Afin de faciliter la fluidité du transport dans le marché d’Arzèkè et sur les voies bitumées, la municipalité a mis en place une passerelle au niveau du marché. En effet, il s’agit d’une construction en béton assez solide, dotée d’escaliers sur les côtés, permettant de relier un point A à un point B en toute sécurité. Cet ouvrage, destiné à permettre aux piétons de traverser la route sans gêner la circulation des motos et véhicules en contrebas, connaît pourtant d’autres usages chez les commerçants.
Selon une vendeuse rencontrée sur les lieux, la passerelle est accessible à tous et son emprunt pourrait même réduire les attroupements dans le marché. Malgré cela, l’ignorance conduit bon nombre d’usagers à ne pas l’emprunter.
Sur ses escaliers, certains y trouvent un cadre de dépôt de marchandises, d’autres, un point de vente improvisé, d’autres encore un endroit pour faire sécher les oignons et divers produits. Pour les enfants, c’est un terrain de jeu depuis lequel ils observent, depuis une certaine hauteur, l’effervescence du marché. Par ailleurs, pendant que cette traversée reste libre et accessible, passagers, conducteurs de taxi-moto et commerçants préfèrent tous emprunter les allées du marché, occasionnant des embouteillages et des altercations verbales. Or, une mauvaise traversée de la route peut engendrer des accidents aux conséquences graves.
Il revient donc aux usagers de prendre conscience des infrastructures mises à leur disposition pour une meilleure circulation des personnes et des biens, et d’attribuer à chaque équipement sa vocation première. La passerelle du marché Arzèkè n’est pas un entrepôt, ni un marché : c’est avant tout un outil de sécurité, offert à tous et qui ne demande qu’à être utilisé comme tel.
Cécile BRISSO (Stg)
