Du 24 au 28 août 2026, Cotonou accueille une formation regionale consacrée à l’outil diagnostique d’évaluation des administrations fiscales (TADAT) du FMIWATAF. Une initiative qui vise l’excellence fiscale en Afrique de l’Ouest. Les travaux ont été officiellement lancés par le Ministre délégué auprès du Ministre de l’Économie et des Finances, chargé des Finances et de la Microfinance,  Nicolas Yénoussi.

Le présent atelier, organisé sous l’égide du WATAF-FAFOA avec l’appui technique des experts du Fonds Monétaire International (FMI), mobilise des délégués et cadres des administrations fiscales francophones, en présentiel comme en ligne. A en croire, le ministre Nicolas Yénoussi, le TADAT se veut un instrument de diagnostic de référence internationale permettant d’évaluer objectivement l’efficacité des administrations fiscales à travers neuf domaines clés notamment la gestion du fichier des contribuables et des risques de conformité,  l’efficacité des processus de recouvrement et de gestion du contentieux, la redevabilité, la transparence et l’intégrité institutionnelle. Selon ses propos, le TADAT est un véritable outil de pilotage stratégique, qui permet à chaque administration de savoir précisément où elle se situe, et surtout, ce qu’il lui reste à accomplir.

A l’occasion, le modèle béninois a été au coeur des échanges. Fort d’une trajectoire économique rigoureuse marquée par la digitalisation des procédures fiscales, l’élargissement de l’assiette de l’impôt et la sécurisation des recettes publiques, le pays s’impose durablement comme un modèle de bonne gouvernance financière dans la sous-région.

Pour le ministre Nicolas Yénoussi, ces performances découlent d’une volonté constante d’aligner l’administration sur les plus hauts standards internationaux.

La présente formation devra donc permettre de mesurer objectivement les acquis et bâtir des stratégies fondées sur des données probantes, tout en préparant de nouveaux experts certifiés capables de porter l’expertise africaine au-delà des frontières nationales. Il s’est, par ailleurs, acquitté d’un devoir de reconnaissance à l’endroit du FMI et du WATAF pour leur engagement sans cesse, renouvelé. Il a également insisté sur la mutualisation des bonnes pratiques comme le socle incontournable d’une souveraineté financière durable.

M.M

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