L’Organisation internationale pour les migrations (Oim) a convié mercredi, 03 juin 2026, les professionnels des médias à un atelier de sensibilisation sur la mise en œuvre de la Carte d’identité biométrique nationale de la Cedeao. Le présent atelier organisé en collaboration avec la Cedeao et l’appui de ses partenaires dans le cadre du Programme de Libre circulation des personnes et migration en Afrique de l’Ouest (FMM II), financé par l’Union Européenne, s’est déroulé à Sofitel à Cotonou…

Mobiliser les médias dans l’optique d’une vulgarisation de la Carte d’identité biométrique nationale de la Cedeao. Tel est le but visé à travers le présent atelier porté par l’Oim et la Cedeao. Outil de renforcement de l’intégration régionale, la Carte d’identité biométrique nationale se veut le document d’identité et de voyage régional officiel, conçue pour faciliter la circulation transfrontalière fluide au sein de la région tout en renforçant les systèmes de gestion de l’identité. Elle s’inscrit dans le cadre juridique et politique de la communauté de la Cedeao, en réponse à un besoin de système plus sûr, efficace et normalisé en appui à la gestion moderne des frontières, améliorant l’identification des voyageurs. Elle s’aligne sur les meilleures pratiques internationales conformément à la norme 9303 de l’Organisation de l’aviation civile internationale. Elle est actuellement mise en œuvre dans plusieurs pays notamment le Bénin, le Sénégal, la Guinée-Bissau, le Ghana, la Gambie, la Sierra Léone et le Nigéria. A en croire la Directrice de l’Émigration et de l’Immigration, Chimène Lougbegnon Bossa, le Bénin a émis sa première carte biométrique aux normes de la CEDEAO en 2020. Un document qui permet donc aux Béninois de voyager dans l’espace Cedeao désormais. Et de préciser que l’atelier vise à permettre aux professionnels de l’information de mieux comprendre les caractéristiques et les avantages de cet outil. « Vous êtes les meilleures voix qui font parvenir l’information aux citoyens », a-t-elle martelé avant d’insister sur la possibilité de contacter le numéro 166  pour toute préoccupation par rapport à cette carte. Quant à Seve Diomande, manager par intérim du Programme d’appui à la libre circulation des personnes et à la migration, il a laissé entendre que l’identité légale constitue un facteur fondamental d’inclusion sociale, de protection, de mobilité et d’accès aux services. « Des systèmes d’identification fiables permettent d’améliorer la gestion des frontières, de renforcer l’intégrité des données et de contribuer à relever les défis liés à la migration irrégulière, au trafic illicite de migrants et à la fraude à l’identité », a-t-il souligné. Pour le Directeur de la Libre circulation des personnes, de la migration et du tourisme, Albert Siaw-Boateng, ladite carte se veut un symbole d’appartenance, un moyen de faciliter des déplacements sûrs, sécurisés et efficaces dans l’espace Cedeao. « Le succès de cette initiative ne dépend pas uniquement de la technologie ou des cadres politiques. Il dépend des personnes. Il dépend de la confiance. Et il dépend de l’information », a-t-il insisté. S’adressant aux professionnels des médias, il affirme : « Vous êtes le lien entre les institutions et les citoyens. Vous façonnez la compréhension du public, influencez la perception et contribuez à renforcer la confiance dans des initiatives telles que la carte biométrique de la CEDEAO. » Les professionnels des médias sont donc exhortés à jouer leur partition dans l’optique d’une adhésion massive à la Carte d’identité biométrique nationale de la Cedeao.

A.B

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