Dans les rues de Parakou, les habitants ont eu la surprise de rencontrer le président de la République, en plein jogging matinal. C’était il y a quelques jours. De retour de la Gaani, Romuald Wadagni a pris son temps dans la capitale du septentrion pour sentir les gens ordinaires, ceux qui se lèvent tôt, se couchent tard, sans savoir s’il seront à nouveau sur pied le jour d’après.
Ce style présidentiel devrait rassurer ceux qui redoutaient l’apathie d’un homme habitué aux chiffres et aux PowerPoint. Excellente opération donc ! Le grand motif de frustration d’un souffrant, c’est le sentiment que ses douleurs ne font écho nulle part. Une oreille disponible, un signe d’humanité, ça peut compter autant que le bitumage d’une rue.
Tiburce


