Le choix des vêtements n’est jamais totalement anodin. Pour certains, il reflète l’humeur, la culture ou encore le mode de vie. Dans une société marquée par l’image, l’apparence vestimentaire occupe une place de plus en plus importante.
A Vedoko un quartier de la commune de Cotonou, une jeune étudiante en agronomie à la Faculté des sciences agronomiques (FSA) du nom de Angel Koffi est victime de calomnie et d’injure. Son entourage limite sa personnalité à son style vestimentaire. Angel a un style particulier, « pour m’habiller je suis souvent en petites jupes ou petites robes ou en culottes aussi ». Elle estime qu’elle est très à l’aise avec ce qu’elle porte. Pour son entourage, son style vestimentaire s’apparente à ceux des « prostituées ou filles de nuit ». Merveille Agbo, mère de trois enfants et instructrice du CM2, affirme que « il n’y a que les filles de nuit qui s’habillent comme Angel, donc elle aussi en est une, si de toutes les façons elle ne sait pas nouer un pagne ».
Pour Isabelle Ahoton « elle a le droit de s’habiller comme elle veut » dit-elle. Elle nous confie même qu’elle s’habille parfois comme Angel et qu’elle met aussi des chaines au pieds malgré qu’elle soit marié à un homme très respectable. Elle déclare même que son mari aime qu’elle s’habille de façon « sexy ». Pour Isabelle, l’apparence peut être trompeuse. On peut s’habiller de façon très descente et être une fille de nuit.
Loïc d’Almeida, étudiant génie civil et âgé de 25 ans, affirme aussi que « on me traite de cybercriminel juste parce que j’ai des nattes sur la tête, un piercing à l’oreille et des tatouages ». Mais pour lui, il est à la mode mais son entourage l’interprète mal.
Le style vestimentaire peut donner une première impression, mais il ne permet pas toujours de connaître réellement une personne. L’être humain reste bien plus complexe que son apparence.
Ornella Gangnihessou (Stag)




