Une affaire présumée de prélèvements sur les primes des enseignants mobilisés pour le Certificat d’études primaires (Cep) 2026 secoue la Direction des examens et concours (Dec). Dix responsables sont poursuivis dans ce dossier, dont huit ont déjà été déférés devant le parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet).

L’affaire prend sa source dans des plaintes et signalements d’enseignants ayant participé à la surveillance des épreuves du CEP 2026. Selon les premiers éléments communiqués par la Police républicaine, certains surveillants auraient été contraints de reverser une partie importante de la prime qui leur était destinée. La prime prévue pour les superviseurs était de 200 000 F Cfa. Mais dans certains cas, les prélèvements présumés auraient atteint 160 000 F Cfa, laissant seulement 40 000 F Cfa à l’enseignant concerné.

Un système présumé organisé

D’après les informations révélées par la Police républicaine, le mécanisme aurait reposé sur un système de recommandations permettant à certains responsables de la Dec de faire inscrire des personnes de leur choix sur les listes des surveillants. Chaque responsable aurait ainsi pu proposer plusieurs noms.

Une fois retenus pour la surveillance, certains enseignants auraient été invités à reverser une partie de leur prime. Ceux qui auraient refusé de se soumettre à ces prélèvements présumés auraient, dans certains cas, fait l’objet de pressions ou de menaces liées à leur situation professionnelle.

Dix responsables dans le viseur de la justice

Au total, dix responsables de la Dec sont concernés par la procédure. Huit d’entre eux ont déjà été déférés devant le parquet spécial de la Criet. Les investigations judiciaires se poursuivent afin d’établir le degré d’implication de chacun et de déterminer l’étendue des responsabilités.

Fifonsi Cyrience KOUGNANDE 

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