(Le pari de l’efficacité)
Les décisions prises lors du Conseil des ministres du 3 juin 2026 traduisent une volonté affirmée du gouvernement du président Romuald Wadagni de renforcer l’accès aux services sociaux de base. Entre la gratuité de la scolarité des filles dans l’enseignement secondaire public, les investissements massifs dans l’accès à l’eau potable et à l’électricité dans les écoles et centres de santé, ainsi que le renforcement de la prise en charge des urgences vitales, les mesures annoncées méritent d’être saluées.
Cependant, au-delà des annonces, le véritable défi reste celui du suivi et du contrôle. Les ressources mobilisées doivent parvenir effectivement aux bénéficiaires. S’agissant particulièrement des intrants médicaux, il est indispensable que des mécanismes rigoureux de traçabilité et d’évaluation soient mis en place afin d’éviter tout détournement, toute disparition de stocks ou toute commercialisation illégale de produits destinés aux urgences.
Comme au temps du président Patrice Talon, où l’accent était régulièrement mis sur le contrôle des réformes et l’évaluation des résultats, la réussite de ces nouvelles mesures dépendra largement de la capacité de l’administration à assurer un suivi permanent de leur mise en œuvre. Les moyens financiers sont annoncés. Les ambitions sont affichées. Reste désormais à garantir que chaque franc investi produise effectivement l’impact attendu au profit des populations. Le défi est au contrôle.
Fifonsi Cyrience KOUGNANDE






