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  • Atelier en intelligence collective d’identification des besoins en connaissance: Le LMI REZOC mobilise pour une meilleure gestion de l’eau et une agriculture durable

    Atelier en intelligence collective d’identification des besoins en connaissance: Le LMI REZOC mobilise pour une meilleure gestion de l’eau et une agriculture durable

    Du 10 au 11 septembre 2024, le Laboratoire mixte international “Centre d’étude des ressources en eau et de la zone critique“ (Lmi Rezoc) a initié un atelier participatif en intelligence collective d’identification des besoins en connaissance pour une meilleure gestion de l’eau et une agriculture durable. Ceci, dans le cadre des premières journées de valorisation et de diffusion du Laboratoire. Le présent atelier s’est déroulé à l’hôtel Assouka à Abomey-Calavi.

    Deux jours durant, les participants au présent atelier notamment des acteurs scientifiques et professionnels des secteurs du climat, de l’agriculture, de l’hydrologie, de la foresterie, de l’environnement, et de l’administration générale ont harmonisé leurs connaissances et expériences autour des besoins en connaissances pour une meilleure gestion de l’eau pour une agriculture durable. Ceci, dans une méthode participative innovante en intelligence collective. Ainsi, au cours des travaux, il a été procédé à la présentation des expertises des structures en présence en vue de constituer un groupe d’expert de l’interface eau et agriculture ; l’identification des problématiques d’intérêt commun autour de thèmes préalablement choisis ainsi que des aspects liés aux services éco-systémiques. Il été également question de prioriser les questions de recherche-action à mener collectivement dans les deux prochaines années et d’identifier les formes de diffusion adaptée aux praticiens des résultats de la recherche. A en croire le Directeur de l’Institut national de l’eau, Daouda Mama, le présent atelier se veut une rencontre d’échanges autour de la maitrise de l’eau face aux défis liés aux changements climatiques et ce, dans une approche holistique permettant d’aborder tous les aspects y afférents. Des discussions se sont donc articulées entre autres autour des eaux souterraines, eaux de surface, la qualité et la quantité de l’eau et tout autre aspect dans l’optique de parvenir à des approches de solutions en vue d’une meilleure gestion de la ressource en eau. Selon Daouda Mama, les travaux devront permettre d’aboutir à un projet commun engageant plusieurs acteurs sur les deux prochaines années et tenant compte de la spécificité de chaque acteur. Pour le Directeur du Lmi Rezoc, Jean-Martial Cohard, les différents acteurs sont mobilisés autour des questions de recherche ou de connaissances dans les domaines de l’eau et de l’agriculture, précisément l’interface entre l’eau et l’agriculture. “Dans le format de cet atelier, il y a vraiment un mélange entre des universitaires, des gens de l’université, et des gens du secteur opérationnel, des formateurs, etc…Il ne s’agit pas ici de dire que les résultats de la science sont cela, et qu’il faut appliquer ces résultats au secteur opérationnel. Nous essayons d’avoir beaucoup plus d’horizontalité dans le traitement et le partage des connaissances, car tout le monde a des connaissances à partager“ a-t-il laissé entendre. Evoquant les attentes, Jean-Martial Cohard estime qu’il s’agit de créer un collectif d’acteurs qui travaillent ensemble dans le but de solutionner des problématiques liées à l’eau et à l’agriculture durable.  Co-directeur du Lmi Rezoc, Emmanuel Agnidé Lawin estime que les participants à l’atelier procèderont à l’identification des thématiques communes d’intérêt qui feront l’objet d’une priorisation pour améliorer la gestion de l’eau pour une agriculture durable. Et de préciser qu’il sera mis en place un réseau d’acteurs pour travailler sur les thématiques nécessitant un développement de connaissances et identifier les meilleurs moyens et outils de diffusion des résultats de recherche. Lancé en 2019, le Lmi Rezoc a pour objectif de mieux comprendre les interactions entre modifications du cycle de l’eau et changements environnementaux. Ses recherches ambitionnent de contribuer à une mobilisation soutenable des ressources en eau notamment dans des régions où ces ressources sont particulièrement vulnérables.

  • La Toxi infection alimentaire collective : Une urgence médicale

    La Toxi infection alimentaire collective : Une urgence médicale

    (Avis aux férus des manifestations, des cérémonies de réjouissance)

     Une intoxication alimentaire a fait quatre morts dans une même famille. Les quatre membres de la famille sont morts dans la journée du mercredi 31 juillet au jeudi 1er août 2024 à Bassila dans le département de la Donga. Il s’agit de deux enfants, leur mère et leur grand-mère, décédées suite à la consommation d’une pâte préparée à base de farine de maïs accompagnée de sauce. Une situation peu ordinaire. Toute une famille, tout un quartier ou village ; un groupe d’individu… après avoir consommé le même repas se plaint du même mal, au même moment et développe les mêmes signes. Rien de bizarre toutefois. Cela s’explique. Review…

    En effet, la Toxi infection alimentaire collective (Tiac) est une infection contractée par plusieurs personnes à la fois, au même moment après avoir consommé le même aliment. « La Tiac est une infection alimentaire élargie à plusieurs personnes à la fois, à la même période et après avoir injecté un même aliment » a confié Uriel Dassoundo, Docteur, Spécialiste en santé à la polyclinique de l’Amitié le ‘’Bon Samaritain’’. Et, à l’entendre, elle est courante surtout en milieux pauvres. Quand il s’agit de la Toxi infection alimentaire collective, neuf germes sont à considérer. Ainsi, selon la bactérie mise en évidence par la ‘’Copro culture’’, examen des selles permettant d’identifier la bactérie responsable de l’infection, il peut s’agir selon Uriel Dassoundo, des Salmonelles (dans 70% des cas d’infection), le Clostriduim perfringens (10% des cas), le Straphilocoque aureus, le Yersimia, l’Escherchia Coli entérotoximogène, l’Escherchia Coli entérohémoragique, le Botulisme, la Trichinose et le Bacillus séreus. Sur le plan clinique, leurs voies de transmission et leurs manifestations varient d’un germe à un autre.

    Les Salmonelles : « les œufs, les légumes, les viandes »     

    Ce germe, à l’en croire, se manifeste par un syndrome dysentérique. Les selles sont liquides et très fréquentes. Elles sont faites de glaire et du sang associé à de la fièvre. Les Salmonelles proviennent des œufs et de leurs dérivés ; des feuilles de salade ; des légumes mal nettoyés ; les viandes ; le non-respect de la chaine de froid, (quand les aliments sont mal conservés dans le frigo). Après consommation, les Salmonelles ne se déclenchent qu’après 20 heures d’horloge : la période d’incubation

    Le Clostriduim perfringens : « volailles mal entretenues… »

    Dans ce cas, le malade est enclin au vomissement, à la diarrhée. Ce germe tire sa source de la viande, des volailles laissées à température ambiante, exposées à l’air libre et sa période d’incubation est de 10h

    Le Straphilocoque aureus : « les crèmes, les glaces… »

    Après avoir injecté ce germe, le sujet ne ressent aucun malaise avant 6h de temps environ (période d’incubation). On le retrouve dans la charcuterie, les aliments qui contiennent les crèmes, les glaces dans les salons glaciers, des aliments manipulés par plusieurs mains. A l’exception de la fièvre, il se manifeste de la même manière que le Clostriduim

    Le Yersimia : « les produits laitiers »

    Concerne surtout les produits laitiers ce qui implique un syndrome dysentérique : diarrhée faite de glaire et du sang.

    L’Escherchia Coli entérotoximogène : « l’eau sale »

    Il est du à la consommation de l’eau polluée et comme signe clinique se manifeste par le syndrome cholérique.

    L’Escherchia Coli entérohémoragique : « viande grillée »

    On retrouve ce germe dans la viande grillée, les steaks. Il s‘en suit alors le syndrome dysentérique

    Le Botulisme : « les produits artisanaux »

    Ce germé est causé par l’injection de la charcuterie mal préparée à l’instar de la viande de porc et les produits artisanaux. Dans ce cas, la diarrhée et les vomissements sont très abondants. On note aussi une paralysie musculaire surtout celle faciale avec une atteinte oculaire.

    La Trichinose : « viande mal cuite » 

    C’est une injection de viande mal cuite. Ce germe se manifeste par un œdème de la face : le visage est enflé. Des douleurs musculaires, la diarrhée et le vomissement sont aussi des signes propres à ce type germe. En résumé, en cas de la Toxi infection alimentaire collective, les germes se manifestent soit par un syndrome diarrhéique soit par un syndrome cholérique, a affirmé le docteur

     

    Conduite à tenir

    Aux dires d’Uriel Dassoundo, la Tiac est une urgence à signaler. L’épidémie doit être affirmée. Après avoir pris connaissance de l’origine de l’aliment vecteur, la chaîne de transmission depuis la source devra être stoppée. Les malades pris en charge et les personnes non contaminées interdites de consommer le processus alimentaire mis en cause.

    Tiac : les responsabilités sont partagées

    « Les responsabilités partent déjà du sommet dans la fabrication et la commercialisation des aliments et conserves qui sont vendus. Il faut que le Ministère fasse des contrôles pour voir si ce qui est commercialisé est propre à la consommation. L’Etat en est pour quelque chose mais il faut que chaque individu prenne des mesures d’hygiènes en faisant ses plats, qu’ils soient pour la maison ou pour les manifestations » a estimé le spécialiste en santé

    Les manifestations : grande ouverture à la Tiac

    « Nous avons remarqué que la Toxi infection alimentaire collective est beaucoup plus présente après les manifestations. Dans certaines localités, quand vous prenez les cérémonies de réjouissances : les communions, les mariages etc, si les gens finissent de manger c’est une catastrophe qui s’en suit » a confié Uriel Dassoundo

    NB : Il peut arriver qu’une seule personne développe les symptômes d’un germe. Dans ce cas on parlera d’infection digestive

    Cyrience Fifonsi KOUGNANDE

  • N.ART.UREL Exposition collective : Dominique Zinkpè et des artistes contemporains investissent la forêt classée de Pahou

    N.ART.UREL Exposition collective : Dominique Zinkpè et des artistes contemporains investissent la forêt classée de Pahou

    Une vingtaine d’artistes contemporains sont en résidence de créations dans la forêt classée de Pahou. Une idée originale de Dominique Zinkpè qui a reçu l’adhésion des artistes, de l’Institut français et du Ministère de la culture et des arts. Le top de cette exposition a été donné, vendredi 15 décembre 2023.

     

    Après l’art dans la rue, à travers Boulev’art, c’est le tour de N.ART.UREL Exposition collective. Depuis ce vendredi, la forêt classée de Pahou abrite une résidence de créations qui sera suivie de restitution en janvier. L’idée, selon l’initiateur, le célèbre artiste plasticien Dominique Zinkpè, est de partager avec la population béninoise les sculptures, les peintures, les installations qui sont inspirées de la nature. « Cette forêt est si riche et les artistes prennent les ressources de la forêt, les matières avec lesquelles nous créons, bois, feuilles, branches… nous les artistes citoyens essayons de donner de la valeur à cela. C’est une découverte. On sort des lieux clos, les lieux standards d’exposition. L’art vit au jour le jour et cet art, nous voulons le partager avec nos populations », laisse entendre Dominique Zinkpè.

    Au nom des artistes, le doyen Gratien Zossou a félicité son frère Dominique Zinkpè. « Il a le don de rassembler. Il nous a rassemblés autour d’une idée incroyable. Bientôt la fête des Vodoun. Nos forêts ne vont pas brûler comme en Europe. Dans cette forêt classée, il y a la paix, l’inspiration, les retrouvailles, il y a les autorités et les créateurs. Parmi les créateurs, il y en a de plus connus, de moins connus mais ils sont formidables. Je me vois tout petit parmi ces jeunes qui font des choses fantastiques », a souligné l’artiste plasticien Gratien Zossou. Son souhait est que le ministre Jean-Michel Abimbola et même le chef de l’Etat Patrice Talon viennent leur rendre visite dans la forêt classée de Pahou.

    Directrice déléguée de l’Institut français, Fabienne Bidou a remercié Dominique Zinkpè pour avoir eu l’idée de renouer avec ce lien qu’on perd de plus en plus, le lien avec la nature. « Comment ne pas être séduit et mettre nos moyens au service des artistes ? Tu es quelqu’un qui sait vraiment emporter l’adhésion collective et qui met beaucoup d’énergie à défendre ta communauté artistique. Je salue cet engagement. C’est pour cela que tant d’artistes ont cru en ton projet. Au-delà de l’immense artiste que tu es, merci pour cette générosité et l’énergie que tu mets dans ces projets-là », laisse entendre Fabienne Bidou.

    Le représentant du ministre du tourisme, des arts et de la culture, le directeur de cabinet Eric Totah a, quant à lui, souligné que c’est un projet qui participe de l’animation des territoires avec une immersion d’artistes plasticiens dans la forêt classée de Pahou pour une créativité en harmonie avec la nature. « L’objectif, c’est de recréer à partir d’une inspiration liée au cosmique le monde tel qu’il nous est donné à le sentir, à le toucher, le percevoir afin d’en utiliser les ressources de manière juste et équitable. N.ART.UREL est une fusion unique entre l’art et la nature », a dit Eric Totah.

    Ce défi relevé, Dominique Zinkpè envisage déjà apporter l’art sur le village lacustre de Ganvié. « Nous voulons rendre l’art accessible. On a fait la rue, on a fait la forêt, on ira prochainement sur le village lacustre à Ganvié pour exposer. On va découvrir l’art au Bénin, sur la terre aussi bien sur l’eau », s’est-il lancé comme challenge.

    B.H