Hier, mercredi 10 juin 2026, s’est ouvert à Cotonou la 2e edition du Dialogue des jeunes. Cette edition, qui fait suite au Dialogue des jeunes de 2024, met l’accent sur l’implication de la jeunesse béninoise dans le processus de développement de leur patrie. Le bilan des actions menées, les défis et les perspectives sont au Coeur des échanges. Le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) accompagne l’initiative.

Un mot de bienvenue a introduit la réunion. La matinée s’est déroulée selon le programme présenté comme suit :

  • Panel introductif à propos des avancées, défis et perspectives
  • Travaux de groupes thématiques en trois phases : analyse de la mise en œuvre, des défis et des perspectives autour des thématiques, identification des actions menées par les jeunes dans les sphères et organisations et enfin identification des priorités nationales urgentes et formulation des recommandations.

Trois panelistes ont partagé leur expertise et mis en lumière l’état de l’agence UNFPA après 2024. Il s’agit de : Regina Aho, socio-anthropologue et spécialiste de la santé sexuelle et reproductive; Serge Sewa, expert certifié en politique publique de jeunesse et Faahd Agboola, juriste et spécialiste des droits humains et de l’inclusion. À l’issu de leurs échanges, ils ont retenu comme actions menées :

  • L’intégration de jeunes appartenant à des partis politiques ;
  • L’organisation d’une réunion en 2024 ;
  • La participation effective des jeunes aux objectifs de la vision Alafia 2060 ;
  • La participation des jeunes aux tables rondes.

Au nombre des insuffisances, les points suivants ont été relevés :

  • Le nombre minime de jeunes dans les ministères ;
  • L’absence d’institutionnalisation permanente ;
  • Le manque de ressources financières ;
  • L’absence d’un mécanisme efficace en matière de suivi des politiques ;
  • L’inaccessibilité des jeunes à un espace de prise de décision.

Au terme de leur entretien, les mesures suivantes ont été suggérées :

  • La création d’une agence directement rattachée à la présidence en vue d’une meilleure centralisation de l’action des jeunes ;
  • La réhabilitation du Conseil National de la Jeunesse ;
  • Une meilleure inclusion des jeunes dans la vie politique ;
  • La mobilisation de fonds par les jeunes eux-mêmes pour financer certains projets.

La journée s’est poursuivie avec des travaux de groupes. Durant ces instants de réflexion, les jeunes sont invités à analyser les avancées, défis et perspectives de l’après 2024, recenser les réalisations et identifier les priorités nationales urgentes. Les discussions gravitent autour de diverses thématiques dont : santé et bien-être, droits de l’homme et égalité des sexes, compétences nécessaires à la vie des jeunes, durabilité, environnement et actions climatiques, consolidation de la paix.

Cette deuxième édition du dialogue des jeunes a rappelé combien l’action de la jeunesse peut être bénéfique à la nation. À propos, Ariane HOUESSE, Responsable Communication du Réseau Béninois du Parlement Mondial de la Jeunesse pour l’Eau (RB/PMJE) présente à cette séance affirme : « En tant que jeunes, nous ne devons pas attendre forcément l’État, ni forcément les partenaires techniques et financiers ». Elle propose donc de « pouvoir coordonner nos efforts, de pouvoir nous mettre en synergie » afin de se libérer de toute dépendance financière vis-à-vis de l’État. Les jeunes doivent redoubler d’ardeur car « Le développement ne commence pas par l’État mais par nos petites actions au quotidien ».

La deuxième édition du Dialogue des jeunes s’inscrit dans un contexte marqué par la volonté de la population de participer au développement du pays. Elle justifie la réforme du Maire de Cotonou consistant à impliquer les collectivités locales dans la construction d’une économie stable.

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