L’examen du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC) session de juin 2026 a débuté ce lundi 8 juin 2026 sur toute l’étendue du territoire national. Les candidats sont soumis depuis hier à des épreuves écrites. Les candidats en situation de handicap ont toutefois éprouvé des contraintes.
D’après le Ministère de l’Enseignement Secondaire, 61 candidats en situation de handicap sont concernés par la phase écrite du BEPC 2026 sur les 130 253 enregistrés. Le Ministre Clément Kouchadé se réjouit de cet effectif : << Leur présence à cet examen national constitue une illustration éloquente de l’engagement du gouvernement en faveur d’une école inclusive garantissant à chaque apprenant sans distinction les mêmes chances de réussite et d’épanouissement >>, a-t-il affirmé dans son message adressé à la veille de l’examen aux acteurs du système éducatif béninois. Cependant, cette première journée a laissé un goût amer à certains candidats handicapés. C’est le cas de Fandy Ange-Marie, atteint depuis l’enfance de troubles psychomoteurs et de difficultés du développement intellectuel. Sa situation le contraint à être évalué dans des conditions spécifiques. Ainsi, le candidat doit composer dans une salle calme et isolée. De plus, il doit bénéficier d’un tiers de temps supplémentaire pour chaque épreuve et être aidé d’un spécialiste. Pourtant, ces besoins particuliers n’ont pas été pris en considération. Fandy Ange-Marie a composé dans des conditions ordinaires, mêlé aux candidats bien portants. Le candidat se désole de sa contre-performance. Il évoque le temps que la compréhension des consignes lui a fallu : << En lecture, je n’ai pas fini le C4 >>. Il déplore la non-prise en compte de son handicap. << Les gens ne sont pas venus m’assister pour l’examen qu’on devait faire >>. En effet, en raison de sa condition, il devait se faire accompagner par un spécialiste. << Les conditions n’ont pas été respectées >>, confirme Fabrice Adjoglo, spécialiste des enfants handicapés. Selon lui, le candidat aurait dû bénéficier d’une aide particulière pour faciliter sa compréhension de l’épreuve et lui faire perdre moins de temps. Fabrice Adjoglo espère un meilleur encadrement des candidats en situation de handicap pour la suite de la composition : << Je souhaiterais qu’on envoie des spécialistes d’ État pour l’assister pour la suite >>. La non-considération de son état de santé risque d’affecter négativement ses résultats.
Le candidat Fandy Ange-Marie n’est certainement pas un cas isolé. Une meilleure prise en charge des candidats en situation de handicap doit être assurée, ceci en vue de promouvoir l’équité entre les apprenants et de favoriser de meilleurs résultats à l’échelle nationale.
Immaculée ASSOGBA






