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  • Liberté de la femme d’allaiter à tout moment et partout : Un droit méconnu, un texte méprisé

    Liberté de la femme d’allaiter à tout moment et partout : Un droit méconnu, un texte méprisé

    La campagne mondiale 2024 de soutien à l’allaitement maternel s’est tenue du 1er au 7 août 2024. Le thème de cette campagne est : ‘’combler l’écart : soutien à l’allaitement maternel pour toutes’’. Ce soutien, selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms) porte entre autres sur le respect du droit de la femme d’allaiter à tout moment et partout…

    Pour l’Oms, c’est une politique qui valorise les femmes et l’allaitement maternel. Mais, n’en demeure qu’elle suscite bien des interrogations.  Déjà, quand on se réfère aux pesanteurs socio-culturelles, la faisabilité que la femme allaite à tout moment et partout semble, même si la donne est à saluer, d’une autre époque selon des observateurs, le sourire railleur. Entre modernité, volonté politique et le respect de ce droit de la femme par les employeurs, le chemin paraît bien long et parsemé d’embûches.

    Déjà, au niveau des femmes elles-mêmes, c’est de l’utopie. Pour Kaoussara Okpeicha, Secrétaire de direction à Cotonou, emmener son bébé au service afin de l’allaiter se révèle contraignant. D’abord, évoque-t-elle, la femme n’aura pas toujours le réflexe, avant chaque tétée, d’aller se laver les mains, les seins… Aussi, dans des directions ou entreprises où la clientèle est importante, y exposer son bébé avec les risques de maladies vu l’état de santé fragile du nouveau-né, ne serait pas une bonne idée, va-t-elle aviser. Avoir à supporter les cris, les pleurs de ce dernier au service ne serait non plus professionnel. Au mieux des cas, après les trois mois de congé de maternité, Kaoussara Okpeicha, conseille que les employeurs accordent à l’employée allaitante, des heures pour rentrer afin d’allaiter son bébé. Si elle préconise l’assistance d’une nounou, là aussi, tout ne serait pas parfait, à l’écouter. « Il vaut mieux laisser l’enfant à la maison », finit-elle par conclure.

    Mais à l’opposé, Chimène Nambi, coiffeuse de profession, n’y voit aucun problème. ‘’Mon apprentie peut librement emmener son nouveau-né à l’atelier pour l’allaiter. », confie-t-elle. Pour sa petite histoire, elle aussi, aurait bénéficié de cette grâce auprès de sa patronne pendant son apprentissage. Une grâce qui en réalité ne devrait pas être une puisque c’est du droit de la femme qui allaite, de pouvoir le faire même dans son lieu de travail où les conditions devraient le lui permettre. Seulement…

    Une affaire de note méconnue ?

    Le coup restera à jamais dur pour Julienne A. Institutrice dans une école privée, elle a dû sacrifier plus d’une année scolaire parce qu’étant allaitante et n’ayant personne à qui confier son nouveau-né. « Aucune des écoles que je trouvais ne voulait de moi car j’étais allaitante. La possibilité m’a également été refusée de le mettre à la garderie ou à la maternelle dans ces écoles…Il serait dérangeant. », raconte-t-elle.

    « Quand j’accouche, je suis toujours peinée de faire par exemple de 7 h à 13h donc 6h de temps au collège avant de revenir à la maison pour allaiter mon enfant peut-être pendant 30 minutes et repartir avant de revenir tardivement le soir. Du coup, on ne peut plus se passer du lait artificiel, des boites de cérélac et tout ça ruine financièrement. Pis, l’hygiène n’est pas toujours assurée. », confie Inès Gnonlonfoun, enseignante. Pour elle, si une note est prise à cet effet, elle ne s’applique pas partout et donc sa doléance, « s’il y a possibilité d’avoir une cantine, un lieu discret pour que l’employée puisse allaiter à des heures précises son enfant et si on peut discipliner aussi un peu l’enfant pour que ces cris et pleurs ne soient pas de trop, ça vaut le coup. Ça sera bénéfique et pour la même et pour l’enfant…».

    Et pourtant…

    « Les textes prévoient ça au Bénin. Les nourrices peuvent venir au boulot à 9h. Elles ont aussi au moins 2h dans la journée pour satisfaire à l’allaitement maternel. », renseigne Dr Manassé Kakpo. Dans les pays développés, poursuit-il, il y a des crèches qui sont implantées dans les grandes structures pour permettre aux femmes d’allaiter leurs enfants n’importe quand. Selon ses propos, chez nous au Bénin, c’est l’aménagement des horaires qui est fait pour permettre aux mamans d’aller allaiter leurs enfants à des heures données. Mais l’idéal, à l’écouter, serait d’adopter le modèle de l’occident et de pouvoir créer dans les grandes structures, les administrations, des crèches internes pour permettre aux nourrices d’allaiter leurs enfants n’importe quand.

    Des propos que soutient Dr Elisée Kinkpé. Apportant de l’eau au moulin de son collègue, il va notifier que « c’est bien possible d’allaiter partout. Dans les administrations, il y a une note qui décrète ça. Ils appellent ça’’ heure allaitement’’. Et, dans les services publics, les femmes allaitantes ont au moins deux à trois heures de pause pour allaiter. Dans les administrations, ce qui est de plus en plus conseillé, c’est qu’il y ait une garderie pour que les mères viennent avec leurs nourrissons et les y laissent. Il y a certains centres qui font déjà cette promotion. Il y a des garderies à l’intérieur où les femmes peuvent faire des pauses tétées. Les mamans s’absentent de leur poste pour aller donner du sein à leurs enfants. Donc c’est bien possible et c’est l’idéal même… »,

    De son point de vue personnel et en tant que nutritionniste, Fayçolath Alamou, pense que Oui, toute femme peut alerter son enfant partout où le besoin se fera sentir. Si le besoin est là, pourquoi la femme va-t-elle priver l’enfant de sa nourriture ?  S’interroge-t-elle. « Le lait maternel, c’est la nourriture de l’enfant et s’il en exprime le besoin, la femme a le devoir de le satisfaire. Même au boulot, cela doit pouvoir se faire au vu de l’importance de l’allaitement maternel. On ne devrait même pas avoir honte d’allaiter son bébé partout. Aujourd’hui, il y a des sous-vêtements qui permettent à la femme de juste sortir le téton sans avoir à exposer sa poitrine. Maintenant, il ne faut pas négliger l’aspect hygiène… ».

    Plus pointu se veut Fiacre Alladaye. « En réalité, par rapport à l’allaitement maternel, expose l’Agro-nutritionniste, l’Organisation internationale du travail a prévu des conditions pour permettre à la femme allaitante d’allaiter n’importe où. « Pour des missions internationales, par exemple, il y a une nounou qui est mise à la disposition de la femme pour l’assister, pour garder l’enfant afin de lui permettre de travailler. On prend en compte la nounou qui bénéficie de certaines conditions : déplacement, restauration, hébergement, etc.

    Tout ça pour permettre à la femme de pouvoir allaiter n’importe où. Ne pas permettre à la femme de le faire, c’est une façon de violer ses droits. Mais, la plupart des femmes n’ayant pas l’information ne savent pas que c’est un droit.  Quand je parle souvent de ça, je fais allusion à ce que nous vivons. Nos États africains comprennent-ils l’importance de l’allaitement maternel au point d’offrir ces conditions ? », se questionne l’Agro-nutritionniste Fiacre Alladaye. Et c’est là que réside toute la problématique.

    Cyrience Fifonsi KOUGNANDE

  • Pour tentative de trafic d’enfants dans la Donga :  Une femme attendue devant le procureur à Djougou le 27 Août

    Pour tentative de trafic d’enfants dans la Donga : Une femme attendue devant le procureur à Djougou le 27 Août

    Une femme, résidant à Aoro dans l’arrondissement de Bassila, département de la Donga, est attendue devant le procureur de la République près le tribunal de Djougou le 27 août 2024. Connue sous le nom de dame A.F., elle est accusée d’avoir tenté de trafiquer deux jeunes filles.

    Selon Éveil Info, la suspecte a convaincu et rassuré les deux jeunes filles de la suivre à Cotonou pour un emploi de Vidomègon. Elle les a ensuite embarquées dans un bus en direction de la métropole. Cependant, en cours de route, les jeunes filles ont commencé à lui poser des questions sur les frais de transport et leur rémunération, ce qui a éveillé les soupçons des autres passagers. Ces derniers ont alors alerté la police de Bassila.

    Grâce à la réactivité des forces de l’ordre, le bus a été intercepté et la suspecte arrêtée. Les deux jeunes filles ont été mises en sécurité, tandis que la suspecte a été placée en garde à vue en attendant sa comparution devant le procureur de la République de Djougou le 27 août 2024.

    Albérique HOUNDJO (Br Borgou-Alibori)

  • Accusé de cybercriminalité devant la Criet : « C’est une bataille autour d’une femme », se défend un militaire Un militaire comparaît devant la CRIET

    Accusé de cybercriminalité devant la Criet : « C’est une bataille autour d’une femme », se défend un militaire Un militaire comparaît devant la CRIET

    Ce lundi  17 juin 2024 a vu comparaître devant le procureur spécial près la Cour de répression infractions économiques et du terrorisme, un militaire. Il lui est reproché des faits d’escroquerie via internet.

    A la barre de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme ce lundi, un militaire âgé de 24 ans. Après quelques jours de détention provisoire, le prévenu nie les charges de cybercriminalité qui pèsent contre lui. Dans sa déclaration à la cour, le mis en cause s’est défendu d’être  un cybercriminel et  affirme que sa comparution devant cette juridiction spéciale est due à un duel avec son supérieur hiérarchique autour d’une femme collègue.

    Ce supérieur hiérarchique, apprend le militaire prévenu, est un capitaine de l’armée béninoise qui draguait la même collègue militaire que lui. Dans cette bataille autour d’une femme, le jeune militaire a confié à la CRIET qu’en guise de représailles, il a été brutalement affecté à Porga, localité frontalière avec le Burkina Faso où sévit les terroristes.

    Dans ses propos, le militaire présumé cybercriminel déclare ensuite au juge avoir déserté l’armée pour éviter d’aller combattre en zone terroriste. La prochaine audience de son procès a été renvoyée au lundi 29 juillet 2024. L’interessé retourne en prison en attendant la prochaine date de sa comparution.

    Th. A.

  • L’hirsutisme : Femme barbue et fière de l’être

    L’hirsutisme : Femme barbue et fière de l’être

    Comment se sentent-elles, femmes qu’elles sont mais ayant des barbes comme si elles étaient des hommes ? Reine Coffi épouse Sègla, spécialiste dans la fabrication des bracelets en perles précieuses, promotrice de la marque « Sijozo » et L H, se lâchent.

    Décomplexées, elles ont montré leur intérêt pour le sujet. Reine  Coffi et L H sont toutes deux, des femmes rondes. L’une moins géante que l’autre. Les visages graves, elles n’entretiennent aucun lien de parenté mais, ont ceci en commun : les barbes au menton et même en dessous.

    L’hirsutisme, ce phénomène hormonal que les médecins expliquent comme la résultante d’une production élevée de testostérone (hormone masculine) chez la femme, ne les a pas épargnées. Et, loin de se voir comme des âmes damnées, loin de souffrir d’être vues comme des enfants maudites ou sorcières, Reine et L H ont accepté leur réalité et l’assument pleinement.

     

    Quand l’inconfort devient un confort

    Elles ne passent pas inaperçues. Les femmes barbues accrochent bien souvent les regards et sont objet d’interrogations et de préjugés. Ceci, partout où on les rencontre. Le fait  étonne. Une femme, les barbes au menton, sur les maxillaires, c’est inédit ! peut-on s’exclamer. Ces regards interrogateurs que dans leur quotidien, Reine et L H doivent soutenir, parfois, indisposent. Ça donne envie ailleurs, de maudire la vie ; on se demande pourquoi moi au point d’alimenter de l’aigreur ; la sévérité.

    Mais, Reine Coffi, notre promotrice des bracelets en perles précieuses a fait son choix. « Dans toutes les règles, il y a toujours des exceptions et j’en fais partie. Les gens me demandent même comment ça se fait que je sois aussi gentille », fait-elle savoir. « Aujourd’hui même, il y a un client qui m’a taquinée à cause de mes barbes », avoue L H. Si, de son côté, les gens la trouvent « un peu sévère », elle ne lie toutefois pas sa sévérité au fait qu’elle ait des barbes.

    Aussi, au milieu d’autres femmes, Reine va par exemple confier qu’elle n’a jamais été complexée. « Jamais de complexe, au contraire, elles m’envient même. Je suis la star dans certains milieux », lâche la conceptrice de « Sijozo » psychologiquement forte. A l’entendre, à l’âge adulte, elle a cherché à comprendre la cause. « Oui, oui j’ai voulu comprendre. Le médecin m’a fait savoir que j’ai une hormone de plus qui est la testostérone. C’est ce qui se manifeste chez les femmes par les barbes », complète-t-elle.  Dans ma famille personne ne l’a. J’étais à une consultation entre temps chez une gynécologue et elle avait parlé d’un truc que normalement on voit chez les hommes et que j’ai et c’est d’ailleurs ça qui fait que j’ai des barbes. Je ne me rappelle plus du nom », partage de son côté L H. De l’une à l’autre, c’est Dieu qui crée et une fille barbue n’est pas différente des autres. « Je suis fière de porter des barbes », signifient-elles à tel point que, s’il devait arriver qu’elles donnent naissance à des filles barbues, « franchement, ça m’importe peu. Avec ou sans barbes, on s’en fout », manifeste L H

    Amour, fécondité et mariage…

    Les femmes barbues seraient infécondes. Pour certaines langues, la vie de couple ne leur sourit pas non plus. Des assertions que nos deux dames de par leurs expériences démontent. « Ça se dit. C’est peut-être vrai mais moi, Dieu m’a fait grâce, je suis très fertile. J’ai trois enfants. Je peux même être une mère porteuse de même, ça me fait 14 ans de mariage », partage Reine Sègla. Si, pour l’instant, L H n’est pas encore mère, elle affirme tout de même que c’est un faux problème. « L’homme a eu le temps de voir tes barbes avant même de commencer la relation avec toi jusqu’à t’épouser, et peut-être je dis bien peut-être, s’il arrivait que ce soit avéré, il n’y a que ce que tu confesses de ta bouche qui se réalise. Pour moi c’est juste un faux problème », soutient-elle.

    En tout cas, l’époux de L H ne se plaint pas de ce qu’elle ait des barbes encore moins celui de Reine Coffi qui, lui, aurait même été séduit en premier lieu par ses barbes. Et s’il arrivait que les barbes soient de trop, les deux dames ont recours à l’épilation et le tour est joué.

    Cyrience Fifonsi KOUGNANDE

  • Who is Who ? Ceux qui ont fait 2023

    Who is Who ? Ceux qui ont fait 2023

    L’année 2023 est en fin de course. Bon an, mal an, elle révélé des hommes et des femmes dans divers secteurs d’activités. Comme il est de coutume, depuis quelques années, Matin Libre dresse sa sélection des hommes et des femmes qui ont marqué cette année finissante. Rendez-vous en début d’année 2024 pour l’autre rubrique sœur : « Ceux qui feront 2024 ».

     

    Patrice Talon

    Son discours sur l’Etat de la Nation est qualifié de tribune d’autosatisfaction. Devant le Parlement, Patrice Talon a énuméré les nombreuses distinctions reçues par le Bénin dans tel ou tel domaine, preuve, selon lui, que tout va pour le mieux et que le Bénin se construit sans tapage et sans pose de première pierre, allusion faite à la gouvernance Yayi. Cela ne passe pas dans l’opinion publique pour qui les distinctions ne reflètent pas la réalité sur le terrain. Pour des observateurs, le Béninois peine toujours à s’offrir les trois repas par jour, ça grogne dans le rang des Ame, la revalorisation salariale n’est pas effective dans le rang des agents conventionnés du Cnhu-HKM, encore moins dans les collectivités territoriales. Malgré les dernières mesures, ce n’est pas toujours la joie dans le rang des producteurs de soja. A tout ceci s’ajoute le refus de Patrice Talon d’accorder la grâce aux détenus Reckya Madougou, Joël Aïvo et autres ou de peser de son poids pour le vote d’une loi d’amnistie en leur faveur. Lors d’une émission télévisée, il est convaincu que Reckya Madougou et Joël Aïvo sont coupables et qu’ils doivent payer pour les fautes commises, peu importe l’envie de décrispation de la tension politique voulue par les Béninois et peu importe l’avis contraire émis par le Groupe de travail de l’Onu sur la détention « arbitraire » de Reckya Madougou. Au cours de cette même émission télévisée, il a surpris plus d’un en déclarant qu’il n’avait jamais demandé pardon en son temps à Boni Yayi, que c’était un folklore et qu’il ne se reprochait rien du tout, en ce qui concerne la tentative d’empoisonnement et de coup d’Etat dont le régime Yayi l’avait accusé.

    Boni Yayi

    2023 consacre le retour de l’Opposition à l’Assemblée nationale. Cela n’a pas été possible sans l’implication active de l’ancien président Boni Yayi. Il a mis la pression pour que le parti Les Démocrates participe aux élections. Avant et pendant la campagne, partout où il est passé, il a drainé du monde. Résultat, le parti a eu 28 députés.

    Conséquence directe de cet activisme du président d’honneur du parti Les Démocrates, les militants ont voulu que ce soit désormais lui qui joue les premiers rôles. Boni Yayi prend la tête du parti, en devient le président lors du congrès de Parakou qui a connu la mobilisation des militants et sympathisants du parti d’Opposition.

    A la tête du parti, l’ancien chef d’Etat mène les négociations avec son successeur Patrice Talon pour la libération des prisonniers et le retour des exilés. Même s’il n’a pu obtenir la libération de Reckya Madougou et Joël Aïvo, il a obtenu une promesse de libération des jeunes incarcérés lors des violences post- électorales de 2019 et 2021.

    Dans la crise du Niger, Boni Yayi a dénoncé la fermeture des frontières béninoises et, par des dons de vivres, montre sa solidarité aux camionneurs bloqués à Malanville depuis la survenue du coup d’Etat qui a renversé Mohamed Bazoum. D’ailleurs, pour toutes ces actions, son don de soi, votre journal Matin Libre a fait de lui, l’homme de l’année 2023.

    Nicéphore Soglo

    Rien n’a filtré de sa dernière entrevue avec Patrice Talon. Le chef de l’Etat avait reçu en son domicile le président Nicéphore Soglo, au lendemain de sa rencontre avec le parti d’opposition Les Démocrates. C’était aussi à la veille de la célébration du 89e anniversaire du 1er président de l’ère du Renouveau démocratique. Mais on s’imagine que ce n’est pas seulement pour lui souhaiter un joyeux anniversaire que le chef de l’Etat l’a reçu. Tout comme l’Opposition, Nicéphore Soglo porte des doléances toujours non satisfaites. Il s’agit du retour des exilés dont son fils aîné Léhady Soglo, la libération de Reckya Madougou, Joël Aïvo et autres. De sa dernière apparition télévisée, Patrice Talon a encore réitéré qu’il n’est aucunement disposé à cela. Qu’en pense Nicéphore Soglo ?

    Reckya Madougou

    Bientôt 3 ans que Reckya Madougou est privée de liberté, détenue à la prison civile d’Apro-Missérété. Mais l’opposante au régime Talon occupe toutes les conversations. Son nom revient sans cesse dans l’actualité, qui pour demander sa libération, qui pour condamner les conditions dans lesquelles elle vit son séjour carcéral. Mais croire que Reckya Madougou va se morfondre sur son sort, c’est ne pas connaître le mental de cette Amazone des temps modernes. De son lieu d’incarcération, Reckya Madougou continue d’assister les personnes en difficulté. Paiement des frais d’hospitalisation, des frais de scolarités, don de jouets et de kits scolaires dans des orphelinats, la liste des actions sociales de Reckya Madougou est longue. Mais les œuvres caritatives de Reckya Madougou envers la communauté ne s’arrêtent pas là. Sur sa page Facebook, l’opposante ne cesse d’inciter ses sœurs à l’excellence. Elle les invite à briser les chaînes et atteindre leur plein potentiel. Pour elle, il n’y a pas de rêve qui ne puisse être réalisé quelle que soit la situation. Ses conseils sont bien appréciés et sont suivis de prières pour que bientôt, elle recouvre sa liberté.

    Joël Aïvo

    Condamné à dix ans de prison pour blanchiment, Joël Aïvo est l’un des prisonniers les plus célèbres de ces dernières années au Bénin. Constitutionnaliste, expert et consultant international, la privation de sa liberté depuis deux n’a pas pour autant effacé son nom de la bouche des béninois. Si sa libération est toujours demandée, cette initiative a marqué toute l’année. La dernière en date résulte de la rencontre entre Patrice Talon et le parti « Les Démocrates », où le nom du Professeur a encore retenti.

    Olivier Boco

    Sera-t-il oui ou non sur la ligne du départ en 2026 ? Sur le terrain, la vague OB26 est la seule qui écume villes, villages et hameaux pour mettre sur pied des cellules pour la présidentielle de 2026. Au fur et à mesure que Olivier Boco affirme ne pas être l’instigateur, le mouvement s’intensifie. A tel enseigne que le chef de l’Etat a été amené à se prononcer sur la candidature de son ami. D’ailleurs, le sujet a fait partir du gouvernement l’ancien ministre des sports Oswald Homeky. S’expliquant sur la démission de Homeky, Patrice Talon a avoué lui avoir fait des remontrances à cause de sa prise de position pour la candidature de Olivier Boco, une prise de position qui, selon le chef de l’Etat, va à l’encontre de l’esprit de la réforme du système partisan. Mais alors, Olivier Boco est-il candidat à la Présidentielle de 2026 ? A cette question, Patrice Talon a répondu qu’il n’en savait rien et qu’il n’est pas du genre à faire la promotion de ses amis ou de sa famille.

    Malick Gomina

    Ancien maire de la commune de Djougou, Malick Gomina fait depuis février dernier sa première expérience parlementaire. Elu député du Bloc Républicain de la 13e circonscription électorale, Malick Gomina ne cesse d’apporter des contributions de qualité au débat parlementaire. Sa dernière porte sur la cybercriminalité. Pour l’ancien maire de Djougou, l’efficacité de la lutte contre la cybercriminalité doit passer par la réorientation professionnelle des jeunes. Le parlementaire invite le gouvernement à accélérer les programmes de formation professionnelle. « Ce n’est pas le désir d’abandonner la cybercriminalité qui manque aux jeunes. Mais quand on les écoute, on comprend qu’ils le font parce qu’ils n’ont pas d’autres portes de sortie », a confié le parlementaire. Selon lui, tant que les jeunes font des études et comme seule porte de sortir, ils vont devenir tenancier d’un kiosque ou administrateurs de forums WhatsApp, la lutte aura du mal à porter son fruit.

    Lionel Talon

    Décembre 2023, le plus grand festival de musique urbaine WeLoveEya va se tenir les 29 et 30. Les célébrités internationales de la musique telles que Fally Ipupa, Davido, Maître Gims, Dadju, Tayc, Fanicko, Toofan et bien d’autres. A côté des internationaux, les artistes locaux seront aussi sur la scène. Pour cette 2e édition du festival WeLoveEya, le promoteur des centres Eya, Lionel Talon, fils du chef de l’Etat, n’a pas hésité sur les moyens pour faire vivre d’agréables moments de fêtes de fin d’année aux populations de Cotonou et environs. Mais Lionel Talon, c’est aussi le social, les œuvres caritatives à l’endroit des enfants et des personnes vulnérables. Avec son initiative, la caravane sociale nationale ‘’EYA Kpô ni non’’, Lionel Talon a procédé, samedi 28 octobre 2023, à l’Ecole primaire publique de Tokpota (Porto-Novo) à la remise de 380 kits scolaires et 380 bourses ainsi que l’inauguration de deux salles de classe. Lancée à Cotonou le 30 septembre 2023, l’initiative du promoteur de Eya Centre communautaire vise à offrir à plus de 1000 enfants issus des familles défavorisées répertoriés dans les 77 communes du Bénin des kits scolaires et bourses. Avant Porto-Novo, Lokossa a accueilli la caravane le 26 octobre dernier.

    Hugues Sossoukpè

    Ses prises de position contre le régime de Cotonou lui ont valu l’exil. Mais Comlan Hugues Sossoukpè est au cœur de l’actualité grâce à sa page Meta. Très souvent, il est celui qui relaie en premier les informations sur la vie carcérale au Bénin, en l’occurrence celles liées à la détention de Reckya Madougou et Joël Aïvo. Avec le journal Olofof, il exerce pleinement sa passion de journaliste. Mais Hugues Comlan Sossoukpè, ce n’est pas que la politique. Il met sa plume à la disposition de tous ceux qui dénoncent tout ce qui ne va pas dans la cité.

    Luc Atrokpo

    Le maire de Cotonou a accueilli ses pairs francophones à l’occasion du 43e congrès de l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF), tenu du 11 au 14 octobre 2023. Evénement inédit, la rencontre a connu la participation de plus de 300 délégués dont de plus d’une cinquantaine de pays francophones du monde entier. Le maire de Paris Anne Hidalgo était également présent. Pendant ces 4 jours, les maires ont affirmé leur volonté d’ouvrir d’autres voies de dialogue et de construire leur coopération sur de nouvelles bases, dans un contexte international marqué par des crises majeures.

    Chabi Yayi

    Il était le seul fils de l’ancien chef d’Etat politiquement engagé. Mais depuis 2016, Chabi Yayi s’est fait discret. En 2023, il fait son entrée dans le bureau national du parti Les Démocrates au poste de Secrétaire aux relations extérieures du parti d’opposition. Ce qui n’a pas empêché les soutiens du régime de la Rupture de le voir déjà dans la peau du candidat du parti à la présidentielle de 2026. Mais 2026 réserve encore beaucoup de surprises. Pour l’heure, Chabi Yayi est occupé à remplir la mission à lui confiée lors du congrès de Parakou. De plus en plus, il porte la voix du parti dans les médias et partout où besoin en est.

    Guy Mitokpè

    Jeune acteur politique, l’ancien Député à l’Assemblée nationale n’a pas manqué de faire parler de lui, durant l’année qui s’achève. Militant chevronné de la première force politique de l’opposition, il a défendu sa formation politique sur plusieurs plateaux de télévisions et studios de radios. Devenu Docteur en géographie, sa soutenance a fait échos. Élu ensuite premier Secrétaire à la Communication du parti « Les Démocrates » lors de son Congrès ordinaire à Parakou, Guy Mitokpè s’attelle depuis lors à défendre davantage le parti et sa ligne, chaque fois qu’il en a l’occasion.

    Nouréni Atchadé

    Membre fondateur et du Bureau politique du parti « Les Démocrates », Noureni Atchadé est devenu Président du Groupe parlementaire des députés de son parti, à l’Assemblée nationale. L’actualité politique du pays en 2023 ne s’est pas faite sans lui. Si ses différentes prises de positions n’ont pas varié tout au long de l’année, il a tenu en haleine ses militants par ses nombreuses descentes sur le terrain. Autrefois premier vice-président du parti, le Député à l’Assemblée nationale en est, au cours du récent congrès ordinaire de cette formation politique, devenu deuxième vice-président. Ce pas en arrière n’a pas émoussé ses ardeurs. Toujours critique à l’endroit du pouvoir en place, Nouréni Atchadé a marqué ses douze derniers mois.

    Éric Houndété

    Personnalité populaire, Éric Houndété n’est plus à présenter dans l’arène politique du pays. En 2023, l’homme a beaucoup donné de la voix. Élu Député au parlement, il a conduit jusqu’au dernier congrès, le parti « Les Démocrates ». Dans toutes les grandes sorties du parti au long de l’année, Éric Houndété n’a pas manqué de hausser le ton. Devenu Premier Vice-président à l’issue de ce congrès, il est toujours resté présent sur la scène politique.

    Mario Metonou

    Procureur spécial de Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), Mario Metonou a encore fait parler de lui en 2023. Ceci, avec à la clé beaucoup de dossiers sur tapis. Devenue la juridiction la plus en vue au Bénin, la Criet a traité de dossiers les plus sensibles (viol) aux plus rocambolesques. Avec ses rares sorties médiatiques sur certains d’entre eux, Mario Metonou a tenu en haleine la justice béninoise en 2023.

    Basile Ahossi

    Redevenu Député à l’Assemblée nationale, Basile Ahossi fait partie des hommes politiques ayant marqué l’année. Par ses prises de positions et surtout son absence lors de la désignation des représentants du parlement au sein des institutions en tant que deuxième Vice-président, son nom a beaucoup résonné dans l’univers politique et médiatique du pays. La dernière en date demeure sa posture lors du récent vote du budget général de l’Etat. En adoptant ce budget et prenant ainsi le contre-pied de ses collègues, l’actualité ces dernières semaines a encore tourné autour de lui.

     Wilfried Léandre Houngbédji

    Secrétaire général Adjoint, il est également le Porte-parole du gouvernement. Toujours au premier plan de l’actualité nationale, Wilfried Léandre Houngbédji a sûrement été la personnalité la plus active devant les médias en 2023. Des points de presse des Conseils de Ministres aux rendez-vous avec les médias et organes de presse, le Porte-parole a défendu le pouvoir en place sur tous les plans. Il n’a pas chômé en 2023.

     Anique Djimadja

    Experte en communication politique, Anique Djimadja est également membre fondatrice du parti Union progressiste le Renouveau (Up-R). Conseillère technique aux affaires politiques du Président de l’Assemblée nationale, elle est également celle qui pilote le volet communicationnel du parti. À ce titre, Anique Djimadja s’est engagée au cours de l’année 2023 à servir de pont entre les médias et le parti. Femme leader, elle n’a pas non plus manqué d’extérioriser cette compétence à travers des rencontres au cours desquelles, elle a fait part de la volonté des femmes Up-R à faire parler d’elles dans les instances et au sein du parti.

    Richard Boni Ouorou

    Après avoir lancé la fondation « Terriens » qui, depuis quelques années se met au service des couches défavorisées et des jeunes entrepreneurs, le philanthrope béninois, Richard Boni Ouorou actionne le mouvement « Libéral ». Le creuset va œuvrer pour l’éducation et la préparation du citoyen à faire face aux défis de développement du pays. Les Libéraux seront aguerris à travers des programmes de formation sur des stratégies de réflexions et d’analyses afin de proposer des solutions innovantes aux difficultés rencontrées dans la gouvernance. L’initiateur des deux creusets explique qu’il s’agit de deux mouvements différents, qui finiront quand même par se rejoindre. Conformément à la loi qui organise le système partisan au Bénin, Richard Boni Ouorou devra par la suite créer un parti politique s’il veut renforcer son engagement politique. A l’en croire, cette étape inévitable sera concrétisée grâce à la fusion des « Terriens » et de la Ligue d’initiative bénévole pour l’éducation et l’action libérale (Libéral).

    José Tonato

    Suite au remaniement du gouvernement intervenu en avril 2023 et qui a donné lieu à la fusion du ministère des Transports avec celui du Cadre de vie, Didier José Tonato est désormais ministre du Cadre de vie et des Transports chargé du développement durable. Une marque de confiance pour l’homme qui ne cesse de multiplier des initiatives en vue de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement. Et comme il aime à le marteler, l’héritage du secteur des transports, loin d’être une juxtaposition entre le secteur du cadre de vie et celui des infrastructures et des transports, procède plutôt du devoir de continuer l’amélioration permanente du cadre de vie des Béninois, dans la mise en place d’une combinaison et d’une synergie intelligentes.

    La Fondation Moov Africa

    Avec une dizaine d’années au service de la communauté, la Fondation Moov Africa Bénin (FMAB) est une fondation apolitique et à but non lucratif qui vise à renforcer l’image citoyenne ainsi que l’engagement social de la société Moov Africa Bénin principalement dans le domaine de l’Education, et accessoirement dans le domaine de la santé, de l’autonomisation des femmes et de l’insertion des personnes handicapées. A son actif, plusieurs réalisations qui se sont poursuivies au cours de l’année 2023. Dans le domaine la santé, la Fondation Moov Africa Bénin a fait don d’équipements aux hôpitaux, constitués de tables d’accouchement, tables de réanimation de nouveaux nés, tables de consultations, lits et matelas d’hospitalisation, de financement de la prise en charge des pathologies infantiles…

    Dans le secteur de l’éducation, la Fondation a œuvré à la construction d’infrastructures scolaires, à la distribution des kits scolaires sur l’ensemble du territoire, de don de mobiliers scolaires, de don de matériels didactiques aux enseignants…

    Au titre de l’autonomisation des femmes rurales, La Fondation Moov Africa Bénin a fait don d’équipements et de matériels de travail aux associations de femmes.

    En ce qui concerne l’insertion des personnes handicapées, la Fondation est à l’origine du financement d’activités commerciales en faveur des personnes en situation de handicap, de don de bourses scolaires, de don d’équipements…

    La Fondation Moov Africa Bénin est par ailleurs à l’origine de l’initiative « Main dans la main » qui a pour objectif de promouvoir la solidarité collective. Elle propose des actions de solidarité qui mettent en relation main dans la main, des associations, projets, et bénévoles de tous horizons et de tous âges, pour la cause commune dans un idéal de micro-solidarités.

    Fanicko

     Le fils aîné du label Blue Diamond, Fanicko de Jésus a marqué à sa façon, l’année 2023.  Rendu disponible au cours de l’année, son album Gâteau de Jésus marque une nouvelle étape dans sa carrière musicale. L’auteur se propose d’offrir à ses fans des mélodies agréables à entendre. Il a laissé dans cet album tout son talent. En référence aux douze apôtres du Christ, cet album comporte douze titres. Quatre d’entre eux sont réalisés en featuring avec des voix célèbres du Cameroun telles que Hiro, Blanche Bailly et Kameni. Il s’agit des titres « De l’or », « Na lingui yo » et « Cameroun ». Côté diversité, cet album ne s’écarte pas beaucoup des styles musicaux de l’artiste béninois et qui l’ont aidé à construire sa renommée. On y retrouve du coupé-décalé, de l’afro beat et de l’afro pop.

    L’année 2023 marque également une nouvelle naissance pour le chanteur béninois Fanicko. Il s’est fait baptiser par immersion dans l’eau, entamant ainsi un nouveau départ dans sa relation avec Dieu. Par ailleurs, alors qu’il était nominé aux Primuds 2023, Fanicko a invité ses fans à soutenir son compatriote Axel Merryl Sofonnou, lui aussi nominé aux Primud 2023. Un acte unanimement salué par les internautes d’ici et d’ailleurs.

    Komi Koutché

    Après avoir contribué à l’élection des députés de l’opposition au parlement, l’ancien ministre des finances, Komi Koutché n’a pu se mettre en retrait de l’actualité politique en 2023. Contraint à l’exil depuis quelques années, l’ancien argentier national n’a manqué aucune occasion de se prononcer sur l’actualité de son pays et surtout d’attirer l’attention des gouvernants actuels sur certaines réalités que vivent les populations béninoises. Très actif depuis sa page Facebook, Komi Koutché reste très critique envers le gouvernement de la Rupture et se préoccupe du bien-être et du mieux-vivre des Béninois.

    Romuald Wadagni

    Personnalité reconnue et respectée du monde des finances, le ministre de l’économie et des finances, Romuald Wadagni peut se réjouir du vote de la loi des finances 2024. Un budget adopté par l’Assemblée nationale après les assurances de Romuald Wadagni pour qui, 2024 sera une année où le Gouvernement va davantage répondre aux problèmes des populations. Durant l’année 2023, l’argentier national était bien au cœur de l’actualité pour évoquer les réformes économiques, fiscales et certains faits saillants de l’actualité nationale.

     Louis Vlavonou

    Le retour du débat démocratique au parlement, depuis janvier 2023, après l’intermède monocolore de la 8è législature a révélé davantage le savoir-faire politique du Président du Parlement. Le Député UP-Le Renouveau de la 21è circonscription électorale a su tout d’abord se faire réélire à la tête de l’Assemblé nationale en glanant même deux (2) voix supplémentaires au sein de la minorité parlementaire et a su s’adapter à la nouvelle donne politique de l’hémicycle. Il est admiré de plus en plus pour sa gestion du parlement avec équilibre, sagesse et un certain sens de l’humour depuis le retour de l’opposition à l’Assemblée nationale et notamment la programmation régulière des questions orales au gouvernement.

    Benjamin Hounkpatin

    Si le drame de Dassa, à l’origine de plusieurs décès, a positionné le ministre de la santé, Benjamin Hounkpatin au cœur de l’actualité, celui de Sèmè-Kraké continue d’alimenter les débats. Toute chose qui a d’ailleurs renforcé sa présence dans les médias notamment en ce qui concerne la prise en charge des rescapés, l’identification des corps. Le ministre de la santé, Benjamin Hounkpatin sera également au cœur de l’actualité en 2023. Plusieurs questions liées à l’amélioration du plateau technique, la rénovation ou encore l’érection des infrastructures sanitaires et autres n’ont pas manqué de le ramener sous les projecteurs durant l’année 2023.

    Oswald Homeky

    Les contre-performances de l’équipe nationale du football ont occupé l’actualité en 2023 et le ministre des sports, Oswald Homeky n’a pu échapper aux critiques même quand le coach Gernot Rohr tente de justifier chaque débâcle des Guépards. L’élimination des ex-écureuils du Bénin lors des éliminatoires de la CAN 2024 reste une pilule difficile à avaler dans l’opinion. Et début octobre 2023, le ministre Oswald Homeky crée l’évènement en déposant sa démission du gouvernement, au sein duquel il a toujours servi depuis l’avènement de la Rupture. Il est reproché au jeune ministre d’avoir soutenu publiquement la candidature d’Olivier Boko à la présidentielle 2026. Souvent très proche des jeunes talents culturels, Oswald Homeky n’a échappé également aux projecteurs durant l’année 2023.

    Létondji Béhéton

    L’un des principaux artisans de la mise en place de la Zone industrielle de Glo-Djigbé (Gdiz), Létondji Béhéton est le Directeur général de la Société d’investissement et de promotion de l’industrie (SIPI-BENIN). Avec le concours de l’Agence de promotion des investissements et des exportations (APIEx), celui qui a rejoint le Groupe Arise en 2021, mobilise des investisseurs étrangers à venir investir au Bénin. Déjà, des milliers d’emplois sont offerts aux jeunes à la Gdiz.

    Dine Bouraïma

    Promoteur de Bénin Royal hôtel, Dine Bouraima s’investit à accompagner le gouvernement béninois dans sa vision de révéler la Destination Bénin. Président du Consortium Touristes par millions (Ctm-Bénin), Dine Bouraima rêve toujours d’un Bénin riche d’offres touristiques.

    Sidikou Karimou

    Patron de la Fédération béninoise de handball, Sidikou Karimou est l’homme du handball béninois depuis un peu plus de deux ans. Elu samedi 25 septembre 2021, le président de la Fbhb fait un travail remarquable sur le terrain et impacte le paysage sportif béninois. Après une première année qui lui a permis de donner un avant-goût de ce que le public sportif béninois et celui du handball béninois peuvent attendre de sa gestion, il montre tout son savoir-faire avec des innovations. Sidikou Karimou fait déjà mieux que son prédécesseur, et entend aller au-delà. Les compétitions statutaires, les compétitions internationales des clubs et des sélections nationales des catégories d’âge et seniors sont les aspects sur lesquels il a mis un accent particulier.  La formation des arbitres, des entraîneurs et des administratifs sont autant de défis qu’il essaie de relever année après année. Et le résultat se fait remarquer peu à peu. En témoigne la finale des hommes du championnat professionnel de handball de cette année qui a été d’un niveau très appréciable et que le public n’oubliera pas de sitôt. Le regard du public sportif béninois sera encore dirigé vers le président Sidikou Karimou et son bureau en 2024 pour d’autres innovations.

    Clément Loko

    Triple champion d’Afrique de boxe, le pugiliste international béninois Clément Loko a connu une année 2023 étincelante avec plusieurs victoires. Ce qui le rapproche davantage des éliminatoires du championnat du monde francophone version Wbc. Finissant l’année 2023 en beauté avec un succès sans polémique au Nigeria, le triple champion d’Afrique, dans le cadre de sa préparation pour intégrer le classement mondial WBC francophone de boxe, poursuit son périple. Et c’est le Ghanéen Bernard Adzewoda qui a fait les frais de la première victoire de Clément Loko pour son premier combat de l’année 2023. Un succès qui a annoncé la couleur d’une année 2023 sous le signe de la bonne performance. Même si l’objectif principal n’est pas encore atteint, il continue de cravacher pour arriver au bout de son objectif, celui de se faire une place pour disputer le championnat mondial Wbc francophon de boxe. L’année 2024 sera certainement la meilleure.

    Gloriana Nahum

    A seulement 16 ans, elle continue de faire la fierté du tennis féminin béninois. D’ailleurs, Gloriana Nahum a démarré l’année 2023 en fanfare avec des participations aux compétitions internationales notamment aux Usa, au Costa Rica, en Equateur. A ces rendez-vous, elle n’a jamais manqué de défendre véritablement les couleurs nationales. Elle a également eu d’autres challenges tout au long de l’année. Ces performances lui ont permis d’être numéro 1 au plan africain dans la catégorie U18 à l’âge de 16 ans. Logiquement, elle a été distinguée lors de la nuit des champions par le Ministère des sports. Elle est donc à suivre et à accompagner pour l’atteindre de son objectf. Celui d’être au premier rang mondial dans sa catégorie.

    Les U15 du CEG Sainte Rita

    Le Ceg Sainte Rita continue d’honorer le Bénin. Pour cause, dimanche 26 novembre 2023 à Lomé (Togo), lors du tournoi qualificatif de la zone UFOA B, les garçons et les filles U15 du CEG Sainte Rita ont défendu avec vaillance les couleurs nationales. L’équipe masculine a terminé sur la plus haute marche de la compétition, en décrochant la médaille d’Or, grâce à une victoire de 2 buts à 0 face à la Côte d’Ivoire. Elle se qualifie ainsi pour la deuxième édition de la Coupe d’Afrique Scolaire qui aura lieu en avril 2024 au Zimbabwe. Quant aux filles, elles terminent au pied du podium avec la médaille de Bronze. Les Amazones scolaires U15 de Sainte Rita ont battu les ivoiriennes (1-0). Deux ans de suite, les jeunes garçons font briller les couleurs nationales et décrochent à chaque fois des millions pour le pays. Lesquels devraient servir de construction d’infrastructure sportive dans ledit collège.

    Claudine Talon

    La Première Dame Claudine Talon est résolument engagée dans les œuvres sociales par la Fondation éponyme. Dans l’objectif d’améliorer la vie des femmes et des enfants en situation difficile, elle vient en aide aux femmes porteuses de la fistule obstétricale et les aide à retrouver leur dignité. Son leitmotiv, c’est atteindre zéro fistule obstétricale au Bénin. Jeudi 29 octobre 2023, la Fondation Claudine Talon a inauguré à Porto-Novo La Maison des parents. C’est une résidence pour accueillir les familles dont les enfants suivent les soins à l’unité d’oncologie pédiatrique au sein du CHUD-OP à Porto-Novo qui constitue le premier centre public dédié au traitement des cancers de l’enfant. Des familles viennent de toutes les régions du Bénin pour soigner leurs enfants atteints du cancer. Les traitements en oncologie pédiatrique étant très longs, la Fondation Claudine Talon a construit une Maison des Parents, bien équipée pour faciliter leur séjour dans la capitale du Bénin.

    Claudine Prudencio

    Plus de Udbn sur l’échiquier politique nationale. Le parti de Claudine Prudencio a muté et devient la Renaissance nationale. Par cette dénomination, Claudine Prudencio et ses lieutenants veulent se donner un nouveau souffle afin d’affronter en toute sérénité les élections générales de 2026. A l’heure des grands rassemblements, la seule femme cheffe de parti n’est toujours pas disposée à se fondre dans la nasse. La Renaissance nationale est venue pour faire ce que l’Udbn n’a pas pu.

  • Acte 3 des Ateliers Boussole de la jeune fille : Le Réseau des Femmes d’impact outille les jeunes de Parakou

    Acte 3 des Ateliers Boussole de la jeune fille : Le Réseau des Femmes d’impact outille les jeunes de Parakou

    Le réseau des femmes d’impact (RéFI) a organisé l’acte 3 des Ateliers Boussole de la jeune fille à Parakou, après Cotonou et Porto-Novo. C’était le samedi 16 Décembre 2023 dans la salle de lecture du CAEB de la commune de Parakou sous le parrainage de Mariétou Tamba, marraine de cet événement.

     

    Outiller les jeunes filles aux valeurs morales, à l’éthique, au développement personnel afin d’impacter ces dernières et faire d’elles des pépinières de filles d’impact avec une identité et une vision. Tel est l’objectif de l’initiative « Atelier Boussole de la jeune fille ». Les jeunes filles qui ont fait le déplacement du CAEB, se sont abreuvées des riches expériences des femmes leaders et d’impact du Bénin, afin de renforcer leur identité et d’amorcer leur maturité.

    Comment prendre soin de son corps ; estime de soi et confiance en soi, le terreau de la réussite; comment réussir brillamment ses études ou son apprentissage et devenir une femme leader à grand impact demain ? et jeune fille, tu peux réussir brillamment tes études malgré ton handicap sont les différentes thématiques abordées en atelier avec les jeunes filles afin de les aguerrir. Ces différentes thématiques ont été animées par des femmes leaders.

    Procédant au lancement des travaux de l’acte 3 des Ateliers Boussole de la jeune fille, le parrain de l’acte 3, Dr Malick Daouda a indiqué que cet événement est promoteur du développement économique et social durable car mettant l’accent sur la femme et la jeune fille. Pour lui, les thèmes abordés dans le livre répondent aux différentes préoccupations des femmes et des jeunes filles pour son plein épanouissement. Il n’a pas manqué de remercier le réseau des femmes d’impact pour l’œuvre salvatrice et de prodiguer quelques conseils aux jeunes filles.

    Mariétou Tamba marraine de l’acte 3 des Ateliers Boussole de la jeune fille a abondé dans le même sens que le parrain. Elle s’est réjouie pour avoir été associée à cette initiative qui vise l’éducation des jeunes filles en phase de croissance. Une phase, à l’en croire, est très délicate au cours de laquelle, la jeune fille se doit d’être sensibilisée et accompagnée. Elle a exhorté les jeunes filles à accorder une attention particulière aux différentes communications.

    Dorcas Codjia, présidente du réseau des femmes d’impact a indiqué que son réseau, dans la dynamique de contribuer à l’éducation de qualité des jeunes filles et au renforcement du leadership féminin, a initié le projet Mois de la femme en Mars 2023 qui a abouti à la naissance de l’édition du livre « La Boussole de la femme et de la jeune fille ». Les Ateliers Boussole de la jeune fille visent à impacter les jeunes filles en renforçant leurs capacités sur les questions de valeurs morales et éthiques.

     

    Albérique HOUNDJO Br/Borgou-Alibori