Dans un communiqué, le parti d’opposition Les Démocrates affirme avoir pris connaissance de l’installation à Niamey d’un comité mixte d’experts nigériens et béninois chargés d’examiner les conditions de réouverture de la frontière Bénin-Niger. Le parti accueille favorablement cette démarche qui consacre le dialogue, une voie qu’il a toujours défendue dans le règlement des différends et des crises qui touchent les peuples. Dès lors, le parti d’opposition félicite le gouvernement du Président Romuald Wadagni pour cette volonté de privilégier la concertation et encourage la poursuite des efforts engagés. Le parti Les Démocrates nourrit alors l’espoir que les travaux du comité mixte aboutiront rapidement à la réouverture effective des frontières, au renforcement des échanges at au renforcement durable entre les peuples du Bénin et du Niger.
Pour comprendre cette exaltation du parti d’opposition, il faut remonter aux concertations entre le Général Abdourahamane Tiani, l’ancien président du parti Les Démocrates, Boni Yayi, et le président Nicéphore Soglo. Le parti d’opposition, qui a toujours appelé au dialogue entre le Niger et le Bénin en vue d’une ouverture de la frontière, a trouvé, après plusieurs échecs du gouvernement Talon à renouer le dialogue avec le Niger, dans l’initiative des anciens présidents l’ultime espoir d’une ouverture de la frontière Niger-Bénin. Mais cet espoir aussi s’est ruiné. Depuis trois ans, c’est le statu quo. Mais il aura fallu quelques jours seulement, après son investiture, pour que le Président Romuald Wadagni fasse naître à nouveau l’espoir éteint depuis 3 ans de voir réouverte la frontière. Non seulement, Niamey s’est paru de ses plus beaux habits pour accueillir le Président du Bénin, mais a, après la rencontre, mis en place un comité mixte pour voir en 15 jours les goulots à l’atteinte de l’objectif commun. Plus encore, Niamey a joint l’acte à la parole, en mettant en place, les jours qui ont suivi, ledit comité mixte d’experts. Dorénavant, l’espoir est vraiment et réel, et ce n’est pas aller vite en besogne que de dire que la réouverture de la frontière Bénin-Niger est imminente. Tout ceci par le pragmatisme d’un homme, le Président Romuald Wadagni. Si ce n’est pas la tradition qui veut que le nouveau Président du Bénin aille d’abord au Nigeria, C’est au Niger et au Burkina Faso qu’il allait réserver ses premiers déplacements officiels, après son investiture. Les Nations n’ont que des intérêts. Wadagni a compris où étaient d’abord les intérêts du Bénin. Et cela séduit même l’opposition.
Bertrand HOUANHO






