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Étiquette : Discours
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Discours non-violent et oncours Peace attitude septentrional : Boni N’yô Sinasson s’engage comme ambassadeur de la paix
La Préfecture de Djougou a abrité deux événements organisés par l’Ong Jeunes engagés pour le développement communautaire (JEDeC) en présence de Sani Bio, coordonnateur de U-report Djougou et bien d’autres responsables d’associations.
La formation sur la communication non-violente et la cérémonie de remise des prix du concours Peace Attitude Septentrional ont réuni des acteurs engagés pour la promotion de la paix dans les départements de l’Atacora, Donga, Borgou et Alibori. La séance de formation, animée par Djamaloul Dine Alidou, président de JEDeC et Global Peace Ambassador, a mis l’accent sur les techniques de la communication non-violente, une méthode essentielle pour cultiver des relations harmonieuses et résoudre les conflits au sein des communautés.
Les participants ont exploré les cinq étapes clés de la communication non-violente, comprenant l’observation sans jugement, l’identification des sentiments, l’expression des besoins, la formulation de demandes claires, et l’écoute empathique. La cérémonie de clôture du concours Peace Attitude a été marquée par la remise des prix aux lauréats, avec Wassou Arouna et Adamou Aboudou-Mimounou occupant respectivement les premières et deuxièmes places.
Ces récompenses symbolisent l’importance des initiatives pour la promotion de la paix et de la tolérance dans la région. Parmi les participants, Boni N’yô SinassonI, président de l’association Jeunesse unie pour le développement de la commune de Péhunco (Judecop), a exprimé sa gratitude aux organisateurs pour ces initiatives structurantes. Il a réaffirmé son engagement à être un véritable ambassadeur de la paix dans sa communauté en général, promettant de promouvoir les valeurs de tolérance et de non-violence dans toutes ses actions.
La séance a pris fin sur une note de satisfaction générale, avec des encouragements pour la continuité de ces activités visant à renforcer le tissu social et la paix dans la région. Le rôle des jeunes leaders comme Boni N’yô Sinasson dans la propagation de ces valeurs a été particulièrement salué, annonçant ainsi un avenir prometteur pour la paix et la cohésion sociale dans le septentrion béninois.
Albérique HOUNDJO (Br Borgou-Alibori)
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Décryptage de sa sortie médiatique : Des contradictions dans le discours de Talon (Il ne veut pas d’une révision mais serait prêt à promulguer si…)
Le jeudi 08 février 2024, le président Patrice Talon s’est livré à un exercice qui tranche avec les fades monologues auxquels le peuple s’est finalement habitué au fil du temps. Au menu de cette sortie médiatique, il y avait plusieurs sujets dont, la révision de la Constitution et la fermeture des frontières avec le Niger. A l’issue de cette conférence de presse, que retenir de nouveau ? Rien, à part une impression de déjà-vu.
Patrice Talon se prêtant aux questions de la presse. Un exercice plutôt rare mais qui aura permis à l’opinion nationale et internationale de mieux cerner les intentions de l’Homme par rapport à ce qui est devenu une tradition pour les chefs d’Etats africains en fin de règne. Si en ce qui concerne la crise avec le Niger, Patrice Talon est finalement revenu à de meilleurs sentiments en optant pour la réouverture des frontières avec ce pays de l’hinterland, son argument lié au respect des décisions de la Cedeao comme motif pour couper le pont avec le partenaire économique stratégique qu’est le Niger ne tient pas. S’il a pu ignorer plusieurs décisions d’instances internationales dans un récent passé, il aurait pu comme son voisin Togolais, se démarquer de cette posture belliqueuse de la Cedeao pour préserver les intérêts économiques du Bénin. Par contre, à propos de la révision de la Constitution et ses probables velléités d’un troisième mandat, le Chef de l’Etat est resté égal à lui-même. Entre profession de foi et tentatives de passer pour un grand démocrate, Patrice Talon n’aura réussi qu’une seule chose : confirmer aux béninois désormais moins dupes, ses réelles intentions par rapport aux échéances électorales de 2026.
En effet, en écoutant Patrice Talon lors de sa sortie médiatique, on pouvait voir un homme en quête de popularité, un chef de plus en plus isolé, n’ayant plus confiance en ses partenaires d’hier et obligé de professer au monde entier sa bonne foi. Certains analystes politiques voient même dans cette conférence de presse, une tribune pour préparer l’opinion publique internationale à un plan qui crève désormais les yeux. Un plan dans lequel le malheureux député Assan Séibou a pris un bien triste rôle. Le plan est simple. Patrice Talon n’a pas digéré l’échec de sa première tentative de révision de la Constitution. Il n’a de cesse de le marteler comme ce fut le cas encore lors de sa dernière rencontre avec le Président Yayi Boni au Palais de la Marina. Et l’homme qui ne supporte pas l’échec comme il le dit aussi souvent, a trouvé l’occasion pour remettre cela. Et pour y parvenir cette fois, quelle plus belle trouvaille que celle utilisée par le président sénégalais qui consiste à s’appuyer sur l’Assemblée Nationale pour réussir le coup de force en toute légalité.
Talon trahi par ses propres contradictions
Lors de sa conférence de presse, Patrice Talon a dit qu’il ne veut pas de la révision de la Constitution, mais ce que son propos traduit, c’est plutôt qu’il n’initiera pas une révision de la Constitution, mais qu’il sera preneur d’une révision de la Constitution qui modifierait le rythme électoral. Patrice Talon dit ne pas vouloir d’une révision de la Constitution mais dans le même temps, il se dit prêt à promulguer une loi qui ferait passer la présidentielle avant les législatives et les communales. Comment cela peut-il se faire sans toucher à la Constitution ? Ce parlement dans lequel ses partisans lui obéissent au doigt et à l’œil (pour le moment), pourra-t-il lui imposer une révision constitutionnelle qu’il ne souhaite pas ? Assan Séibou peut-il passer outre la position de Patrice Talon sur un sujet si sensible que celui de la révision de la Constitution ? Répondre par l’affirmative relèverait de l’utopie.
La clairvoyance de la Cour constitutionnelle
Juste après la sortie de son patron, le pauvre Assan Séibou s’est empressé d’investir l’espace médiatique pour s’enfoncer davantage avec des déclarations qui confirment qu’il n’est qu’un instrument au service d’une cause funeste. Ce dimanche sur une web TV de la place, le désormais tristement célèbre Assan Séibou déclarait à propos du pouvoir législatif : « …dans ce premier rôle, il est de mon devoir, lorsque je constate quelque chose qui semble inapproprié, préjudiciable à ce pays, ou susceptible de causer des problèmes, de m’élever pour exprimer mon point de vue… ». Ces propos qui rappellent ceux du non moins tristement célèbre Macky Sall, prouvent à suffisance que le député clignote à gauche pour virer à droite. Sinon quelle est la situation inappropriée, préjudiciable à ce pays, ou susceptible de causer des problèmes et que la Cour constitutionnelle n’a pas résolu à travers sa décision DCC 24-001 du 04 janvier 2024 relative aux parrainages ? Quelle est cette situation si grave que le député veut faire éviter au Bénin en proposant une révision de la Constitution, alors que la Cour a recommandé à l’Assemblée nationale de modifier le code électoral pour d’une part, rétablir l’égalité du pouvoir de parrainer à l’égard de tous les maires et, d’autre part, rendre conforme à l’article 49 de la Constitution, les dispositions de l’article 142, alinéa 6 du code électoral ? Pourquoi donc cette proposition de révision de la Constitution ?
L’alinéa 2 de l’article 42 de la Constitution en ligne de mire ?
Pour qui connait la procédure parlementaire, on peut aisément deviner que cette proposition de Assan Séibou est une étape pour aboutir à une modification de l’article 42. En effet, même si la proposition de loi de Assan Séibou ne porte pas clairement sur une modification de l’article 42, tout peut arriver au cours de la procédure parlementaire qu’elle a déclenchée. Pour ce faire, il suffirait que la Commission des lois valide la proposition à la majorité simple avec un amendement relatif à la modification de l’article 42 en supprimant le bout de phrase (plus de deux fois dans vie) qui empêche Talon de briguer un troisième mandat. Ensuite, une fois en plénière, il sera question de débaucher un député du groupe parlementaire Les Démocrates pour obtenir les 82 voix nécessaires pour obtenir la recevabilité de la proposition de loi portant révision de la Constitution. Après la recevabilité de la proposition, la mouvance présidentielle aura deux options pour valider définitivement la révision de la Constitution : rechercher 06 voix parmi les députés du groupe parlementaire Les Démocrates. C’est ainsi que sans être à l’initiative d’un projet de loi portant révision de la Constitution et dans le respect de la séparation des pouvoirs et de la légalité, Patrice Talon aura obtenu un troisième mandat sans l’avoir clairement demandé. Ce plan qui peut paraître utopique aujourd’hui, a été révélé par le député UP-R, Orden Alladatin ce dimanche sur un plateau télé lorsqu’il tentait difficilement de justifier les errements de Macky Sall au Sénégal. Orden Alladatin a sorti le mot légalité qui servira de base à toutes les dérives planifiées par la mouvance présidentielle. Fort heureusement, au Parlement, se trouvent 28 députés de Les Démocrates qui ne céderont pas à cette comédie mal montée.
Au-delà du débat en cours, cette décision de la Cour constitutionnelle met en lumière les tares du législateur. Que pouvait-on attendre d’un parlement monocolore où les députés buvaient et votaient tout ce qui leur était soumis. Morceau choisi de la décision DCC24-001 du 04 janvier 2024 : « or, il incombe au législateur d’exercer pleinement sa compétence en adoptant des lois claires, intelligentes et accessibles afin de prémunir les sujets de droit contre une interprétation contraire à la Constitution ou le risque d’injustice ou d’arbitraire ».
M.M
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Discours chef de l’État sur l’état de la nation : « Une quarantaine de minutes d’autosatisfaction », ironise le député Midofi
Même si l’article 72 de la Constitution du Bénin n’autorise pas qu’il y ait de débat au sein du Parlement à la suite du discours du président de la République sur l’état de la nation, chaque parlementaire est tout de même libre d’opiner sur ledit discours. Et c’est ce qu’a fait le député du Groupe parlementaire Les Démocrates (opposition), Midofi Antonin Hounga interpellé des médias.
« Le chef de l’État, je l’ai suivi, dans son discours sur l’état de la Nation devant la Représentation nationale, ce jeudi 21 décembre 2023. S’il faut résumer, le président Patrice Talon se comporte exactement comme un danseur qui s’apprécie lui-même, qui dit venez voir, je danse hyper bien, j’en suis fier.
Le président Talon, les 40 minutes qu’il a prises pour faire le tour d’horizon, s’est gargarisé de ses réalisations en lieu et place du peuple béninois pour qui il travaille normalement. À l’analyse, sa fierté réside même plus dans les classements et reconnaissances d’institutions financières internationales à l’endroit du Bénin, toutes choses qui ne reflètent pas souvent la réalité que vivent les Béninois à l’interne. Le constat qu’on peut aussi faire, les secteurs dans lesquels il se dit que ça marche où il prétend avoir de résultats, il s’y est attardé, mais n’a pas osé relever ses échecs alors qu’il avait promis le miracle aux concitoyens, en un quinquennat. Il faut dire au chef de l’État que l’enseignement ne se limite pas à la formation technique et professionnelle avec la construction de lycées techniques et à Sèmè-City dont on ne fait même pas le point au contribuable depuis sa création. L’enseignement, c’est également les Enseignants notamment ceux dits Aspirants, qui ne sont pas du tout contents de ce qu’est devenue l’école sous la gouvernance actuelle. Dans ces conditions, on est encore loin de renouer avec l’excellence contrairement à ce qu’avance le chef de l’État.
Pour ce qui est du vivre ensemble, puisque c’est ressorti dans ses propos, aucun vivre ensemble ne peut se faire avec des fils et filles du pays en prison ou en exil. C’est pourquoi nous continuons de croire que la libération de Madame Reckya Madougou, du professeur Joël Aivo et le retour au bercail de nos compatriotes comme Komi Koutché, Sébastien Ajavon, Valentin Djènontin, Léhady Soglo, Fatouma Djribril Amadou et bien d’autres va renforcer ce vivre ensemble. Et c’est le président de la République qui a la clé.
Enfin, je ne peux que me réjouir de la nouvelle posture de notre président, qui sans doute, avec le temps, a compris que le Niger est un État souverain qu’on ne peut menacer comme cela avait été fait aux premières heures du coup d’État. Certes, il faut condamner les putschs dans une démocratie, mais le Bénin n’est pas le seul État membre de la Cedeao. Il suffit de bien observer l’attitude des autres pays qui nous entourent dans cette crise. Nous n’avons pas le droit de jeter le bébé avec l’eau du bain puisque, in fine, ce sont les pauvres populations qui souffrent. Il semble que la Cedeao et certains chefs d’Etat sont en train de le comprendre ».