À l’Assemblée nationale, Wallys Zoumarou a rejeté une nomination qui lui était proposée. Un geste qui a surpris jusque dans les rangs de la Mouvance présidentielle et qui relance le débat sur les méthodes de gestion interne de la majorité.

En temps normal, une nomination au Parlement est vécue comme une promotion, une marque de confiance. La refuser, c’est envoyer un message. Et le message de Wallys Zoumarou est clair. Il ne s’agit pas d’un simple caprice, mais d’un acte politique qui mérite d’être décrypté.

La première interrogation est celle de la consultation. A-t-il été consulté en amont ? Dans les couloirs de l’hémicycle, plusieurs sources affirment que non. Le nom de l’élu aurait circulé sans que l’intéressé ne soit associé à la décision. Une méthode qui, si elle est avérée, trahit un déficit de dialogue au sein même de la majorité.

Pourquoi ne l’a-t-on pas fait ? Est-ce un oubli, ou la preuve que les équilibres internes sont perturbés  ? Cette question gêne, car la Mouvance a toujours revendiqué la concertation comme mode de gouvernance.

Une nomination-consolation ?

Seconde interrogation, plus sensible. Était-il devenu exigeant au point où l’on a songé à cette nomination pour le consoler ? Wallys Zoumarou est connu pour être un parlementaire qui prend position, qui n’hésite pas à dire ce qu’il pense en commission et parfois en plénière.

Dans un contexte où la Mouvance doit gérer les frustrations liées au partage des postes après les législatives de 2026, certains observateurs voient dans cette nomination une tentative de recaser un élu jugé trop bruyant. En refusant, Zoumarou déjoue le piège et affirme son indépendance.

Quelles implications pour la Mouvance ?

Au-delà du cas Zoumarou, c’est la solidité de la Mouvance qui est interrogée. Le rejet public d’une nomination est un précédent. Il montre qu’il existe au sein de la majorité des lignes de fracture que les nominations de Joseph Djogbénou ne suffisent pas à colmater.

Si un député peut dire non à la direction de son propre camp, combien d’autres le pensent tout bas ?  La Mouvance va devoir apprendre à mieux consulter, mieux écouter et mieux associer.

Le silence de la présidence de l’Assemblée sur ce dossier est pour l’instant total. Mais le malaise, lui, est bien réel.

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