En marge de la Journée mondiale contre la rage, l’Association béninoise de la lutte contre la rage (ABL-Rage) et le Rotary Club Cotonou Le Nautile ont organisé une campagne de sensibilisation et de vaccination canine ce samedi ce samedi 26 septembre 2026 au Collège Martin Luther King de Mènontin.
Dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre la rage, le Rotary Club Cotonou Le Nautile et l’ABL-Rage ont réédité leur campagne conjointe organisée chaque année. La journée a démarré par la remise à l’ABL-Rage par le Président du Rotary Club de Cotonou le Nautile, de 10 doses de vaccin humain, de 2 sérums humains pour la prise en charge de personnes mordues par des animaux enragés ainsi que de 100 doses de vaccin pour les animaux. Elle s’est ensuite poursuivie par la sensibilisation des élèves et des enseignants, suivie de la vaccination gratuite des chiens et des chats. Au cours de son intervention, le président de l’ABL-Rage, le professeur Abdoul Rahmann Aguèmon, a détaillé le mécanisme du virus et son incubation. Il a rappelé que les chiens, les chats et les singes sont les vecteurs de cette maladie dont le taux de létalité atteint 100 % après la manifestation des premiers symptômes. « La rage est la seule maladie dont le seul traitement est préventif », a affirmé l’intervenant. Il a précisé que le virus pénètre le corps par morsure, griffure ou léchage d’une plaie, puis chemine le long des nerfs jusqu’au cerveau. En cas de morsure, le professeur recommande de laver la plaie à l’eau et au savon pendant 15 minutes avant d’aller dans un centre de santé. Ensuite, le président du Rotary Club Cotonou Le Nautile, Norbert Vodjo ADOKPOSSOU, a présenté la démarche du club. Il a précisé que l’acte vaccinal de ce jour est gratuit parce que le Club a acheté les doses de vaccin et les a mis à la disposition de l’ABL-Rage dans le cadre de cette commémoration, car le Rotary est une organisation à but non lucratif. Il a noté que si les propriétaires de chiens de race vaccinent leurs animaux, ceux possédant des chiens locaux le font moins systématiquement. « Notre activité c’est de limiter au moins ce fléau, faire vacciner les animaux », a-t-il déclaré. Il a expliqué que la campagne change de site chaque année, citant les éditions précédentes à Hévié, Calavi ou Fidjrossè. « Si c’était qu’on avait plus de moyens, on pouvait le faire dans la même journée, dans presque tous les départements. Mais nous faisons selon nos moyens disponibles », a-t-il indiqué. Inès da-Costa, une habitante du quartier venue faire vacciner son animal, a témoigné qu’une vendeuse ambulante l’avait informée de l’événement. « Le chien est un animal domestique. Il est souvent avec moi à la maison et il est au contact de plusieurs personnes », a-t-elle indiqué. Elle a rappelé que les chiens peuvent s’enfuir, contracter le virus et le transmettre aux familles. Ainsi, la journée s’est achevée avec l’administration des vaccins antirabiques aux animaux apportés par les riverains.



