais à ce niveau.

En attendant les conclusions de cette expertise, le dossier a été renvoyé au mois d’octobre.

Fifonsi Cyrience KOUGNANDE

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