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  • Festival National des Sports et des Loisirs : Ouidah accueille la 3ème édition

    Festival National des Sports et des Loisirs : Ouidah accueille la 3ème édition

    Le stade omnisports de Ouidah est en pleine effervescence à l’occasion de la 3ème édition du Festival National des Sports et des Loisirs qui se déroule du 17 au 20 octobre 2024. Cet événement d’envergure, orchestré par le Ministère des Sports en collaboration avec le Fonds National pour le Développement des Activités de Jeunesse, de Sport et de Loisirs (FNDAJSL), vise à promouvoir les disciplines sportives et récréatives sous toutes leurs formes, tout en offrant un cadre de divertissement sain et accessible à tous.

    La cérémonie de lancement officielle, tenue le vendredi 18 octobre 2024, a vu l’intervention de Monsieur Crépin OKOUOLOU, Directeur de Cabinet du Ministre des Sports, qui a insisté sur le fait que les activités sportives et ludiques ont souvent été perçues uniquement sous l’angle des compétitions, sans que les populations ne connaissent véritablement les règles, les bienfaits ou encore l’histoire des disciplines pratiquées. Il a souligné que ce festival représente une opportunité unique pour une vulgarisation à grande échelle des règles de jeu et des bienfaits des différentes disciplines, tout en favorisant des démonstrations et des compétitions dans un esprit de saine émulation.

    Cette initiative du Ministère des Sports, portée par le FNDAJSL, arrive à point nommé. Elle s’inscrit pleinement dans une vision de promotion globale du sport et des loisirs, accessibles à tous et pour tous. Monsieur OKOUOLOU a également rappelé l’ambition affichée par le Gouvernement du Président Patrice TALON de faire du sport un véritable levier de développement, tant sur le plan économique que social.

    De son côté, Monsieur Imorou BOURAÏMA, Directeur Général du FNDAJSL, a mis en avant l’importance de cet événement pour les différentes fédérations sportives et associations de loisirs, en particulier celles qui ne jouissent pas d’une grande notoriété auprès du public. Il a indiqué que le festival constitue une plateforme idéale pour ces acteurs de se faire connaître, notamment à travers des séances d’exhibition, de démonstration et de compétition, offrant ainsi aux participants l’occasion de découvrir de nouvelles disciplines.

    Le Maire de la ville de Ouidah, Monsieur Christian HOUETCHENOU, a, quant à lui, salué cette initiative, estimant qu’elle permet à la jeunesse de découvrir la diversité et l’importance de la pratique des sports et des loisirs. Pour lui, ce festival est également une vitrine permettant de renforcer la cohésion sociale autour de la promotion des valeurs du sport et du bien-être.

    Outre les compétitions phares telles que le football, le handball, le basket, l’athlétisme, la boxe ou encore le jeu de dames, cette édition 2024 propose une panoplie d’animations qui ne manqueront pas de captiver l’attention des participants et des visiteurs. Des concerts, des expositions, des ateliers sportifs et des dégustations culinaires viendront ponctuer ces journées festives, mêlant ainsi sport, culture et divertissement.

    Ce festival est également l’occasion rêvée pour découvrir les richesses culturelles de la ville historique de Ouidah, tout en favorisant la pratique d’activités physiques dans une ambiance conviviale et festive. Un rendez-vous incontournable pour tous les amateurs de sport, mais aussi pour ceux en quête de loisirs sains et enrichissants.

  • Célébration du Jistna 2024 : Ouidah a accueilli la grande effervescence des afro descendants

    Célébration du Jistna 2024 : Ouidah a accueilli la grande effervescence des afro descendants

    Le Jistna 2024 a belle et bien eu lieu. En présence du Maire de Ouidah, du Président de la Fondation pour la Mémoire de l’esclavage, du Président du Comité de Commémoration du 23 août et de Sa Majesté, Dagbo Hounon ainsi que les têtes couronnées, les communautés d’Afro descendant venues de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Belgique et de la France, ont sacrifié à la tradition de la célébration du Jistna, vendredi 23 août 2024 dans la cité des Kpassè, Ouidah.

    « La commémoration de la Journée Internationale du Souvenir de la Traite Négrière et de son abolition est un moment singulier dans l’agenda des événements internationaux à caractère historique. Phénomène ayant marqué trois continents pendant quatre siècles, l’Afrique, l’Amérique et l’Europe, cet épisode douloureux de notre histoire revêt, au Bénin, une dimension exceptionnelle dans la mesure où une partie de notre pays a été le foyer de cette activité.

    C’est donc avec beaucoup d’humilité et de responsabilité que je me tiens devant vous aujourd’hui au nom du Ministre du tourisme, de la culture et des arts, Monsieur Jean-Michel ABIMBOLA que je représente ici, à Ouidah, à l’occasion des cérémonies marquant le souvenir de cette tragédie, la traite des noirs. Ouidah, ville de départ vers les Amériques de milliers d’hommes et de femmes réduits en esclaves, accueille cette manifestation, consciente du poids de l’histoire et surtout très engagée dans le processus de la réhabilitation de la mémoire de nos frères et sœurs victimes de cette barbarie. Cela fait trente ans (30) que cette journée internationale est célébrée parce qu’elle est constitutive de notre histoire et intégrée dans la tradition de nos résiliences. Avant 1994, année de la première célébration, la mémoire de l’esclavage a déjà fait l’objet au Bénin d’un vaste programme de réhabilitation des sites et espaces où les événements ont pris souche et se sont développés.

    Le Fort Portugais, la Place aux enchères, le Mémorial de Zoungbodji, la Route de l’esclave et la Porte du non-retour dont la restauration, le redimensionnement qui sont en chantier, en constituent les symboles forts. Il s’agit aussi des ouvrages et des infrastructures conçus à la seule fin de témoigner de cette histoire et d’offrir aux générations les outils efficaces de la transmission. Le Musée de la Mémoire de l’esclave et le bateau de l’immersion, illustrent cette approche. En fait, l’ensemble de ces réalisations s’inscrit dans la vision du gouvernement qui veut faire de ces lieux de mémoire et de leur animation, un trait d’union entre le Bénin et les afro-descendants » fait savoir le directeur de cabinet Eric Totah pour situer le cadre de cette commémoration.

    Teddy G.

  • Place aux enchères de Ouidah : L’histoire d’un arbre multiséculaire

    Place aux enchères de Ouidah : L’histoire d’un arbre multiséculaire

     

    (Tout sur la participation de Ouidah à la traite transatlantique)

    Fait surprenant à la Place Chacha à Ouidah dans la nuit du dimanche 02 au lundi 03 juin 2024 ! Le grand arbre de la Place aux enchères a été déraciné par la pluie qui s’est abattue sur la ville. Émoi et inquiétude se notent chez la population. Les autorités centrales et communales rassurent cependant quant au redressement et à la restauration de l’arbre, source de devises au plan touristique du fait de son rôle prépondérant dans la traite transatlantique.

     

    Racine principale défoncée, arbre fendu en deux troncs, l’un tombé en direction du Palais Chacha et l’autre dans le sens contraire. C’est l’aspect que présente le grand arbre de la Place aux enchères de Ouidah, déraciné par la pluie qui s’est abattue sur la ville. « J’étais venu voir ma sœur avec qui je discutais quand autour de 22h30-23 heures, j’ai vu l’arbre se fendre, produisant un bruit sec avant de tomber », raconte Geoffroy Zèkpa qui affirme s’en être approché, mais n’a rien découvert d’étrange à l’intérieur du tronc fendu. Il se dit surpris par cet évènement inédit : « C’était une grande surprise pour moi car cet arbre existait bien avant ma naissance et même avant la naissance de mes grands-parents », fait-il remarquer. Si Geoffroy Zèkpa plaide pour le redressement de l’arbre, compte tenu de son rôle prépondérant dans l’histoire de Ouidah en général et de la traite transatlantique en particulier, G. B. lui voit, dans la position dans laquelle les deux troncs sont tombés, une source de menace pour la population : « La position dans laquelle il est tombé n’augure pas de belles perspectives. C’est un arbre multiséculaire qui a vu couler le sang de nos compatriotes sur des siècles », a-t-il déclaré. Une thèse que semble confirmer le fâ consulté car, selon les informations rapportées, un informateur ayant requis l’anonymat, après consultation du fâ, il a été révélé que la chute de l’arbre est due aux mésententes qui règnent entre des dignitaires de la ville. La fissure en deux troncs est interprétée comme signe de division.

    Pas de perte en vies humaines, mais des dégâts matériels

    S’il n’y a pas eu de perte en vies humaines, il faut signaler cependant que la chute de l’arbre a causé d’importants dégâts matériels aux alentours. « Le quai rond entourant l’arbre a été partiellement détruit par le fût tombé vers le nord et touché légèrement par celui tombé vers le sud. Le banc public près de l’entrée principale du palais a été partiellement endommagé. La toiture en tulle de la façade de l’entrée principale du palais a été abîmée par les branches. Le lampadaire solaire, propriété des jardiniers du site et installé sur la toiture du palais, a été détruit », selon les constats faits par le commissariat de Ouidah. Des mesures de sécurité ont été prises autour du périmètre de l’arbre déraciné en attendant une restauration éventuelle.

    La place Chacha

    La Place Chacha (ou place des enchères) – Chacha étant le surnom de Francisco Félix de Souza représentant du roi d’Abomey à Ouidah-, est une place publique située dans la ville historique de Ouidah au Bénin. Encore appelée marché des esclaves, la place Chacha était le lieu où se tenaient les enchères publiques pendant lesquelles les esclaves destinés aux Amériques étaient troqués contre des marchandises.

    Ouidah et la traite transatlantique

    Même si la première rencontre entre Ouidah et les Européens eut lieu au cours du XVIe siècle sous le règne du Roi Kpassè, ce n’est qu’à la fin du XVIIe siècle que les marchands européens commencèrent à acheter des esclaves au royaume de Xwéda en quantité, en établissant des forts et des comptoirs dans la ville de Gléxwé.

    Ce commerce assurait la prospérité du royaume de Savi jusqu’au moment de son invasion militaire, en 1727, par le royaume du Dahomey.

    Ouidah était isolé du reste du royaume du Dahomey afin de garantir le monopole royal (érigé par le roi Kpengla 1774-1789) de la traite négrière.

    Ce monopole royal était animé par un grand dignitaire de l’État le Yovogan qui assurait l’interface commerciale avec les négriers européens. La traite des esclaves à Ouidah fut extrêmement intense vers le milieu du XVIIIe.

    Participation de Gléxwé (Ouidah) à la traite

    Ouidah a été l’un des principaux points d’embarquement des esclaves vers les Amériques. En effet, après l’implantation des forts en 1671 et sous le contrôle du Yovogan, Ouidah était devenu l’interface commerciale entre les négriers européens et le royaume d’Abomey. Dans cette entité relativement centralisée mise en place par le roi Agadja d’Agbomè (1708-1740), la traite négrière fut érigée en monopole royal par le roi Kpingla (1774-1789). Les esclaves étaient rassemblés sur la place Chacha pour y être vendus. Enchaînés, ils parcouraient les quelques kilomètres qui séparent cette place de la plage de l’embarquement : la porte du non-retour. Toujours enchaînés les uns aux autres, les esclaves montaient dans des canots pour être entassés dans des cales des navires. Persuadés que les négriers blancs allaient les manger, certains esclaves, lors du transport en canots se jetaient à la mer et mouraient noyés.

    Organisation de la traite à Ouidah

    Dans le but de mieux faciliter les échanges, les Européens avaient installé des comptoirs le long des côtes africaines. Des rabatteurs parcourent l’intérieur du continent et ramènent, parfois après plusieurs mois d’absence, des caravanes d’esclaves vers les comptoirs.

    Ces rabatteurs de toutes origines ne vendent pas eux-mêmes les Noirs. Ils passent par l’intermédiaire de courtiers. Les esclaves sont emmenés et mis dans une prison puis ramenés dans une place publique comme la place Chacha à Ouidah. Ils sont présentés tout nus aux capitaines négriers qui les font examiner minutieusement par leur chirurgien avant de les acheter. Les plus beaux spécimens sont appelés « pièce d’Inde ». Le prix est réglé et les femmes valent un quart ou un cinquième moins que les hommes. En échange des esclaves, les négriers offrent des étoffes, des armes (fusils démodés, sabres), de l’alcool de très mauvaise qualité, de la quincaillerie très variée (miroirs, clochettes gobelets etc). L’année 1818 vit l’installation à Ouidah de Francisco Félix de Souza, grand dignitaire de l’État négrier d’Abomey.

    La traite négrière était alimentée par de périodiques razzias aux marges du royaume du Dahomey.

    Environ 60% sur les deux millions d’Africains envoyés vers le nouveau monde sont partis de la baie du Bénin à partir de Ouidah ou de Lagos (Nigéria), sur les onze millions d’Africains exilés par la traite négrière.

    Le commerce négrier déclina vers la fin du XIX siècles lors de la prise de conscience des gouvernements européens de l’injustice de ce commerce.

     

    Rôle de l’arbre de la Place Chaha dans l’organisation de traite à Ouidah

    Selon les explications de Florisse Adéossi guide du tourisme,  c’est  un arbre qui était planté depuis 1727 et qui abritait le marché des esclaves. Les échanges s’y opéraient donc : « Là où l’arbre était plantée, c’est la place où l’échange des esclaves se faisait contre des objets sans valeur. Sous l’arbre, quand les négriers venaient, ils amenaient leurs objets sans valeur, des miroirs, des tissus qui sont échangés sous cet arbre contre les esclaves », a-t-elle signifié. À l’en croire, le nom reconnu pour la place est celui de la Place aux enchères en raison du marché des esclaves qui s’y animait. Elle est également dénommée Place Chacha, en référence au  négociant don Francisco de Souza. Très dynamique, il est surnommé Chacha qui signifie en langue française, quelqu’un qui agit avec rapidité. D’où le nom Chacha a lui attribué, rapporte Florisse Adéossi. L’arbre est aussi appelé en langue fon Tohounkada, parce que, tel que le fait remarquer la guide du tourisme, l’arbre est unique en son genre dans la ville de Ouidah. Il ne peut plus être retrouvé copie ailleurs dans cette ville, peut-être en dehors.

    L’arbre est par ailleurs surnommé Dantin, ajoute t-elle, en raison des cérémonies en l’honneur de la divinité serpent (Dan en langue fon) qui s’organisent là dessous.

    Des conséquences sur le tourisme local

    Selon les indiscrétions de certaines personnes interrogées sur place ayant requis l’anonymat, l’arbre contribue à la reconstitution de l’histoire dans sa globalité et son absence risque d’effacer un pan de cette histoire. Car reconnaissent t-elles, si des mesures ne sont pas prises pour son redressement, « une partie de l’histoire se serait effacée, puisqu’on ne parlera plus de l’arbre au cours de la narration de cette histoire aux touristes en visite aux Bénin ».

    Source des informations http://www.ugdofrance.com/index.php/la-ville-de-ouidah/

     

    Réalisé par

    Thomas AZANMASSO

  • Retard de salaire, non-paiement de primes : Mouvement d’humeur à la mairie de Ouidah

    Retard de salaire, non-paiement de primes : Mouvement d’humeur à la mairie de Ouidah

    Le Daaf accusé de piétiner les intérêts du personnel

      « Faux ! ils travaillent à me faire échouer », rétorque Narcisse Dagbéto

    Hier, lundi 3 juin 2024, à la marie de Ouidah, l’ambiance n’était celle des beaux jours. Et pour cause, le personnel, bandeau rouge au front, a manifesté son mécontentement quant à la gestion faite des ressources humaines de la mairie par le Directeur des affaires administratives et financières (Daaf), Narcisse Dagbéto.

    Non-paiement du salaire du mois de Mai 2024 ; Non-paiement des primes depuis avril 2024 ; non prise en compte des sursalaires jusqu’à ce jour ; coupures intempestives du courant électrique en dépit du groupe acquis il y a quelques mois et conservé comme une pièce de musée ; l’infantilisation du personnel. Ce sont là quelques-uns des motifs à la base du mouvement observé par le personnel de la mairie de Ouidah ce lundi 03 juin 2024.

    Aux dires du Secrétaire administrative, cette situation, qui dure depuis des mois, est le fait du Directeur des affaires administratives et financières, Narcisse Dagbéto dont l’incapacité à répondre aux exigences de son poste crève les yeux.  « Le personnel de la mairie de Ouidah, nous avons droit au salaire les 20 de chaque mois. Nous savons qu’il y a une certaine difficulté le mois passé mais ce n’est pas le premier cas.

    Tout le temps, les salaires peinent à être payés. Pas parce que nous avons des problèmes de ressources. Ce qui nous étonne est que le même personnel avec lequel le Csaf d’alors a travaillé, c’est le même personnel qui est encore au poste. On ne sait pas pourquoi Narcisse Dagbéto fait feu de tout bois pour léser les intérêts du personnel. Le peu que nous allons prendre, on ne nous donne pas à temps. Vous imaginez, les primes de déplacement auxquelles nous avons droit au début de chaque trimestre, pour le 2e trimestre, jusque-là, on ne l’a pas encore reçues. Et il guette des occasions pour ne pas payer.

    Pourvu que ce soit dans l’intérêt du personnel, il ne paie pas. Les morguiers, dès que les états sont prêts, on enlève leurs noms. Il y en a plein qui n’ont pas eu leurs primes. Lors de la dernière mutation, il y a des agents qui ont travaillé au niveau des carrières et dans les marchés. Ils ont droit à des primes au prorata. Jusque-là, rien. Nous constatons avec amertume qu’il piétine les intérêts du personnel », condamne le Secrétaire administratif.

    C’est en présence du Secrétaire exécutif, Eugène Gnonlonfin, que le personnel a énuméré les griefs à l’encontre du Daaf, avec la menace de bloquer l’administration si les choses ne changent pas

    Dans sa réponse aux accusations portées contre le Daaf, le Secrétaire exécutif a expliqué que le non-paiement des salaires est dû à la prise en compte des sursalaires (qui au finish ne seront pas payés de sitôt), aux coupures d’électricité (malgré le groupe chèrement acquis et non utilisé) et au contrôle financier qui a tardé à libérer les mandats de paiement. Mais ces arguments sont loin de convaincre le personnel. Ils ont plutôt conforté le personnel dans sa posture. A cet effet, le secrétaire général du syndicat des agents territoriaux de la mairie de Ouidah a déclaré que les jours à venir ne seront pas de tout repos pour l’administration si cette situation n’est pas rapidement corrigée.

    La réaction du Daaf, Narcisse Dagbéto

    Matin Libre a joint le Daaf afin de savoir ce qu’il pense des griefs du personnel. Aux dires de Narcisse Dagbéto, les primes de carburation dont il s’agit sont payées par trimestre. Etant donné que le Daaf n’engage plus les dépenses, elles sont soumises au control financier basé à Tori. « Début avril, une note a interdit le paiement de la carburation. Mais finalement, le contrôleur financier a été saisi pour le 1er trimestre. Pour le second semestre, elle a demandé des ordres de mission.

    Ce qui a nécessité des allers-retours. Mais aujourd’hui, il y a un régisseur qui gère cela et c’est fait. C’est autorisé. C’est déjà envoyé à la trésorerie. Mais il s’est fait que le trésorier était en formation. Mais je l’ai eu aujourd’hui et il a dit qu’il est allé prendre les sous déjà », a expliqué Narcisse Dagbéto. En ce qui concerne le salaire et le sursalaire, il a souligné que la Préfecture a demandé que le salaire du mois de mai soit payé avec la revalorisation de 3%et le sursalaire en juin. Mais le paramétrage a été mal fait, de sorte que les salaires ont augmenté de façon anormale. Il fallait donc corriger et c’est ça qui a pris du temps.

    Finalement, cela a été fait le 22 mai. Entre temps, tout Ouidah a été privée de courant électrique pendant trois jours. Cela a retardé les choses. L’état n’a pu être envoyé au contrôleur financier que le 24 mai. Pour ce qui est du courant électrique et du groupe électrogène, le Daaf affirme que c’est du ressort des services techniques. C’est le Secrétaire administratif qui fait la procédure. Mais ce dernier traine pour, à ses dires, l’empêcher d’avoir de résultat. « C’est la tête du Daaf le problème », affirme Narcisse Dagbéto. Traité d’infantiliser ses collaborateurs, le Daaf répond que ceux-ci travaillent à le faire échouer et qu’il ne peut pas se laisser faire. C’est pourquoi, à ses dires, ils disent que le Daaf crie.

    B.H

  • Construction d’une unité moderne de production de sel à Djègbadji : Niveau satisfaisant de l’évolution des travaux

    Construction d’une unité moderne de production de sel à Djègbadji : Niveau satisfaisant de l’évolution des travaux

    Le ministre des petites et moyennes entreprises a effectué une descente sur le site de construction de l’unité moderne de production de sel à Djègbadji à Ouidah jeudi, 16 mai 2024. Ceci, pour constater le niveau d’avancement des travaux. Un constat satisfaisant, selon la délégation…

    A ccompagné du Représentant du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) au Bénin, Aoule Mohamed Abchir et de l’Ambassadeur de l’Afrique du sud près le Bénin, Patricia Robina Marks, le ministre des petites et moyennes entreprises, Modeste Kérékou était sur le site de construction de l’unité moderne de production de sel à Djègbadji à Ouidah pour constater l’évolution des travaux. La délégation s’est dite satisfaite du niveau des travaux sur le site et les travaux évoluent normalement selon le planning établi. Notons que la construction de l’Unité moderne de production du sel fait partie intégrante du Projet de promotion du sel local iodé « Xwladjè » dans la zone côtière au Bénin (ProSel). « Je constate que les travaux évoluent bien. Par ce projet, nous visons à réduire la pénibilité du travail de production de sel à nos mamans qui s’y adonnent. Nous visons à accroître la productivité mais surtout la qualité de leur production.

    Nous visons la préservation de la mangrove, ce milieu humide spécifique qu’il nous faut préserver, mais aussi la préservation de la santé des salicultrices. Une fois ce site achevé, les salicultrices auront de bonnes conditions de travail, ce qui va induire l’amélioration de la qualité du sel et l’accroissement des quantités produites », a reconnu le ministre Modeste Tihounté Kérékou. Et pour le Représentant du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) au Bénin, Aoule Mohamed Abchir, il s’agit d’un « très beau projet ». Prenant en compte les communes de Ouidah, Comè, Kpomassè, Grand-Popo et Sèmè-Podji, le ProSel vise la production et la mise en marché du sel local iodé « Xwladjè » de qualité.

    A en croire le Directeur national du Projet, Ouimpabo Toumoudagou, le ProSel vise à assurer et garantir de meilleurs revenus par l’amélioration de la productivité aux salicultrices via les formations et la structuration des acteurs, l’organisation de la filière tout en préservant l’environnement. Du site de construction de l’unité moderne de production de sel à Djègbadji, le Ministre Kérékou et la délégation qui l’accompagne ont visité le site de production de sel xwladjè obtenu par évaporation due à l’exposition de l’eau de mer au Soleil. Une visite sur un site de production de sel de manière artisanale par cuisson a permis aux autorités de toucher du doigt encore une fois les difficultés qu’éprouvent les salicultrices pour la production du sel. Cette difficulté sera conjuguée au passé dans quelques semaines, a rassuré le ministre à la satisfaction des salicultrices.

    “La saliculture est l’une des principales activités de la majorité des femmes des communes côtières du sud du Bénin telles que Ouidah, Comè, Kpomassè, Grand-Popo et Semé-Podji. Elle s’est révélée une activité chronophage et pénible à cause des moyens et techniques de production traditionnelles utilisés. Le gouvernement du Bénin a donc décidé, avec le concours du Pnud, de l’ambassade de l’Afrique du Sud, de l’Inde et du Brésil, de réduire la pénibilité de travail des salicultrices tout en accroissant leur productivité donc leur revenu ceci à travers la mise en œuvre du ProSel, projet de promotion du sel local iodé « Xwladjè » dans la zone côtière au Bénin“ renseigne le site officiel du gouvernement.

    A.B

  • Télécommunications au Bénin : MTN densifie son réseau à Ouidah

    Télécommunications au Bénin : MTN densifie son réseau à Ouidah

    Le réseau de téléphonie mobile MTN Bénin comble les attentes des populations de la ville de Ouidah et environs. S’inscrivant dans une dynamique de modernisation de son réseau, la Direction générale de MTN Bénin a procédé vendredi, 10 mai 2024 au lancement de son programme “Réseau Tchékéée“ à Ouidah. Le présent programme devra permettre d’offrir une meilleure expérience réseau aux abonnés MTN de Ouidah et environs. La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence du maire de la commune de Ouidah, Christian Houetchenou, des têtes couronnées et de la Directrice générale de MTN Bénin, Uche Ofodile…

    Offrir une meilleure qualité réseau aux abonnés de Ouidah. Telle est la préoccupation à laquelle vient répondre MTN Bénin à travers son programme “Réseau Tchékéée“. Des explications de Titilope Fakuade, Ctio MTN Bénin, il ressort que ledit programme qui se veut très ambitieux, induit la modernisation et l’extension du réseau afin d’offrir une expérience unique aux abonnés. MTN déploie donc de nouveaux équipements de dernière génération avec de nouvelles technologies.

    A en croire Borgias Houndekon, Manager Planification et optimisation réseau à MTN Bénin, il s’agit d’un projet structurant et innovant qui permet d’améliorer la qualité du réseau, augmenter la capacité dans les zones où la demande est en hausse, et surtout garantir la couverture réseau dans de nouvelles localités non couvertes comme Savi ou à faible réseau comme la plage de Ouidah. Plus important, cet important investissement ne fait que baliser davantage le chemin à l’avènement de la 5G, du haut débit avec le réseau MTN Bénin. Prenant la parole, le maire de Ouidah, Christian Houetchenou a dit toute sa joie de constater une amélioration effective de la qualité du réseau. Il s’est, par ailleurs, dit admiratif du “travail remarquable accompli“ par MTN à Ouidah. « Votre engagement envers l’amélioration du réseau dans notre communauté n’est pas seulement louable, mais également essentiel pour le développement de notre commune.

    Grâce à vos efforts constants, nos concitoyens ont accès à des services de communication de qualité, favorisant ainsi la connectivité », a-t-il lancé à l’endroit de MTN Bénin. Selon le maire Christian Houetchenou, le projet de modernisation du réseau de MTN permettra aux abonnés de bénéficier pleinement des avantages d’un monde moderne et connecté en garantissant un accès accru aux services publics. Il s’est acquitté d’un devoir de reconnaissance à l’endroit de MTN pour sa contribution au développement de la ville historique de Ouidah.

    Dans son intervention, la Directrice générale de MTN Bénin, Uche Ofodile a fait savoir que le programme se veut une initiative stratégique visant à moderniser, améliorer et étendre l’infrastructure réseau de MTN au Bénin. “En tant qu’acteur clé sur le marché des télécommunications, nous reconnaissons l’importance d’innover et d’évoluer continuellement pour répondre aux besoins dynamiques de nos abonnés tout en respectant les normes règlementaires“ a-t-elle souligné. A l’en croire, MTN entend, à travers ce programme, apporter sa pierre à l’édifice de la transformation de la ville de Ouidah qui se veut une destination touristique de renommée mondiale.

    La modernisation du réseau permet la création de la valeur pour les clients de MTN et la société dans son ensemble tout en offrant des performances, la sécurité, la résilience avec pour finalité de créer une expérience client inégalée grâce à des solutions innovantes adaptées aux besoins. “Notre engagement envers l’excellence et notre dévouement à améliorer l’expérience réseau de nos clients restent inébranlables“ a-t-elle réitéré. Pour le Directeur du numérique, Yisségnon Rémy Oke, le présent programme qui vient densifier le réseau de MTN et garantir la disponibilité de la connectivité mobile, reste en phase avec la vision du gouvernement de réduire la fracture numérique. Une initiative fortement saluée par les têtes couronnées de Ouidah.

    “ C’est une très bonne chose et cela participe au développement de Ouidah, cette initiative que nous saluons. Nous ne devons plus avoir de soucis à contacter nos proches ou encore envoyer de l’argent“, témoigne Dah Avimadjènon. MTN Bénin entend se positionner comme le leader de la téléphonie mobile au Bénin et particulièrement à Ouidah.

  • Au sujet de la coopération patrimoniale décentralisée entre Martinique et Ouidah : « La connexion de la Martinique à la terre africaine et sa revitalisation »

    Au sujet de la coopération patrimoniale décentralisée entre Martinique et Ouidah : « La connexion de la Martinique à la terre africaine et sa revitalisation »

    Comlan Pacôme ALOMAKPE est, depuis une quinzaine d’années, gestionnaire du patrimoine culturel, du droit des affaires, du partenariat public-privé. Pour tous ces secteurs d’activités, il a acquis des compétences grâce à des études faites jusqu’en master à l’Université d’Abomey-Calavi, à l’Université Senghor d’Alexandrie et à l’Université OUIDA du Maroc. En décembre 2023, il est devenu Volontaire de Solidarité Internationale et missionnaire auprès de la Commune de Les Anses d’Arlet de la Martinique, la deuxième plus belle ville de la France où il intervient pour apporter sa contribution au rayonnement de la coopération décentralisée conclue en 2019 entre cette ville et la commune de Ouidah. Il revient sur cette coopération à travers cet entretien.

     Matin Libre : De quoi retourne la coopération patrimoniale et culturelle décentralisée entre la Martinique et la ville de Ouidah

    Comlan Pacôme Alomakpé :

    Plusieurs idées caractérisent cette coopération décentralisée. Je les résume en deux à savoir : La connexion de la Martinique à la terre africaine et la revitalisation des liens de fraternité et de solidarité entre fils et filles d’une même race, la race noire. Pour sortir de cette appréhension à la limite philosophique, je vous confie que le jumelage entre les Villes de Ouidah et de Les Anses d’Arlet est l’œuvre et le fruit de la détermination, de l’engagement et de la volonté historique du Maire Eugène LARCHER. Celui-ci, alors qu’il était président de l’Espace Sud (une organisation intercommunale du sud de la Martinique) s’est investi pour renouer à travers la ville de Ouidah, les relations entre les enfants d’un même continent, séparés par les faits de l’histoire, notamment le commerce transatlantique. Il rencontre le soutien de madame le Maire de Ouidah, Célestine Adjanonhoun.

    Nous étions en 2019, année où une convention a été signée entre ces deux communes. Avec le temps, des rencontres, des visites d’échanges institutionnels ont nourri cette coopération et consolidé ce partenariat intercommunal. Cette formalisation a opté pour des actions dans les domaines de l’éducation, de la pêche, de la culture et du patrimoine. A cet effet, un projet lumière a retenu l’attention et fouetter la détermination des parties prenantes à la convention : la construction de la Porte de Retour

    Concrètement, sur quoi porte votre mission en Martinique ?

    La mission pour laquelle je séjourne dans la commune de Les Anses d’Arlet s’intitule : coordinateur technique de coopération Anses d’Arlet – Ouidah. Elle se résume à l’exécution des tâches visant à : donner une véritable assise territoriale aux rapprochements municipaux ; s’atteler à obtenir une meilleure implication ou participation des acteurs locaux (associations notamment) aux projets, actions et manifestions, proposés par les villes ; Aider à la prospection et démarchage des partenaires locaux, du tissu associatif, des écoles… ; Appuyer la mise en place d’actions culturelles auprès de publics cibles (création des animations auprès des enfants, proposition et animation des activités ludiques et culturelles) ; Aider à la création d’actions de promotion sous toutes formes possibles (spots, internet, créations visuelles, audio…), gestion et animation des réseaux sociaux ; Participer à la mise en valeur de collections, œuvres artistiques, et à l’organisation d’expositions ; Participer également à la promotion des politiques culturelles municipales, ainsi qu’à l’accompagnement administratif et opérationnel des équipes chargées de la mise en œuvre de celles-ci, tant en Martinique qu’au Bénin. Comme vous le constatez avec moi, la mission est clairement définie par les villes jumelées soutenues par France Volontaire et la Communauté d’agglomération de l’Espace Sud en Martinique. J’y ai donné mon consentement et j’espère honorer à mes engagements à travers les résultats concrets pour lesquels je n’aménagerai aucun effort d’obtenir. Concrètement, de décembre 2023 à ce jour, j’ai consacré mon temps à donner un contenu clair et pragmatique à la convention de jumelage signée entre Les Anses d’Arlet et Ouidah. Il a été question de collecter les données, de les analyser, de s’en servir pour concevoir des documents et la planification de notamment : la réalisation du Monument de la Porte dunon Retour ; la Mise en Réseau du Collège d’Enseignement Général de Ouidah et du Collège Alexandre Stellio de Les Anses d’Arlet ; la Mise en Réseau des Pêcheurs des villes jumelées ; l’Organisation des Journées des Mémoires et de la Réconciliation ;

    l’Organisation du Festival Tambu Lezans.

    De ces belles idées de projets, lesquelles sont à l’étape de maturité et dont on peut espérer l’éclosion les jours à venir ? Donnez-nous un exemple précis ?

    Je vous rassure que tous ces projets sont à des niveaux d’avancement relativement satisfaisants. L’étape d’idée est franchie. La mobilisation des parties prenantes et des ressources est en cours et a évolué. Le cas précis que j’évoque avec vous, c’est l’Organisation des Journées des Mémoires et de la Réconciliation (JMR 2024). Cet événement bénéficie d’une volonté politique manifestée par les Maires Eugène LARCHER et Christian HOUETCHENOU. Acteurs en premières lignes, ils portent ce projet dont la date est connue, l’agenda disponible, les communautés, artistes, prestataires et autres intervenants mobilisés. La Martinique vibrera sous le feu de la rampe de cette activité pour laquelle la Commune de Les Anses d’Arlet invite une forte délégation béninoise composée des troupes Frères Gnaguès et Hwendo Na Bua du Bénin. C’est un projet mûr et c’est avec impatience que nous attendons sa réalisation en mai 2024.

    Une mission de volontaire n’est pas pour la vie ! Quelles sont les perspectives qui s’offrent à vous à la fin de votre expérience en Martinique ?

    Effectivement. Ma mission dure un an. C’est court, mais c’est long. Mon engagement de volontaire, je le fais loin de ma famille et de mon grand et beau Bénin. Mais c’est une expérience extraordinaire. Elle me permet de découvrir d’autres cultures, de rencontrer d’autres personnes, de nouer des relations de fraternité et de solidarité avec d’autres enfants de notre resplendissante Afrique. S’il est à refaire, je le ferai encore. Vous comprenez donc mon enthousiasme. Dans quelques mois, mon contrat avec France Volontaires section Bénin prendra fin. Mais les jalons sont posés et le terrain balisé pour que l’engagement volontaire se poursuit. Cela se fera soit dans la continuité de la dynamique lancée sur les terres arlésiennes. Mais d’autres communes m’offrent déjà des opportunités. Mieux, le programme dans lequel je suis me propose à travers l’OFII, des possibilités de soutien à des projets structurants des volontaires. Un de mes projets dans le domaine de services touristiques est en construction. J’espère ce soutien pour mon retour au bercail. De toute façon, l’expérience de Volontariat de Solidarité Internationale représente un élément de bonification de ma vie professionnelle et sociale.

    Votre mot de fin ?

    Je vous formule mes remerciements pour cette occasion que vous m’avez accordée pour parler de la mission de volontariat de solidarité internationale que j’effectue dans la commune de Les Anses d’Arlet en Martinique. J’invite les acteurs des administrations communales à croire à la coopération décentralisée et à l’utiliser non seulement comme un outil de développement des communautés à la base, mais aussi un ciment d’humanisme et d’unification des Peuples.

    TG

  • Biennale Ouidah, arts et cultures Vodun : Le résultat de la résidence  immersive restitué au Parking

    Biennale Ouidah, arts et cultures Vodun : Le résultat de la résidence immersive restitué au Parking

    Dans le cadre de la tenue effective de l’édition 2024 de la Biennale de Ouidah, Laboratorio Arts Contemporains met en résidence immersive deux artistes de renom. Il s’agit de :  Hyacinthe Reisch, auteur-illustrateur et artiste circassien et de Prime Ezinse, circassien béninois et directeur de l’école de Cirque.

      Les deux artistes s’engagent dans une démarche créative innovante, interrogeant les intersections entre les arts du cirque, les expressions artistiques de rue, et les traditions vodun.

    L’Espace culturel Le Parking accueille le spectacle de restitution de la résidence, ce vendredi 05 Avril 2024 à 20h. la Biennale de Ouidah est une expédition dont la vision principale est de valoriser la richesse culturelle et artistique de l’Afrique en général et celle du Bénin en particulier.

    TG

  • Petits pinceaux ouidah : Ateliers Petits pinceaux Casque de cosmonaute, cauris, tubes et smartphone à l’affiche

    Petits pinceaux ouidah : Ateliers Petits pinceaux Casque de cosmonaute, cauris, tubes et smartphone à l’affiche

    Les ateliers Petits pinceaux se poursuivent au musée de la Fondation Zinsou à Ouidah. Mercredi 31 janvier 2024, une vingtaine d’enfants de la ville historique ont été accueillis à ce sujet. Ils ont essayé de réaliser une œuvre de l’artiste béninois Emo de Medeiros, portant sur un casque de cosmonaute, des cauris, des tubes et un smartphone.

     

    Une vingtaine d’enfants de la ville historique de Ouidah et des environs, la plupart déscolarisés, arrivés mercredi 31 janvier 2024 au musée de la Fondation Zinsou, comme des habitués des lieux ont très vite compris la tâche à faire. A force de participer aux ateliers les petits pinceaux, ils y ont pris goût et ne se font plus de la peine pour réaliser les travaux à eux assignés. Au programme de cette nouvelle rencontre, ils sont invités à réaliser un smartphone en rapport avec l’exposition en cours et qui met en lumière l’œuvre de Emo de Medeiros. De quoi s’agit-il ? L’œuvre de l’artiste béninois tirée de la série  » Vodunaut » est un ensemble de casque de cosmonaute, de cauris, de tubes et d’un smartphone. Le casque exposé est recouvert de cauris. A l’intérieur se trouve un smartphone qui fait défiler tout ce que l’artiste a filmé sur différents continents.  Ainsi, ces petits enfants (entre 5 et 13 ans) s’en sont inspirés pour réaliser, au moyen des objets de récupération, leurs réalisations. Car chacun y est allé de son génie. Au bout du compte, les animateurs de la séance se sont montrés satisfaits des productions.

    Pourquoi réaliser un smartphone ?

    Au-delà de susciter chez les enfants le goût à l’art, l’objectif est de dialoguer avec les enfants sur l’utilisation judicieuse du téléphone portable. Quel rôle joue t’il dans l’usage quotidien et quelles sont les applications utiles dans son usage. Autant de préoccupations qui ont suscité un intérêt remarquable chez les enfants ayant pris part à cette rencontre en rapport avec l’exposition de Emo de Medeiros. Les travaux de l’artiste béninois donnent de la valeur à l’art contemporain en associant la tradition et le modernisme. Les cauris et le smartphone en sont la parfaite illustration au cœur de son œuvre en exposition au musée de la Fondation Zinsou à Ouidah.

       M.M

  • Mairie de Ouidah : Le SE Afizou Mama Sanni démissionne

    Mairie de Ouidah : Le SE Afizou Mama Sanni démissionne

    Suspendu de ses fonctions par la Cellule de Suivi et de Contrôle de la Gestion (Cscgc) depuis le 21 août 2023, le Secrétaire Exécutif (Se) de la commune de Ouidah a rendu sa démission, ce mercredi 31 janvier 2024. Afizou Mama-Sanni a notifié sa décision au maire de Ouidah, Christian Houétchénou par une correspondance en date de ce 31 janvier 2024.

     

    Afizou Mama-Sanni quitte ses fonctions de Secrétaire exécutif de la mairie de Ouidah. Le désormais ex-secrétaire exécutif de Ouidah l’a fait savoir dans un courrier adressé au maire de ladite commune. Afizou Mama-Sanni démissionne pour des raisons de « convenance personnelle».

    À rappeler cependant que la démission de l’ex Se de Ouidah n’est qu’un épisode du feuilleton qui a démarré le lundi 21 août 2023, date de sa suspension par le conseil communal de la ville de Ouidah par Décret 2022-303 du 25 mai 2022 portant création, attributions, organisation et fonctionnement de la Cellule de suivi et de contrôle de la gestion des communes. Son article 2 autorisant la Cellule à « … prendre ou faire prendre par toute autorité compétente, des mesures conservatoires contre les personnes mises en cause pour des faits de mauvaise gouvernance, en attendant la mise en œuvre par les instances ou autorités compétentes, des procédures appropriées conformément aux dispositions légales… ».

    Motif de la suspension

    Il est reproché, entre autres à l’ex-Se de Ouidah, la délivrance de multiples autorisations d’occupation de sites aux exploitants de carrières de sable sans la délibération, ni du conseil communal, ni du conseil de supervision. A cela s’ajouterait, le non-respect des dispositions du schéma directeur d’aménagement de la commune en matière d’affection des sols. En dehors des actes de procédure, des faits de mal gouvernance sont également reprochés au Se. Un contrôle du recouvrement de la Contribution au développement local (Cdl) sur les carrières a été organisé par le Daaf de la Mairie en novembre 2022.

    Cette inspection à mis à nu des agents indélicats qui n’ont pas fait l’objet de mesures administratives avant une procédure judiciaire que le Se a bien fait d’engager. Malheureusement, le fait d’avoir gardé ces agents indélicats à leur poste, leur permettant de poursuivre leurs manœuvres aux dépens de la caisse communale renvoie à l’article 119 ci-dessous cité. L’affaire est pendante devant la justice qui devrait déterminer qui du Se, qui a porté les malversations devant les tribunaux, ou de ses accusateurs a raison.

    M.M