L’Assemblée nationale a refermé avec brio une nouvelle séquence de son mandat. En témoigne le deuxième rapport d’activité présenté ce jour par le président de l’institution, le Professeur Joseph Djogbenou. Couvrant la période du 22 avril au 30 septembre 2026, ce bilan met en lumière une vitalité parlementaire remarquable, marquée par un travail législatif intense, une rigueur exemplaire dans la gouvernance et une vision résolument tournée vers l’avenir.
Un bilan législatif et institutionnel salué
Malgré un laps de temps restreint depuis le premier exercice de redevabilité, la 10e législature a fait preuve d’une productivité impressionnante. Fidèles à leur mission constitutionnelle, les députés ont multiplié les efforts pour doter le pays de textes majeurs.
Parmi les grandes avancées de cette session, l’on retient l’adoption de lois d’une importance capitale renforçant la conformité du cadre juridique national aux standards internationaux. Que ce soit dans les domaines de l’environnement, de la gestion des forêts et de la faune, de la répression du faux monnayage, ou encore dans la consolidation de la cohérence institutionnelle, le Parlement a su répondre aux aspirations profondes des concitoyens.
Cette rigueur s’est également illustrée au plan budgétaire, avec l’adoption, le 9 septembre 2026, de la résolution portant budget de l’Assemblée nationale pour la gestion 2027, arrêté à plus de 31,6 milliards de francs, garantissant ainsi les moyens de son autonomie et de son efficacité.
Une gouvernance participative et un contrôle renforcé
Le rapport met en exergue l’assiduité et l’engagement des élus à travers les chiffres éloquents des organes de direction : un taux moyen de participation de 96,8 % au sein du Bureau de l’Assemblée nationale et de 90,47 % à la Conférence des présidents. Une telle mobilisation témoigne du sens élevé du devoir et du patriotisme qui animent les députés.
Dans le même élan, l’institution a réaffirmé sa volonté d’exercer pleinement son rôle de contre-pouvoir et de gardienne de la redevabilité. L’annonce forte de consacrer au moins deux séances par mois à l’examen des questions adressées au gouvernement illustre à souhait la vitalité de ce contrôle parlementaire.
Vers une Assemblée nationale moderne, digitale et avant-gardiste
Au-delà des lois, la 10e législature se distingue par sa volonté de se réinventer de l’intérieur. L’audit mené récemment sur les ressources humaines ouvre la voie à une stratégie prospective et pluriannuelle à l’horizon 2027-2031, taillée sur mesure pour répondre aux défis des métiers de demain.
L’institution fait le pari de l’excellence à travers la digitalisation des procédures administratives et législatives et l’introduction raisonnée de l’intelligence artificielle. Couplée à la perspective réjouissante de l’emménagement prochain dans le nouveau siège Horizon 2027 – qui viendra résoudre définitivement les contraintes d’infrastructures –, l’Assemblée nationale se positionne résolument comme un parlement moderne et performant.
Un succès collectif
En conclusion, ce rapport d’activité n’est pas seulement celui de l’institution ; c’est le triomphe d’un travail d’équipe. Le président Djogbenou n’a pas manqué de saluer chaleureusement l’assiduité et la ponctualité des parlementaires, l’engagement indéfectible du personnel civil et militaire, ainsi que le rôle précieux de la presse, véritable courroie de transmission entre l’institution et le peuple.
Sous la houlette de sa 10e législature, le Parlement confirme qu’il demeure le temple par excellence du débat démocratique, de l’innovation et du service désintéressé de la nation.



