Réunis jeudi 8 octobre 2026 à Cotonou dans le cadre de la Conférence des directeurs des systèmes d’information (Cdsi), du mois d’octobre, les acteurs du numérique ont échangé sur les prochaines étapes de la transformation digitale au Bénin. Accélération des solutions, développement des compétences locales et maîtrise des risques liés à l’Intelligence artificielle (IA) ont marqué les échanges.
À l’ouverture des travaux, Arcadius Tchokpodo a appelé les acteurs du numérique à unir davantage leurs compétences pour accompagner cette nouvelle ambition. Il a surtout insisté sur la nécessité de renforcer la collaboration entre les différents acteurs du numérique. Son interrogation : comment unir les compétences et les idées pour atteindre un objectif commun, celui d’améliorer le quotidien du citoyen, qu’il se trouve au Bénin ou à l’étranger ?
Le ministre de la Transformation digitale et de l’innovation, en charge de la stratégie nationale d’intelligence artificielle, Mahuna Akplogan, veut désormais franchir une nouvelle étape après la dématérialisation de nombreux services publics. L’objectif est de rendre le numérique plus simple et accessible aux usagers, notamment aux agriculteurs, aux patients et aux populations utilisant les langues nationales. Il mise également sur l’expérimentation et le développement de solutions avec les jeunes talents béninois. L’Intelligence artificielle devra contribuer à cette accélération.
Mais aller vite ne signifie pas négliger les risques. Kévin Afouda, directeur de l’Agence des systèmes d’information et du numérique (Asin), a présenté le Référentiel national de cybersécurité des systèmes d’Intelligence artificielle (Rncs-IA). L’outil doit permettre de classifier les risques, de renforcer la protection des données et de clarifier les responsabilités liées aux systèmes d’IA.
Pour les usages quotidiens de l’IA, trois réflexes sont préconisés : protéger, vérifier et responsabiliser. « L’IA propose et l’agent vérifie », a résumé Kévin Afouda. Et, au-delà des solutions technologiques, la finalité reste l’amélioration du service public. « Ce n’est pas une question de solution, c’est une question de satisfaction », a résumé le ministre Mahuna Akplogan.
Fifonsi Cyrience KOUGNANDE



