La cité des koburu a accueilli l’exercice de l’évaluation des élections générales de 2026. Réunis autour de la Commission électorale nationale autonome (CENA), responsables politiques, députés, acteurs de la société civile et agents électoraux ont passé au crible les scrutins de 2026. À l’heure du bilan, le président de la CENA, Sacca Lafia, affiche une ambition claire : transformer les leçons du passé en leviers d’amélioration pour les rendez-vous électoraux à venir.

Pendant quatre jours, les débats ont été nourris, les analyses approfondies et les échanges parfois critiques. Mais au terme de l’atelier d’évaluation des élections générales de 2026, un constat s’impose : les différents acteurs de la chaîne électorale ont choisi la voie du dialogue et de la remise en question constructive. Dans son allocution de clôture, le président de la CENA, Sacca Lafia, a salué un exercice qui témoigne, selon lui, de la maturité démocratique du Bénin. « Nous avons prouvé une fois de plus que le Bénin sait s’asseoir, se regarder en face et évaluer ses processus avec maturité, lucidité et responsabilité », a-t-il déclaré devant les participants. Les élections générales de 2026 ont constitué un défi organisationnel majeur. Leur réussite, a souligné le président de la CENA, est le fruit d’un effort collectif mobilisant institutions républicaines, partis politiques, organisations des sociétés civiles et les personnels électoraux déployés sur l’ensemble du territoire national. Sacca Lafia a notamment rendu hommage aux députés de l’Assemblée nationale pour leur contribution à l’élaboration du cadre juridique ayant permis la tenue du scrutin. Il a également salué l’esprit républicain des formations politiques qui, malgré les divergences idéologiques, ont participé aux travaux avec un sens élevé de l’intérêt général.

Les organisations de la société civile ont, elles aussi, reçu les félicitations du président de la CENA pour leur rôle de veille citoyenne et leur contribution à la transparence du processus électoral. Mais c’est surtout à l’endroit des acteurs de terrain que les mots les plus appuyés ont été adressés. Points focaux, coordonnateurs d’arrondissement et assistants coordonnateurs ont été présentés comme les véritables artisans de la réussite opérationnelle du scrutin. « Vous avez été les chevilles ouvrières de ce scrutin », a insisté Sacca Lafia, saluant leur engagement face aux contraintes logistiques, à la pression du terrain et aux exigences de sécurisation du matériel électoral. Au-delà du bilan, l’atelier a surtout permis de dégager plusieurs pistes d’amélioration. Les réflexions ont porté sur la modernisation technologique de la transmission des résultats, l’amélioration de l’organisation logistique dans les arrondissements, le renforcement des compétences des agents électoraux ainsi que la simplification de certaines procédures administratives.

Pour la CENA, ces recommandations ne doivent pas rester simples conclusions consignées dans un rapport. Elles constituent désormais une feuille de route destinée à renforcer l’efficacité, l’inclusivité et la transparence des futurs scrutins.

Albérique HOUNDJO Br/Borgou-Alibori

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