C’est dans une atmosphère empreinte de fierté et de solennité que l’amphithéâtre Solidarité de l’Université de Parakou (Up) a accueilli, ce samedi 06 juin 2026, la cérémonie de remise des parchemins aux lauréats de la 4ᵉ promotion du Journal de l’Étudiant Noir (Jen). Vingt-deux jeunes journalistes en fin de formation ont ainsi officiellement franchi le seuil de l’insertion professionnelle. C’est autour du thème : « Journalisme à l’ère de l’intelligence artificielle : opportunités, défis et nouvelles perspectives d’insertion » que s’est tenue cette cérémonie qui a réuni des professionnels des médias, des autorités universitaires et des invités de marque.

De nouvelles plumes font leur entrée sur le marché de l’emploi. D’entrée de jeu, le président du comité d’organisation, Keface Dakodoui, a ouvert les travaux en soulignant l’importance de cette cérémonie pour l’institution et pour les récipiendaires. Il a salué l’investissement des lauréats tout au long de leur parcours. Dans la foulée, la porte-parole de la promotion, Reine Doussoh, a rappelé que cet événement dépasse largement le cadre d’une simple formalité administrative. Il consacre l’aboutissement d’un parcours exigeant, jalonné d’apprentissages, d’engagement et d’expériences concrètes. Elle a ensuite exprimé la gratitude de sa promotion avant d’ajouter : « Nous prenons l’engagement de porter les valeurs du journal. » À l’attention de la 5ᵉ promotion à venir, elle a lancé un message d’encouragement : « Le chemin est exigeant, mais il en vaut la peine. »

Par la suite, le parrain de la promotion, Hyppolite Glegan, a choisi de mettre en garde les jeunes lauréats contre la tentation de se reposer sur leur diplôme. « Que ce parchemin ne soit pas simplement un diplôme, mais le début d’une remise en cause permanente », a-t-il déclaré, soulignant que la meilleure formation en presse reste celle dispensée dans les quotidiens, radios, ou sur le campus. Il les a également invités à cultiver la curiosité et à se distinguer des autres.

À son tour, le Directeur de Publication (Dp) du Jen, Germain Aloze, a rappelé la vocation de l’institution : « Offrir aux étudiants un cadre d’apprentissage, d’expression et de perfectionnement dans les domaines du journalisme, de la communication et des métiers connexes. » Il a invité les récipiendaires à demeurer fidèles aux valeurs du métier et à faire preuve de professionnalisme tout au long de leur carrière.

Prenant la parole au nom du président l’Association des Journalistes exerçant dans le Septentrion du Bénin (Ajs-B), Patrice Biaou, après avoir adressé ses félicitations, a affirmé que l’intelligence artificielle n’est ni l’ennemie du journalisme, ni son remplaçant. Il a précisé qu’elle est un outil, et certes un outil ne remplacera jamais la rigueur, le discernement, l’éthique, l’esprit critique et la sensibilité humaine. Il a par ailleurs exhorté les lauréats à cultiver trois qualités fondamentales : la curiosité, l’humilité et l’intégrité.

En outre, les représentants des autorités rectorales et du Centre des Œuvres Universitaires et Sociales de Parakou ont également salué l’initiative.

Interrogés, les lauréats n’ont pas caché leur joie. Emma Sambieni et Freud Adjakou ont tous deux exprimé leur satisfaction après la remise de leur parchemin. Pour eux, cette distinction représente l’aboutissement de deux années d’efforts soutenus et d’engagement sans relâche dans leur formation. Cette cérémonie marque ainsi, pour ces récipiendaires, le début d’une nouvelle carrière en journalisme et la découverte de nouvelles facettes du monde journalistique.

Fayçal DRAMANE

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