Il a été procédé au lancement, dans un hôtel de la ville de Djougou, dans le département de la Donga, d’un atelier de  renforcement de capacités des journalistes et blogueurs sur la vérification des faits, au journalisme éthique sur l’extrémisme violent et à la lutte contre le discours de haine. Cette activité, est une initiative du projet régional de prévention et de réponse à l’extrémisme violent dans le corridor Atlantique, conduit par le  Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD)  en partenariat avec le ministère béninois de l’intérieur et de la sécurité publique. L’activité est financée par et l’Ambassade du Danemark au Bénin et la Norvège. La cérémonie de lancement a été ponctuée par trois allocutions.

L’objectif général de cette activité est de renforcer les capacités des journalistes et blogueurs des zones sensibles (nord du Bénin) afin qu’ils contribuent activement à la prévention de l’extrémisme violent par une information fiable au service de la cohésion sociale et respectueuse des droits humains. De façon spécifique, il sera procédé pendant les 4 jours, à la formation de 50 journalistes et blogueurs aux techniques de vérification des faits, l’identification des discours de haine et à la production de contre discours ; à la sensibilisation des professionnels des médias sur les enjeux déontologiques  et éthiques liés à la couverture médiatique de l’extrémisme violent et des opérations sécuritaires ; au renforcement de capacités des participants pour la production et la diffusion de contenus pour le renforcement de la cohésion sociale pour une paix durable et à la  création d’ un réseau de journalistes  et blogueurs engagés pour la paix, avec des mécanismes d’échange et de suivi.

Procédant au lancement des travaux de l’atelier, Louis Topanou, contrôleur général de police et secrétaire permanent par intérim de la commission nationale de lutte contre la radicalisation l’extrémisme violent et le terrorisme , a indiqué que la vérification des faits est un défi crucial, pour les journalistes et blogueurs, à l’ère du numérique. Car, la plume et le micro constituent une arme à double tranchant. C’est pourquoi, il a trouvé que l’activité de renforcement permettra de donner, des outils nécessaires aux journalistes et blogueurs afin de débusquer le faux. A cet effet, il a exhorté les journalistes et les blogueurs à prêter une oreille attentive aux différentes communications qui seront présentées au cours des quatre jours de formation.

Le commissaire principal de police Bariou Fatoumbi, représentant du directeur départemental de la police républicaine de la Donga, a salué la tenue de la formation des journalistes. Pour lui, la responsabilité des journalistes est de veiller à la véracité des informations. Pour cette raison, il a exhorté les journalistes à faire preuve de discernement dans le traitement de l’information en matière de l’extrémisme violent. Il a invité, les journalistes et blogueurs à mettre en pratique, les acquis de la formation.

Dr Sakinatou Bello, coordonnatrice du projet régional de prévention et de réponse à l’extrémisme violent dans le corridor Atlantique, a remercié les participants pour leur disponibilité, avant de situer le contexte de la tenue de cette formation. Elle a indiqué que, pendant 4 jours, les journalistes et blogueurs seront outillés sur la vérification des faits afin de donner des informations qui vont contribuer à la cohésion sociale et le vivre ensemble.

Elle a invité, les journalistes et blogueurs, à une participation active aux travaux et n’a pas manquer de rappeler que, entre 2024 et 2025, le Pnud avait déjà formé une centaine de journalistes sur le traitement de l’information liée à l’extrémisme violent.

Comme résultats attendus à l’issue de cette formation, 50 professionnels des médias et blogueurs maîtrisent les outils de fact-checking et produisent des contenus vérifiés.

Il est à noter que, plusieurs communications sont prévues. Il s’agit des communications sur les thématiques, telles que : la contribution du PNUD à la prévention de l’extrémisme violent ; les concepts clés, radicalisation, discours de haine, désinformation ;  analyse des mécanismes de propagande extrémiste ; outils numériques de vérification ; déontologie protection des sources, respect des victimes, éviter la stigmatisation ; traitement des informations sensibles ; prévention des biais de confirmation.

Albérique Martial HOUNDJO

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici