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  • Marché Arzèkè : La passerelle piétonne, un ouvrage détournée de sa vocation première

    Marché Arzèkè : La passerelle piétonne, un ouvrage détournée de sa vocation première

    Afin de faciliter la fluidité du transport dans le marché d’Arzèkè et sur les voies bitumées, la municipalité a mis en place une passerelle au niveau du marché. En effet, il s’agit d’une construction en béton assez solide, dotée d’escaliers sur les côtés, permettant de relier un point A à un point B en toute sécurité. Cet ouvrage, destiné à permettre aux piétons de traverser la route sans gêner la circulation des motos et véhicules en contrebas, connaît pourtant d’autres usages chez les commerçants.

    Selon une vendeuse rencontrée sur les lieux, la passerelle est accessible à tous et son emprunt pourrait même réduire les attroupements dans le marché. Malgré cela, l’ignorance conduit bon nombre d’usagers à ne pas l’emprunter.

    Sur ses escaliers, certains y trouvent un cadre de dépôt de marchandises, d’autres, un point de vente improvisé, d’autres encore un endroit pour faire sécher les oignons et divers produits. Pour les enfants, c’est un terrain de jeu depuis lequel ils observent, depuis une certaine hauteur, l’effervescence du marché. Par ailleurs, pendant que cette traversée reste libre et accessible, passagers, conducteurs de taxi-moto et commerçants préfèrent tous emprunter les allées du marché, occasionnant des embouteillages et des altercations verbales. Or, une mauvaise traversée de la route peut engendrer des accidents aux conséquences graves.

    Il revient donc aux usagers de prendre conscience des infrastructures mises à leur disposition pour une meilleure circulation des personnes et des biens, et d’attribuer à chaque équipement sa vocation première. La passerelle du marché Arzèkè n’est pas un entrepôt, ni un marché : c’est avant tout un outil de sécurité, offert à tous et qui ne demande qu’à être utilisé comme tel.

    Cécile BRISSO (Stg)

  • L’insalubrité s’invite chez les meuniers broyeurs de condiments

    L’insalubrité s’invite chez les meuniers broyeurs de condiments

    Le marché Arzèkè est l’un des grands marchés de la ville de Parakou. Il s’anime quotidiennement, chacun vaquant à son commerce. On y trouve des revendeurs de produits cosmétiques, de divers, de légumes et bien d’autres produits utiles au quotidien. Dans ce contexte, conserver un cadre de vente sain profite grandement à la santé du commerçant comme à celle de ses clients.

    Cependant, le constat fait chez certains entrepreneurs, notamment les meuniers, est que leurs locaux de travail végètent dans l’insalubrité. Et ce, dans presque tous les recoins où cette activité s’exerce. Dans ces espaces du marché Arzèkè, c’est en effet, toute une saleté ambiante qui s’est installée. Plus précisément, les meuniers que l’on retrouve dans ce marché sont ceux qui écrasent les légumes et autres condiments. Or, force est de constater que leurs locaux sont très mal entretenus, surtout en cette période où les pluies mettent la ville à rudes épreuves.

    Chez ces meuniers, l’on peut observer de petites flaques d’eau stagnante, des pelures d’oignons, des piments et bien d’autres résidus alimentaires, sans oublier les sachets plastiques éparpillés çà et là qui composent tout le décor de l’endroit. Les bols contenant les condiments à écraser sont posés à même le sol, dans la saleté. De l’eau souillée, recueillie après le rinçage des moulins, remplit des bassines entières. Face à cette insalubrité qui règne dans ces locaux, l’on est en droit de se demander si ces derniers se soucient réellement de la santé de leurs clients. En effet, il ne suffit pas d’avoir une clientèle nombreuse ; encore faut-il exercer son activité dans de meilleures conditions d’hygiène.

    Pourtant, et contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, ces meuniers continuent de faire des affaires. Malgré la saleté ambiante, des files d’attente se dressent encore. Interrogées sur les lieux, certaines femmes ont indiqué que c’était contre leur volonté. La pression du temps, la nécessité d’écraser rapidement les condiments et les diverses charges du quotidien ne leur permettent pas de le faire sur une meule traditionnelle. Par ailleurs, les femmes qui vendent à l’intérieur même du marché ont souligné qu’il leur est plus commode d’écraser sur place, d’autant que cela s’avère moins coûteux qu’à l’extérieur.

    Ces endroits jonchés d’eaux stagnantes peuvent favoriser la prolifération des moustiques, vecteurs de maladies telles que le paludisme. De même, le mélange des eaux usées et des résidus de condiments constitue un terrain propice au développement d’infections et d’autres pathologies.

    À terme, si rien n’est fait pour assainir ces espaces, c’est la santé des consommateurs et celle des meuniers eux-mêmes qui en paiera le prix. Une visite des autorités sanitaires compétentes s’impose, avant que l’insalubrité du marché Arzèkè ne devienne un véritable problème de santé publique.

    Kouassi Oswald SIDOL (Stg)

  • Parakou : Insalubrité autour du marché Arzèkè

    Parakou : Insalubrité autour du marché Arzèkè

    Le marché Arzèkè est l’un des plus grands centres commerciaux de Parakou. Cependant, l’absence de politique de gestion des déchets fait de ce marché l’un des plus sales de la ville de Parakou.

    Les visiteurs du marché Arzèkè sont quotidiennement confrontés à des montagnes de déchets qui s’accumulent sur les trottoirs et même sur les voies. On aperçoit autour et dans le marché des vendeuses qui exercent allègrement leurs activités malgré les déchets. Certains même, après avoir nettoyé leurs boutiques jettent les ordures sur les voies. D’autres encore jettent déchets et eaux usées dans les caniveaux.

    Cette insalubrité a des répercussions directes sur la santé des vendeurs et des visiteurs. D’abord, les eaux stagnantes et les déchets organiques attirent des rats et autres animaux nuisibles. Cela augmente le risque des maladies comme le paludisme et les infections gastro-intestinales. Ensuite, l’odeur nauséabonde qui se dégage des tas d’ordures rend l’atmosphère désagréable et insupportable.

    Indexés à ce sujet, les commerçantes ont évoqué l’inefficacité des services de collecte de déchets. « Les poubelles débordent régulièrement et les éboueurs ne viennent même parfois pendant des jours », nous a confié une vendeuse de tomate. Les déchets s’accumulent donc et se décomposent à ciel ouvert.

    Pour remédier à cette situation, il urge que la municipalité envisage de renforcer les équipes de collecte d’ordures. Il faudrait aussi mettre en place des bacs à ordures supplémentaires dans et autour du marché. La sensibilisation des commerçants et des visiteurs sur la gestion des déchets et l’adoption de comportement responsable sont importantes.

    La route vers le marché Arzèkè propre et saine semble un travail de longue haleine. Main dans la main, les autorités et les utilisateurs de ce marché devront travailler pour restaurer la propreté et la sécurité sanitaire autour de ce centre commercial.

    Lamatou HAMA Stg