L’investiture du 24 mai 2026 à Cotonou ne marque pas une rupture. Elle marque un passage de témoin pour accélérer. Romuald Wadagni ouvre son septennat sur une exigence simple : faire descendre la croissance dans la vie quotidienne des Béninois.
Je retiens trois choses de son discours.
Premièrement, la clarté du cap. Quatre publics, quatre réponses concrètes. Aux jeunes, des opportunités locales pour créer de la valeur ici. Aux femmes, plus d’accès au financement, à la propriété, aux responsabilités. Aux agriculteurs, l’annonce inédite d’une protection sociale agricole. À la diaspora, la réaffirmation que le Bénin reste la maison de retour. Fini les slogans. Place aux engagements mesurables.
Deuxièmement, la conscience de l’exigence. Le Bénin inaugure un mandat de 7 ans. C’est une chance pour aller au bout des transformations structurelles. Mais c’est aussi une obligation de résultats sur l’emploi, le pouvoir d’achat, l’eau, l’électricité, la santé, la gouvernance locale. La croissance n’a de sens que si elle se voit dans les ménages.
Troisièmement, la continuité assumée. L’hommage à Patrice Talon, et aux anciens Présidents, dit une chose : la stabilité démocratique est un acquis collectif à préserver. Sur la sécurité, la ligne est ferme. Le pays défendra son intégrité et renforcera la coopération régionale.
Maintenant, l’heure du travail. La quasi-totalité des partis l’ayant soutenu, et la majorité présidentielle, en premier, ont le devoir d’être à la hauteur. Le 12 avril 2026, le peuple a tranché avec 94,27% des voix. Ce n’est pas un blanc-seing. C’est un contrat de confiance.
L’ère Wadagni commence par une promesse simple : gouverner pour que chaque Béninois sente, dans sa vie de tous les jours, que le pays avance. À nous de la tenir.






