Moins de deux mois après l’installation de la 8ᵉ mandature, le Conseil économique et social (CES) s’acquitte de l’une des obligations majeures qui lui sont assignées par sa nouvelle loi organique. Réunis en session ordinaire, les Conseillers nationaux ont adopté à l’unanimité, ce jeudi 17 septembre 2026, le rapport de l’Institution sur l’état économique et social du Bénin. Le document sera présenté au Gouvernement, conformément aux dispositions légales.

La Loi n° 2026-13 du 31 juillet 2026, modifiant la Loi n° 2024-26 du 17 juillet 2024 portant loi organique sur le Conseil économique et social, telle que modifiée par la Loi n° 2026-04 du 16 mars 2026, prévoit qu’en septembre de chaque année, le Président du CES présente au Gouvernement un rapport sur l’état économique et social du pays.

Ce document met notamment en lumière les avis de l’Institution ainsi que ses recommandations sur des questions d’ordre économique, social, environnemental, éducatif, scientifique, artistique, culturel, touristique et de formation technique et professionnelle.

Pour le Président du CES, Abdoulaye BIO TCHANÉ, cette obligation légale devait être pleinement assumée, en dépit du contexte particulier de cette année. Installée seulement deux mois avant l’échéance légale, la 8ᵉ mandature a néanmoins fait le choix de respecter le rendez-vous institutionnel fixé par la loi.

C’est dans cette perspective que l’examen, l’adoption et la présentation au Gouvernement du rapport sur l’état économique et social du Bénin ont été inscrits à l’ordre du jour de la deuxième session ordinaire de l’Institution.

Un examen approfondi en commission

Avant son adoption en plénière, le projet de rapport a fait l’objet d’un examen approfondi en commission. Les Conseillers nationaux du CES ont consacré une séance de travail à l’analyse du document, sous l’égide du Président de la Commission de l’Éducation, des Affaires sociales, de la Solidarité et de la Cohésion nationale, Razaki Amouda ISSIFOU.

La séance a réuni les Conseillers nationaux ainsi que des cadres techniques de l’Institution. Les travaux ont permis d’examiner les différentes parties du document, d’approfondir certaines analyses, d’enrichir les développements et de formuler des observations destinées à renforcer sa pertinence.

Au cœur des échanges figurait une préoccupation majeure : mieux mettre en relation les performances économiques du pays, telles qu’elles ressortent des principaux indicateurs macroéconomiques, avec les réalités sociales et économiques vécues au quotidien par les populations.

Les Conseillers ont notamment confronté les données statistiques disponibles avec leurs observations et les préoccupations recueillies dans leurs différents domaines de compétence. Cette démarche a permis d’apporter des éclairages complémentaires sur les progrès enregistrés, mais également sur les contraintes persistantes et les disparités qui continuent de caractériser la situation économique et sociale du Bénin.

L’ambition est ainsi de faire du rapport du CES, non pas un simple état des lieux statistique, mais un véritable instrument d’analyse et d’aide à la décision, susceptible d’éclairer les pouvoirs publics sur les enjeux économiques et sociaux auxquels le pays doit faire face.

Un rapport adopté à l’unanimité

Après la présentation des grandes lignes du projet de rapport aux Conseillers nationaux et la poursuite des discussions en commission au deuxième jour de la session, le document a été soumis à l’examen et au vote de la plénière ce jeudi 17 septembre, troisième jour des travaux.

À l’issue des échanges, le rapport sur l’état économique et social du Bénin a été adopté à l’unanimité des Conseillers nationaux.

Cette adoption permet au Conseil économique et social de respecter le rendez-vous fixé par la loi organique, malgré le délai particulièrement court dont disposait la 8ᵉ mandature pour conduire cet exercice.

Conformément aux dispositions légales, le rapport sera présenté au Gouvernement en Conseil des ministres extraordinaire.

À travers cet exercice, le Conseil économique et social entend pleinement jouer son rôle d’Institution consultative et contribuer, par ses analyses et ses recommandations, à l’éclairage de l’action publique et à une meilleure prise en compte des réalités économiques et sociales du pays.

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